Le temps d'un tango

Fanfiction par V. Gomez et A. Conroy

11 décembre 980

Au matin, quand Fred ouvrit les yeux, elle était assise à côté de lui, lui servant à l’évidence d’oreiller alors qu’il avait sa tête sur son ventre. Elle caressait doucement ses cheveux courts, elle souriait doucement, mais elle avait les yeux de quelqu’un qui s’était levée trop tôt et qui avait pleuré. Fred lui fit un sourire qui avait une certaine finalité en soi.

Ça ne va pas, n’est-ce pas ? demanda-t-il doucement, sans bouger d’un pouce.

Elle se pencha pour venir poser son front contre sa tempe, roulée sur elle-même, mais continuant à caresser ses cheveux.

Je suis tellement désolée… avoua-t-elle dans un murmure.

Elle tourna la tête pour glisser son front contre le sien.

Les souvenirs… j’ai mal, Fred. Tellement mal…

Fred lui sourit.

Je ne suis pas désolé, moi, ma toute belle. C’était… indescriptible. Mais c’était comme… je ne sais pas, comme si ce n’était pas utile de faire ça pour que je sois avec toi, tu vois ?

Il les fit bouger pour qu’elle soit allongée à nouveau contre lui, toujours front contre front, leur nudité n’ayant alors aucune connotation charnelle.

Si j’avais été Noble, Célia, je pense que j’aurais été ta seconde Âme. On ne fait pas plus fusionnel, je n’ai pas besoin d’être plus fusionnel avec toi. Pas des frères et sœurs, pas des amants, autre chose que des amis… juste toi et moi, pas besoin de mettre un mot dessus.

Elle avait les yeux levés vers lui, et elle l’écoutait sans pouvoir dire un mot. Mais ça lui fit tellement de bien qu’elle en eut à nouveau les larmes aux yeux. Elle prit son visage entre ses mains et enfouit son visage sous son menton, le nez contre son cou.

Je ne suis pas prête à… me donner à nouveau. J’ai cru que j’en était capable. Mais ce matin, j’étais au bord de la panique. J’ai failli partir sans me retourner…

Elle cacha un peu plus son visage, comme honteuse.

– … si ça n’avait pas été toi, je serai partie… J’aurai tout laissé derrière moi et je serai partie. Mais voilà. C’était toi dans ce lit… Mon Frédéric, mon autre avec qui je panse mes plaies. Avec qui je réapprends à vivre… A aimer.

Fred lui caressa le dos.

Et je serai toujours là quand tu auras besoin de moi, Célia. Même si tu as besoin de partir pour souffler un peu, je ne t’en voudrai pas. Je ne t’en aurais pas voulu. Et je serai là quand tu reviendras.

Elle soupira mais sortit son nez de sa cachette.

Comment fais-tu pour être aussi adorable quoiqu’il arrive ? Hein ?

Elle se laissa enfin retomber sur le lit, plus détendue et le regardant avec tendresse.

Tu n’es peut-être pas Noble de sang, mais tu vaux tellement plus qu’eux tous réunis… Si je pouvais, je t’anoblirais sur le champ, rien que pour le principe. En Héros ou en Chevalier. Oui, en Chevalier ! Tu serais mon Chevalier ! Comme dans les contes qui font rêver les petites filles.
Brrr, tu vas me faire frissonner. Moi ?! Noble ?! rit-il, non, je suis très heureux en étant l’unique Khyan des Aigles.

C’eut le mérite de faire rire aussi Célia, même si ce n’était qu’un petit rire timide.

Le meilleur des Aigles, si tu veux mon avis. Même si je tiens à dire qu’en tir, je reste la meilleure !
Y’a pas de compét’, je réussirai sans doute jamais ton coup de la stel au fusil. Mais je suis le plus sexy de l’unité !

Célia lui déposa un baiser sur le bout du nez.

Ça, c’est une évidence. Même si tu n’as pas ma chute de reins, mon petit Fred.

Il prit un air rêveur.

Çaaaa…

Il se lova contre elle.

Je t’aime, dit-il simplement.

Ce n’était pas les rares “je t’aime” de Sean, ce n’était pas non plus ceux d’un amant ou ceux pleins de tendresse de Nathan, c’était une nouvelle façon de dire ces mots qui n’appartiendrait jamais qu’à eux.

Je t’aime aussi, répondit-elle avec cette même simplicité brodée de tendresse, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

Elle se laissa ensuite bercée par sa respiration, fermant les yeux sans vouloir dormir, juste pour savourer l’instant. Fred se rendormit, lui, la serrant contre lui. Et ce, jusqu’à ce qu’il se réveille à nouveau, un peu plus tard, et commande leur désormais traditionnel petit-déjeuner/déjeuner gargantuesque.

Après une douche qui utilisa autant d’eau qu’un bain, Célia avait commencé à manger sans beaucoup de conviction, mais au fur et à mesure du brunch, son appétit était revenu et elle dévora une part tout à fait honorable de ce qu’il y avait sur la table, volant les fruits de Fred qui n’y toucherait pas de toute façon. Rassasiée, elle s’était levée pour venir s’asseoir sur ses genoux, profitant encore un peu de son contact et des câlins, quand elle savait déjà que faire ça au camp allait délier un peu trop les langues.

Alors, on fait quoi cet après-midi ? On doit se montrer un peu, non ? 

Ouaip, confirma Fred, on doit. Et il faut sûrement s’attendre à une surveillance discrète mais présente. Bien plus de miliciens et de soldats dans les rues, au moins.

Il s’étira.

– Ça serait peut-être bien de croiser “par hasard” d’autres invités d’hier, pour montrer à quel point nous sommes choqués…

Elle termina son café et se leva.

Je vais aller m’habiller alors. Ça paraîtra bizarre qu’on ne soit pas curieux d’en savoir plus sur les événements. Et j’ai envie de prendre l’air de toute façon. Il fait terriblement doux et beau pour la saison.

Elle prit de quoi s’exécuter dans les sacs et rejoignit la salle de bain. Elle en ressortit assez vite, habillée d’un pantalon cette fois, d’un petit pull cintré, les cheveux attachés en une simple queue de cheval qui laissait de courtes mèches brunes onduler à souhait. Elle enfila ensuite sa traditionnelle paire de chaussures à talon. Fred fila sous la douche et ressortit vêtu d’un pantalon noir, d’une chemise grise et d’un pull sans manche rétro, très en vogue chez les Shaïness de la Cité de Nacre. A ses yeux, leurs tenues respectives étaient totalement démodées.

Mon chapeau de cow-boy me maaanque, rit-il.

Célia s’approcha de lui et ajusta un peu le col de sa chemise, plus par envie que par nécessité.

Nous ne sommes pas dans le bon pays pour ton chapeau.

Elle faillit dire qu’ils auraient dû aller à Eden pour ça, mais se retint. Eden était trop lié à Sean dans son cœur. Elle en eut encore cette ombre de tristesse au fond des yeux, pensant à une certaine île qui ne serait jamais habitée. Elle se recula pour aller attraper son manteau. Fred eut un petit soupir en voyant cette ombre mais passa aussi sa veste puis glissa un bras autour de la taille de l’Elam Evir avant de quitter l’hôtel.

Ils s’assurèrent bien d’être vus et entendus, de lever tous les soupçons possibles. Après une longue discussion “potins”, Fred attira Célia jusqu’à une boulangerie réputée. La mission, c’était bien, mais il avait la dalle !

Après tout ce qu’on a déjeuné, tu trouves encore le moyen d’avoir faim ?

Célia en avait les yeux ronds de surprise. Mais elle devait avouer que les odeurs provenant de la boulangerie étaient juste indécentes. C’était l’avis de bien des gens, et d’ailleurs, le couple manqua de rentrer dans un visiteur inattentif. Un petit garçon de six ou sept ans, châtain, leva ses yeux bleus rieurs vers les deux jeunes gens, avec un grand sourire.

Pardon je ne vous avais pas vus.

Ses yeux s’écarquillèrent un peu et son sourire s’agrandit.

Tiens, mademoiselle, je ne pensais pas vous voir encore. Vous venez goûter les gâteaux de L’allié ? Vous avez raison, c’est les meiiiiiilleurs du monde !

Il en tenait d’ailleurs une dans chaque main et avait le museau tout marmousé de sucre. Il en enfourna une entière pour prendre la main de Célia et la tira avec lui.

Viens, viens, je te montre !

Fred écarquilla grand les yeux et regarda Célia. C’était le gamin qui l’avait vue ?! Ils devaient filer, là, non ?

Coralie ? demanda-t-il de sa voix la plus calme possible.

Mais Célia semblait tout à fait sereine et souriante, se laissant entraîner par le petit garçon.

Viens donc, Zack, je suis sûre que ce charmant bonhomme a raison. Ça sent trop bon pour se tromper.

Puis elle se tourna vers le jeune Acäcio et s’attarda à observer sa bouille d’ange. Lui venait de se rendre compte que Célia n’était pas seule et faisait la moue.

C’est qui, le vieux monsieur avec toi, dis ? demanda-t-il.

Fred s’en étouffait.

Vieux ?? Vieux !? Je suis pas vieux, morveux !

Elle manqua de pouffer de rire en regardant vers Fred.

Et bien, tu vois, le monsieur, c’est mon mari, dit-elle en riant à moitié. On est venu à la boulangerie parce qu’il avait faim.

Le gamin se renfrogna un peu.

Ton mari ?

Il se retint de tirer la langue à Fred, mais ce fut juste.

Si, l’est vieux !! L’a au moins vingt ans !! Alors que mademoiselle, vous êtes jolie et gentille et trop jeune pour avoir un mari !!

Célia dut se mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire alors qu’elle tenait toujours sa petite main sans donner aucun indice laissant penser qu’elle voulait la lâcher. Surtout que son expression tendre pour ce petit bonhomme n’était absolument pas feinte.

C’est très gentil ce que tu dis, merci… Merci qui d’ailleurs ? Je ne connais même pas ton prénom en fait. Moi, c’est Coralie.

Elle devait admettre que mentir sur son prénom lui donna une petite pointe de scrupule. Le garçonnet retrouva son sourire, après un regard victorieux vers Fred. Aha, elle me donne la main, à moi, et pas toiiiii !!

Moi, c’est Mattias. Mais je préfère Matt.

Il soupira.

Mais personne ne m’appelle comme ça, ils disent que ça ne se fait pâââs, singea-t-il.

Fred envoya un regard noir au gamin et passa son bras autour de la taille de Célia. Eh toi ! Mais Célia glissa de l’étreinte et s’agenouilla devant le garçon et le regarda bien en face.

Moi, je veux bien t’appeler Matt si tu veux.

Matt renvoya un regard noir, mais noiiiiiiir à Fred, d’abord, puis un air d’ange à Célia.

C’est vrai ?? Ouais !!

Il se mordit les lèvres.

Pardon, je voulais dire, ce serait gent… Aimable, mademoiselle Coralie. Tu aimes les gâteaux aux amandes ??

Il la tira de nouveau avec lui, mais Fred eut droit, dans le dos de Célia, à un tirage de langue, un air victorieux et un sourire en coin. Et toc toi même !

Célia eut une expression étrange, terriblement douloureuse derrière son large sourire. Elle regardait le petit garçon, le suivait, mais Fred put comprendre tout à coup que ce n’était pas Matt qu’elle voyait derrière les grands yeux gris-bleus du petit garçon. Et pourtant, elle donnait l’impression de vouloir que la rencontre se prolonge.

J’adore les gâteaux aux amandes, dit-elle avec une voix douce. Et les hjortebakkels trempés dans du chocolat chaud !

Les yeux de Matt brillèrent.

Ouiiiiiiiiii, c’est booon, çaaaaaaaaa !

Il soupira.

Mais à la maison, on n’en a presque jamais, et quand la cuisinière en fait, c’est pour les grands. Même Aïmon et William n’en ont pas ! Mais tu sais, moi, je préfère encore les souchkas. Ou les mille-feuillEUAAAAh !!

Fred avait abandonné sa dispute puérile avec un enfant qui n’avait pas le quart de son âge pour faire sourire Célia. Il avait soulevé l’enfant sans prévenir, le collant sur ses épaules. Célia n’aurait jamais son petit Frédérique aux yeux bleus, mais il pouvait lui laisser avoir son rêve quelques instants.

Et des hjortebakkels pour tout le monde c’est moi qui payeeee !

Matt allait protester d’être soulevé comme un gamin, mais l’annonce de Fred le fit taire.

Oh ? Chouette ! Mais moi, madame de L’allié, elle ne me fait jamais payer.

Célia les observait sans plus dire un mot, ayant pris le bras de Fred avec ses doigts un peu crispés mais regardant Matt comme un vrai trésor.

Oui, mais cette fois, c’est nous qui te les offrons.

Elle fit un signe à la boulangère, la sans-doute Madame « de L’Allié ».

Et on va prendre des hjortebakkels, un gros chacun, six souchkas et trois mille-feuilles.

Elle regarda Fred.

Tu voudrais autre chose avec ça, darling ?

Matt en eut les yeux brillants, ce qui fit sourire la boulangère qui avait pris l’habitude de lui glisser des pâtisseries en douce, avant que les gardes ne l’attrapent pour le ramener à la maison.

Et de la limonaaaaaaade ?

Fred rit.

Je suis d’accord avec Matt. De la limonade !
Va pour la limonade alors, confirma Célia, amusée. Elle paya alors la commande et récupéra bientôt les paquets de papier contenant les pâtisseries et une grande bouteille en verre de limonade.

Matt était ra-vi, et c’était un euphémisme.

Y’a un joli coin, là bas, près des thuyas.

Là où des gardes arrivaient, avec une tête qu’il connaissait.

Maiiiiiis en fait, il y fait froid et de l’autre côté, c’est beaucoup mieux !!

Il allait être puni, il le savait. Mais s’il avait son mot à dire, ce serait après le goûter. Fred ricana.

Est-ce que tu fais l’école buissonnière, terreur ? demanda-t-il. C’est bien !

Oui, Fred avait été un élève brillant par son absence… Matt fit une moue.

Nnnnon, j’ai fini mes cours de la journée, mais j’ai pas le droit de me promener seul dans la ville.

Célia eut alors un air de conspiratrice alors qu’elle levait les yeux vers Fred et Matt.

Mais tu n’es pas tout seul, tu es avec nous. On va aller se cacher le temps de manger nos pâtisseries.

Elle lui fit un clin d’œil. Matt fit un grand sourire.

Alors faut tourner à gauche, là, pis courir un peu, et tourner à droite, descendre le talus, passer la haie, et ils nous trouverons pas !
Alors accroche-toi bien, Matt, lança Fred en ajustant sa posture. Coralie, le dernier arrivé n’a pas le dernier hjortebakkel !

Il s’élança alors, Matt toujours sur les épaules, pour le premier parkour de la vie du jeune Shaïness. Puis, quand ils arrivèrent dans la cachette de Matt, ils durent admettre que ce petit bonhomme avait du potentiel, parce qu’elle était parfaite. Du genre à resservir peut-être pour une prochaine mission… Mais en attendant, ils étaient à l’abri, hilares et installés en rond pour faire un sort à leurs achats de la boulangerie. Célia servit Matt en premier, lui tendant un mille-feuille.

Voilà, mon petit Matthew, régale-toi.

Matt prit le gâteau avec un rire ravi, les joues rouges de plaisir.

Merci !

Il mordit dedans à pleines dents, avec un plaisir manifeste.

Je cours pas aussi vite, d’habitude, j’ai pas toujours le temps de me cacher. Mais vous courez drôlement vite !!

Il regarda Célia.

Comment tu m’as appelé ?

Célia qui ouvrait la bouteille de limonade avec précaution, leva le nez.

Oh, oui. Pardon. Je t’ai appelé Matthew. C’est la version Shaïness de Mattias. Je trouve ça plus joli et plus agréable à dire.

Elle pointa un doigt et lui appuya sur le nez.

C’est mignon comme toi.

Matt rit et se frotta le nez, avant de venir faire un vrai câlin à Célia.

Merci beaucoup !!

Il se recula avec un air d’ange, assez proche du petit démon, tout de même.

Ma gouvernante dit que je suis insupportable, un vrai petit monstre. Mais y’a que Lizzie qui trouve grâce à ses yeux. Et Will, parce que c’est l’aîné, bien sûr.

Il avala un gâteau en deux coups de dents.

T’façon, je l’aime pas. Dis, tu n’as pas ton fusil, aujourd’hui ?

Célia mit un moment à revenir les deux pieds au sol. Elle regardait Matt, les bras encore écartés comme si elle ne savait pas quoi en faire, alors qu’elle avait encore l’impression de sentir les petits bras autour de son cou. Dans le genre gifle émotionnelle, le petit garçon venait de faire très fort sans le savoir. C’est au mot fusil, que Célia commença seulement à réagir et à comprendre qu’on lui parlait.

Hein ? Euh… non, pas aujourd’hui…

Fred soupira et posa sa main sur celle de Célia pour essayer de la réconforter.

Pas très discret, Matt, tu vois. Mais si tu veux…

Il sortit son arme virtuelle du holster plaqué dans son dos qui le cachait parfaitement.

Un peu moins grand, tout aussi bien.

Les yeux de Matt se mirent à briller.

Ooooooh !!

Il se mit juste devant Fred et regarda l’arme.

J’en ai jamais vu, des comme ça !! Il vient d’où ?

Fred, après s’être assuré que la sécurité était mise, lui laissa toucher l’arme.

Arme EV, Matt, rien à voir avec les médiévales, dit-il, détournant un peu la question.

A côté, Célia ne disait plus rien, regardant la scène avec ce fichu air mélancolique que Fred lui avait trop souvent vu. Mais contrairement à la période à Trapeglace, elle se ressaisit en inspirant profondément et elle se pencha vers Matt et le revolver.

C’est comme mon fusil, Matt, ce sont des armes Shaïness, du pays d’Eden. C’est là-bas qu’on les fabrique. Mais tu sais quand j’avais ton âge, j’avais une arme comme celles que tu connais. Mon père m’a appris à chasser avec un fusil comme ceux des gardes. C’est plus tard, quand j’ai montré que j’étais douée en tir que j’ai pu avoir un fusil Shaïness. On les appelle aussi fusils virtuels ou fusils EV.

Matt tenait l’arme avec quelque chose proche de la révérence, extatique, puis il le rendit à Fred.

Il est drôlement beau. À l’Académie, j’espère que je pourrai apprendre à tirer !!

Célia lui caressa la joue, ne résistant pas à ce geste affectueux.

Je suis sûre que tu trouveras un professeur pour t’apprendre. Mais choisis-en un bon ! Sinon, autant apprendre par toi-même.

Matt opina avec enthousiasme.

Oui !

Il mangea encore deux gâteaux, papota, et il fallut bien partir. Il guida les deux Quérulents dans la ville, jusqu’à ce qu’ils se repèrent.

Voilà, si vous descendez là, vous retournerez à la pâtisserie. Je peux vous montrer, si vous voulez…
IL EST LÀ !!
Ouuuuu pas, zut !

Quelques garde arrivaient, l’air pas très ravi, et Matt esquissa quelques pas en arrière.

Boooon bah je vous laisse, à un de ces quaaaaaatre !!

Il fila aussitôt à toute vitesse en riant, dans la direction inverse des gardes. Qui lui coururent après. En jurant. Célia regarda la scène, une main devant la bouche pour cacher son rire ou peut-être calmer ses émotions plus profondes.

Je te l’avais dit, Fred. Un sacré petit bonhomme… Bonne chance, Matthew. Peut-être à dans une autre vie.

Fred l’attira contre lui.

Oui, peut-être…

Ils regardèrent l’enfant partir, avant de rentrer et de préparer leurs bagages pour quitter la Cité de Nacre.

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4 Comments

  1. Il est attachant ce Matt ! Très belle image également, j’adore les émotions qui s’en dégagent. Merci pour ce chapitre que j’ai dévoré pour changer. ^^

    • Vyrhelle

      7 juin 2017 at 14 h 55 min

      Ravie que ça te plaise toujours autant. C’est encourageant, tu n’as pas idée. Et je peux spoiler un petit peu, on reverra Matt. Pas de suite, mais on le reverra…

  2. « Tu n’es peut-être pas Noble de sang, mais tu veux tellement plus qu’eux tous réunis » => « mais tu vaux  »

    Maaaaatttttt!!! Trop chou!! la tornade émotionnelle pour Célia!! <3
    L'image le rend très bien!!

    • Vyrhelle

      5 juin 2017 at 22 h 45 min

      J’ai pas mal galéré sur l’expression de Célia d’ailleurs… et la petite version ne lui fait pas honneur, elle est bien mieux en grand. La bouille de Matt aussi, mais bon XD
      C’est Céline qui a incarné Matt pour ce passage… elle est forte pour faire réagir les enfants et en RP, ça reste que c’est elle qui le joue adulte, mine de rien. Mais elle reste la meilleure pour les réactions d’enfants. On se demande bien pourquoi ? 😛

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