Le temps d'un tango

Fanfiction par V. Gomez et A. Conroy

18 Juin 982

Célia ouvrit les yeux et se redressa aussitôt d’un bond.

– Frédéric ! cria-t-elle avant même de réaliser où elle était.

Elle le regretta aussitôt en sentant des douleurs d’un peu partout lui tomber dessus. La tente de l’infirmerie du camp lui apparut alors seulement dans son intégralité : les lits alignés, le vert sombre de la toile de tente, l’odeur caractéristique de l’éther et du charbon froid du poêle à bois, Massis qui s’approchait… Fred dans un lit, entouré d’une bonne dizaine de machines et d’appareils en tout genre. Elle resta quelques secondes à le regarder, respirant par grandes inspirations et expirations, sous l’effet des douleurs et de la peur qui lui vrillait le ventre.

– Frédéric, marmonna-t-elle avec le visage plus défait que jamais.

Elle repoussa alors la couverture de sur ses jambes et tenta de se lever, sans le quitter des yeux. Elle ne réussit qu’à tituber jusqu’à lui, à venir assez près pour voir l’absence flagrante d’un bras à sa gauche, des brûlures, trop de blessures bandées… Des dizaines d’électrodes surveillant ses signes vitaux, un tube dans sa bouche pour qu’il respire, des cathéters dans sa main pour le maintenir nourri et hydraté, des poches sous les draps, un appareil de dialyse comme quand Nathan avait été empoisonné et pleins d’autres instruments dont elle ignorait le nom ou l’utilité. Tellement d’appareils… Massis posa sa main sur son épaule, la forçant à s’asseoir dans le lit tout proche.

– Célia…

Elle ne résista pas à cette simple force et elle se retrouva assise sur un lit vide, les bras ballants, la tête dodelinante, mais les yeux rivés sur son Khyan adoré. Elle finit par plonger son visage dans ses mains, continuant de le regarder à travers ses doigts. Horrifiée.

– Massis… Il… Il…

Elle n’arrivait même pas à lui poser cette question dont elle ne voulait pas entendre la réponse. Massis soupira, sentant les années et les échecs peser sur ses épaules.

– Je suis désolé, Célia. Entre l’explosion, le traumatisme crânien, l’intoxication au monoxyde de carbone…

Il secoua la tête.

– Il ne se réveillera pas.

Incapable de prononcer le moindre mot, de faire même le moindre mouvement, Célia fondit littéralement en larmes. Tétanisée par la peine, elle ne fit rien d’autre que pleurer en regardant le corps allongé pendant un très, très long moment. Massis la laissa bien sûr à sa peine, parti s’occuper d’autres patients pour lesquels il pouvait au moins se sentir utile, mais il finit par revenir vers elle et attirer son attention d’une autre main sur son épaule.

– Célia… tu es la seule personne qu’il ait notée dans son dossier… Il n’y a que toi qui…

Il serra le poing.

– Il n’y a que toi qui puisse décider d’éteindre les machines.

Elle l’avait déjà que trop bien compris. Il y avait trop d’appareils, trop d’instruments. Même si le torse de Frédéric s’emplissait et se vidait d’air, ça n’était plus qu’un artifice dû aux machines. Elle réussit à articuler quelques mots, le regard toujours fixe et incapable de se détourner du corps mutilé devant elle.

– Il ne souffre… pas, hein ?
– Non, dit doucement Massis. Il ne sent probablement plus rien depuis qu’il a perdu connaissance.

Le médecin soupira.

– Tu as le temps, Célia, tu dois guérir…

Elle leva la main pour qu’il se taise. Elle n’avait pas envie de s’occuper de sa propre santé. Ça n’avait aucune importance, vu qu’elle, elle était capable de se réveiller, de parler, de bouger. Elle se leva alors et s’approcha du corps allongé de Frédéric et trouva un petit endroit où s’asseoir. Elle lui sourit avec tendresse puis tendit une main pour caresser son front et remettre ses cheveux en place.

– Tu as toujours tenu toutes les promesses que tu m’as faites, Frédéric… Pourquoi faut-il que tu ne puisses tenir la dernière ?

Une larme tomba sur le drap blanc. Elle s’essuya la joue puis caressa la sienne.

– Comment on va aller à Golem maintenant ? On devait partir à Noël… Tous les deux.

Elle ferma les yeux et elle resta là, sans plus dire un mot. Car quoi qu’elle dise ou fasse, ou ne dise pas, ou ne fasse pas, Fred restait immobile, identique la seconde d’après à ce qu’il était la seconde d’avant. Elle qui l’avait vu dormir pendant tellement de nuits, lui, l’incorrigible dormeur ronflant et remuant en tous sens… Cet état statufié était la preuve dont elle n’avait pas besoin. Massis recula, prêt à la laisser avec ce corps que Frédéric n’habitait déjà plus, quand Célia parla finalement d’une voix brisée.

– Appelez mon frère, Massis. Le numéro doit être dans mon dossier. J’ai besoin qu’il vienne… Tout de suite. Je ne pourrai pas… Pas toute seule.
– Je vais voir ce que je peux faire, dit le médecin après un soupir.

Faire venir un civil dans un camp juste pour être le soutien moral de quelqu’un, il n’était pas sûr d’en obtenir la permission. Mais comme il ne pouvait rien refuser à la jeune femme brisée, il sortit aussitôt pour aller voir Exclésiasth. Si quelqu’un pouvait accepter une telle entorse au règlement, c’était bien le Général ! Pendant ce temps Célia resta prostrée près de son ami et amant, et ce jusqu’à ce qu’une nouvelle main ne se pose sur son épaule.

– Dans votre état, vous devriez être allongée, Célia.

C’était bien la première fois que le général As’Corvaz l’appelait par le bon prénom. Elle tourna à peine la tête.

– Sauf votre respect, mon général, je crois que c’est le cadet de mes soucis. Pourquoi êtes-vous là ?

Exclésiasth s’assit avec une mesure qu’il ne lui était pas habituelle.

– Parce que je prends soin de mes hommes, et tant que vous serez sous le commandement d’Eagle, vous en ferez partie, répondit-t-il doucement. Célia, si vous avez besoin de votre frère, faites-le venir. Par la même occasion, vous en profiterez pour voir si vous souhaitez rester ou non. Car je vais être honnête, je ne pense pas que votre place soit sur le Front. Peut-être est-il temps que vous mettiez fin à une carrière qui ne vous convient pas. Même si vous êtes une tireuse hors paire, vous n’êtes définitivement pas faite pour être soldat… Pourtant pour le moment, vous l’êtes et je suis obligé de vous demander un rapport. Quand vous vous sentirez assez forte, bien sûr, à moi ou à Eagle. Mais nous en avons besoin.

Célia semblait écouter mais comme si tout ça ne la touchait plus. Elle n’avait d’yeux que pour le corps immobile devant elle.

– Ils sont morts. Tous les cinq. Le Khyan, désintégration par Mort par Résonance, l’envoyée Héliane d’une balle de Frédéric, le Ven’Sakuraï d’une nuque brisée. Et les deux Shaïness dans l’explosion de leur propre stock de grenades. L’enveloppe, je ne suis pas certaine, mais elle a dû finir vaporisée par l’explosion. Ça vous ira comme rapport ?

Elle tourna à peine la tête.

– J’ai besoin de mon frère.

Exclésiasth secoua la tête.

– Non, ça n’ira pas. Votre frère peut venir, je vous l’ai dit, mais je veux ce rapport, entier et précis. D’autres seront peut-être sauvés grâce à ce qu’il va contenir, et je ne pense pas que Frédéric accepterait de vous voir vous refermer sur vous. Ça le peinerait.

Il se leva.

– Prenez soin de vous, comme il l’a fait tout ce temps. Pour lui. Pour ceux qui vous aiment.

Il lui serra l’épaule puis la lâcha.

– Quittez l’armée, Célia. C’est de vie dont vous avez besoin, pas de mort.

Ensuite, il sembla hésiter et finalement reprit la parole.

– En tant qu’officier supérieur, je peux prendre pour vous la décision le concernant. Si c’est trop de… n’hésitez pas.

Ensuite, il quitta les lieux sans se retourner, la laissant seule avec le corps sans âme de Frédéric. Célia resta encore un long moment sans bouger dans cette grande tente d’infirmerie silencieuse et étrangement vide. Puis sans préavis, elle se leva et s’approcha sans hâte de Massis.

– Vous pourriez me trouver du papier et de quoi écrire ? dit-elle d’une voix si éteinte et sans vie qu’elle en était dérangeante.

Massis hocha la tête, alla jusqu’à son bureau et en tira papiers et stylo.

– Tiens, dit-il.

Elle récupéra ce qu’il lui donna puis rejoignit enfin son propre lit. Elle s’y assit et se mit à écrire. D’une écriture lente, un peu tremblante, elle se mit à écrire ce qui était visiblement son rapport. Vu le temps qu’elle y consacra et l’application qu’elle y mettait, il y avait tout dans les moindres détails.

– Massis, il me faudrait plus de papier.

Amaris le regardait, attendant. Massis, qui avait eu le temps de sortir pour faire appeler Nathan Avonis, s’approcha d’elle et lui tendit d’autres feuilles.

– Ton frère est en route, il sera là demain matin, dit-il à l’Elam Evir, ignorant que pour la première fois depuis qu’il connaissait la jeune femme, il faisait face uniquement à sa deuxième Âme.

Cordélia n’avait pas supporté le choc et s’était retranchée quelque part tout au fond de l’inconscient de l’Elam Evir meurtrie, pour épargner sa propre Existence. Amaris, donc, saisit les feuilles d’un geste machinal et se remit à écrire avec quelque chose, dans sa gestuelle, proche de l’automate.

– Merci, dit-elle simplement sans émotion dans la voix.

Au bout d’une heure, elle écrivait toujours. Mais une pile de feuilles un peu à part trahissait que son rapport était fini. Elle écrivait autre chose. Non, en fait, elle recopiait simplement son rapport, prenant modèle sur les premières feuilles et les recopiant mot à mot. Puis elle se remit à écrire encore. D’aussi loin que Massis se souvenait, il ne l’avait jamais vue écrire autant. Quand elle eut deux piles de feuilles devant elle, elle prit une dernière feuille. Cette fois, elle rédigea quelque chose de différent. Quand elle mit le point final à tout ça, elle était d’une neutralité dérangeante, pliant ses feuilles avec un soin minutieux.

– Vous auriez des enveloppes aussi ?

Massis lui apporta.

– Célia… qu’est-ce que c’est ? demanda-t-il, curieux et inquiet.

Elle se mit à glisser les papiers dans les enveloppes.

– Mon rapport, en double exemplaires. Et une lettre.

Elle ferma les enveloppes et tendit l’une d’elles à Massis.

– Vous pourriez la porter de suite à Eagle, s’il-vous-plaît ? Je ne vous embêterai plus après cela.
– Je le lui emmène, accepta le médecin. Mais Célia, pour qui est le second rapport ? Ces informations sont confidentielles, lui dit-il malgré toute son envie de la laisser en paix.

Elle ne le regarda même pas.

– Pour quelqu’un d’assez proche du roi pour que le mot confidentiel ne le concerne pas. Quelqu’un qui voudra la vérité quand il saura pour Frédéric. Je vous épargne cette besogne.

Massis accepta l’explication, même s’il notifia l’information à Exclésiasth. Le Général, pour tous ses défauts réels ou assumés, connaissait assez la politique de Phoenix pour deviner avec assez de précision de qui parlait Célia. Du moins, il travaillait depuis assez longtemps avec un certain roi-général pour savoir quelques détails bien particuliers. Il assura à Massis qu’il pouvait laisser Célia agir à sa guise sur ce point. Une Célia, qu’on laissa seule dans la tente, avec sa lettre pour Sean et un Frédéric qui ne se réveillerait pas. Dès lors elle ne se manifesta plus et on la laissa à sa peine. Avec la nuit naissante, le médecin espérait que Célia trouverait assez de paix pour dormir un peu, grâce à la pénombre grandissante de l’infirmerie.

L’aube n’était encore là quand le vieux transporteur Avonis, avec un Ismaël plus que fermé aux commandes, atterrit à peu de distance du camp des Aigles. Ce vieux pilote avait toujours des relations sur le Front qui lui avait permis, avec un transporteur privé et civil d’arriver jusque là… Nathan débarqua donc peu avant le petit matin, après de trop longues heures de vol. Pourtant personne en le voyant n’aurait pu douter de son rang, de son appartenance à la Maison Elam Evir, mais surtout de son lien de sang avec Célia. Rien que les cheveux d’un roux presque rouge était plus que parlant. Mais même de morphologie, ils se ressemblaient vraiment beaucoup. Sauf que lui était grand. Le baron Avonis fit donc quelques pas, cherchant des yeux quelqu’un pour le conduire à sa sœur. Comme il était attendu, c’est Leslie qui le guida jusqu’à l’infirmerie. Nathan savait que sa sœur était blessée, il avait été prévenu, mais on lui avait aussi dit que ce n’était rien de grave. Il était donc affable et presque souriant. Dans son soulagement, il avait oublié de demander si Frédéric allait bien…

– Cordélia… dit-il dès qu’il l’aperçut.

Sauf que ce n’était qu’une perruque sous des couvertures dans un lit qui était en réalité vide. Célia n’était plus dans l’infirmerie et quand Nathan posa ses yeux plus avant dans la grande tente, il fut horrifié de réaliser qui était l’homme entouré d’appareils… Tous éteints. Quand Nathan réussit à s’approcher, il dut se tenir à l’un des lits adjacents. Frédéric était étendu devant lui, sans plus aucun tuyau ni appareillage sur lui. Il n’y avait plus aucune vie dans ce corps qui perdait les dernières traces de chaleur.

Entre sa seule main restante, deux lettres.

La première était fermée, avec une épaisse liasse de feuilles à l’intérieur et “Pour le Duc d’Umbras afin qu’il sache toute la vérité” inscrit sur l’enveloppe. La deuxième était ouverte et portait quatre mots en Elam Evir : Pour mon cher frère. Nathan saisit cette dernière avec quelque chose proche de la précipitation. Il avait un très mauvais pressentiment qui lui tordait déjà l’estomac.

Mon cher Nathan,

C’est fini.

J’abandonne la partie d’échec qu’est devenue notre vie. Je n’étais qu’un pion qui n’était pas prêt au combat, pas prêt à affronter tout ça. Désormais, il y a trop de peine, trop de colère, trop de folie en moi, pour que même avec deux âmes, je résiste à ce nouveau coup du sort.

Frédéric est mort. Il a fini de souffrir mais il ne sourira plus jamais. Je compte sur toi pour que son corps te soit confié et qu’il puisse reposer chez nous. Chez lui. Nous étions sa seule famille, tu sais. Celle qu’il avait choisie. Alors, je veux qu’il repose dans le mausolée, quoi qu’on puisse te dire, quoi qu’on puisse trouver à redire. Que son nom ne soit jamais oublié.

Quand à moi, je profiterai de l’arrivée du transporteur pour partir avec ma Grande Dame. J’ignore où je vais. J’ignore ce que je vais faire. Sûrement des bêtises parce que si je pars comme une criminelle, c’est que je ne veux pas que tu puisses m’arrêter. Que personne ne puisse le faire.

Je suis le fou du roi, on a fauché mon Frédéric, mon double, mon reflet de miroir. Mon âme-sœur…

Je suis déjà perdue. Peut-être que le sang et la vengeance m’apaiseront le temps que la roue tourne et que le glas sonne pour moi.

Je suis déjà morte, je t’aime mon frère, protège ta femme et ta vie.

Adieu, mon cher petit frère.

A plusieurs kilomètres de là, Célia venait de franchir les dernières lignes des camps militaires et fonçait droit devant elle, quelques affaires, un peu d’argent, un fusil et quelques munitions pris à l’armurerie jetés dans les sacoches de sa moto…

Nathan glissa au sol, ses jambes le trahissant.

– Cordélia… souffla-t-il, la voix emplie de douleur.

Comment pouvait-elle espérer qu’il continue sa vie, en sachant qu’elle risquait la sienne, volontairement, qu’elle laissait la douleur et la faiblesse de leur famille la dévorer, qu’elle refusait l’aide et le support des siens ?

– Oh, Cordélia, je suis si désolé… dit-il doucement, serrant les dernières lettres de sa sœur.

Il se relèverait, irait porter la nouvelle au général, la lettre à Sean, ferait enterrer Frédéric dans le mausolée des Avonis, chercherait du réconfort auprès de Sofia…

Mais pour l’instant, il pleurait.

 

 

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21 janvier 983

Ce matin-là, c’était un rapport très attendu qu’Eagle recevait des Ombres du Sud de Kadam Hel. Sauf qu’il n’avait pas lu deux lignes qu’il le jetait sur son bureau et soufflait sa contrariété. Il en avait assez de lire un peu trop souvent la même chose et qui pouvait se résumer en quelques mots :

Cible déjà abattue, mission inutile.

En presque huit mois, c’était au moins le vingt-cinquième officier Hélian qui se faisait abattre, parfois avant même qu’il ne soit sur les missions officielles. Mais celui-ci avait un nom qui parlait un peu trop à sa mémoire : l’insaisissable Shawl Shaïness était l’objectif de cette mission qu’il avait personnellement mise sur pied, pour rendre justice à celles qui avaient trop perdu de l’avoir eu pour cible. Mais voilà, l’homme venait d’être retrouvé mort dans sa salle de bain, abattu d’une balle à tête de cuivre rouge entre les deux yeux. Le dernier nom de la liste de Célia Avonis venait de mourir.

Après tous ces officiers, deux spécialistes en torture affiliés à la prison de Rougecendres, sept gardiens, trois médecins liés aussi à l’établissement pénitencier Hélian, et quelques déserteurs Fardenmoriens, tous abattus d’une balle artisanale à tête de cuivre rouge, le Capitaine des Aigles n’avait pas besoin de chercher bien loin pour savoir qui était derrière tout ça. Malgré l’heure matinale, il se servit un verre d’alcool et le vida d’un trait.

Il avait créé une légende. Elle était en train de devenir un monstre.

Fin du livre 1.

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C’est la fin.

De ce livre oui, mais pas celle de cette histoire. Déjà que vous devez nous maudire pour cette conclusion… Il est vrai que ce premier livre est assez violent. Les deux autres le seront aussi, mais sûrement moins et surtout de manière différente. Les aventures de Célia sont loin d’être finies et on va vite revoir un certain Démon Shaïness… Mais nous n’en sommes pas encore là.

Après 21 mois de publications régulières, ce blog existe toujours et c’est grâce à vous. Vos visites et vos commentaires m’ont permis de tenir le rythme et de persévérer dans ce projet, plus conséquent que je ne l’aurai cru au départ. Je ne cache pas que ça n’a pas été toujours facile et il reste énormément à faire pour les livres suivants. Mais c’est une expérience fantastique qui m’a apporté beaucoup. Je ne pensais pas qu’un projet comme celui-ci me ferait progresser autant en écriture, mais aussi en dessin. J’ai même retrouvé mes premières amours pour le dessin en noir et blanc ! Dans une période où j’ai parfois du mal à trouver un souffle nouveau de motivation et d’inspiration, ce blog est ma bouffée d’oxygène.

Je travaille déjà sur le livre 2, mais je préfère prévenir de suite, sa publication ne commencera pas de suite. Je me laisse quelques temps pour finir l’écriture d’un ajout important qui n’était pas prévu au départ. Surtout que j’ai une BD à avancer en parallèle que je vais travailler quasi exclusivement jusqu’à la fin de l’année. Ça vous laisse l’occasion de relire le livre 1 d’un seul tenant, ce qui, je pense, donnera une autre saveur à ce récit. D’ailleurs, vos remarques et vos réactions sont toujours les bienvenues. Après, aucune inquiétude, le livre 2 arrive et va vous faire découvrir d’autres pays et cultures du Cratère. Car Célia va vous faire voyager !

En attendant, comme pour chaque fin de partie, je vous laisse découvrir la musique qui, pour moi, sera toujours associée à cette troisième partie, à Célia et Fred…
A bientôt, Nobles de toute Maison, que les Célestes vous laissent aller en paix.

Partie III « Les Âmes-soeurs » :
21 guns – Green Day / American Idiots Musical

11 Comments

  1. Après un petit moment d’absence, je reviens sur le Temps d’un tango pour voir si la suite est présente, et… je regrette presque qu’elle soit en ligne. Fan de Frédéric depuis le début, il est très difficile de le voir mourir (sans compter le maigre espoir avant de cliquer sur le dernier chapitre)… Mais ! C’est peut-être en voyant à quel point la fin de ce livre me prends aux tripes (et me les retourne dans tous les sens…) que je me rend compte que je m’étais réellement attaché à cette histoire et surtout à ces personnages qu’il est difficile de voir souffrir sous nos yeux. Forcément, une partie de moi-même est extrêmement déçue (et sera probablement à jamais inconsolable, à la manière de Nathan… *sigh*) mais une autre partie ne peut s’empêcher de saluer la manière dont tu as su mener le récit et les ressentis que j’ai pu exprimer au fil de la lecture. Je ne sais pas si j’aurais le courage de recommencer la lecture du Livre I en sachant comment il finit, mais par contre, je sais que j’adorerais en avoir un exemplaire papier.

    Quoiqu’il en soit, je tenais à t’exprimer mes sincères félicitations pour cette conclusion et je me dis qu’il n’a surement pas été facile d’en écrire les dernières lignes. J’ai hâte -mine de rien- de découvrir la suite et tâcherai d’être patients, tout en continuant d’avoir la curiosité pour tes autres projets. (Après tout, j’attends aussi la suite de la BD *sifflote*) Encore bravo ! Et au plaisir de lire/voir d’autres de tes oeuvres.

    Seeya’ !

    A.

  2. Naoooon Fred :'(.
    J’ai découvert ton livre tout à fait par hasard, je suis beaucoup de dessinateur et tes dessins ont finis par apparaitre dans mon fil d’actu en suggestion sur fb. Je suis donc arrivée sur ton blog comme un cheveux sur la soupe, un peu à la ramasse d’ailleurs. (j’ai commencé à partir du chapitre où Celia venait de perdre son enfant, en fait…) j’ai tout de suite accrochée, mais quelque chose de bizarre à fait que je n’ai jamais lu l’histoire du début, j’ai continué à partir de là jusqu’à la fin, à chaque fois impatiente de lire la suite. Tout en me disant « bon cette fois je lis le début » et finalement un nouveau chapitre sortait. C’est bien la premiere fois qu’une histoire me tenait au point où je puisse pas revenir en arriere lire le debut ^^. Fred a été un vrai coup de coeur, mais surtout tes dessins chargés d’émotions, de vrais pépites pour les yeux et pour le livre.
    J’attendrai avec impatience le livre 2! Et m’en vais tout de suite lire (enfin) le début!
    Retrouver un Fred encore vivant…
    A bientot pour de nouvelles aventures de Célia!
    (tu m’as redonné l’envie d’écrire et de dessiner et je te remercierai jamais assez pour ça) merci :)!

    • Vyrhelle

      2 octobre 2017 at 15 h 29 min

      Merci à toi pour ton retour. Il est super ! Je suis vraiment touchée et je sais pas trop comment exprimer ça. Savoir que l’histoire et mes dessins accrochent de cette manière, c’est juste fou. Je pensais pas.
      Ça me motive d’autant plus pour préparer la suite !
      Je te souhaite bonne lecture pour le début de l’histoire 😉

  3. Voilà, c’est la fontaine… le savoir n’aura pas aidé, même pire! j’ai pleurer encore plus rapidement…
    L’image est magnifique et absolument bouleversante!

    • Vyrhelle

      1 octobre 2017 at 20 h 55 min

      J’ai arrêté de compter le nombre de relectures que j’ai fait. Mais une certitude, j’ai pleuré à chaque fois, donc, je comprends trèèès bien. Cette fin est atroce.
      Quant à l’image. C’était pas ce que j’avais en tête quand j’ai ouvert mon fichier. Mais j’adore le résultat. Bizarrement, j’y ai passé un peu plus des 2 ou 3h habituelles… plutôt deux jours ? Mais là, je pouvais pas bâcler, quoi. Et dessiner le visage de Fred a été une vraie épreuve T_T

  4. Voila une issue que je redoutais aux vues du précédent chapitre… Pauvre Fred.. snif… :'( Pauvre Célia…
    C’est vrai que vous ne les avez pas ménagés jusqu’ici tous ces personnages, auxquels on s’attache au fil des lectures. La musique, magnifique, en adéquation avec cette partie..

    Bon et bien… dans l’attente patiente de lire la suite ! Je vais pas trop éloigner la boite de kleenex, car je sens qu’elle va probablement avoir un rôle, elle aussi, dans le prochain livre, même si on ne peut qu’espérer un peu de bonheur et de « repos de l’âme » pour la suite des aventures. Même si paradoxalement… c’est tous ces revirements qui donnent autant de profondeurs à l’histoire, aux personnages… mais un poil moins tristes et brutaux, cela serait pas mal aussi ! Nous verrons bien…

    Va nous manquer Fred quand même… snif..

    Ah et j’en profite pour signaler que le lien pour agrandir l’image (et observer de plus « près » ce travail minutieux) ne fonctionne pas, enfin de mon côté en tout cas…

    • Vyrhelle

      1 octobre 2017 at 19 h 39 min

      Oups… Voilà, lien corrigé. On a rien vu XD

      Et promis, y’aura de la paix et du bonheur dans la suite. Justement parce que des revirements, c’est bien qu’il y en ait dans les deux sens. Le Cratère est un monde plutôt rude, mais il a ses bons côtés aussi… Mais je n’en dis pas plus, sinon que tout ce qui est arrivé dans ce premier livre n’est pas gratuit… 😀

  5. Nooooon pas Fred. Pauvre Fred et pauvre Nathan. Et pauvre Célia aussi. C était vraiment super ce livre. Je vais le relire dès que j aurai un peu de temps. Et j ai hâte de pouvoir acheter l artbook. Les dessins sont superbes! J ai aussi hâte de tenir le prochain tome de la bd dans les mains.
    Ce chapitre était trop court… Mais très fort en émotions! Tu peux être fière ce livre est bien mieux que beaucoup de livre que j ai pu lire !
    Alors à bientôt pour la suite !

    • Vyrhelle

      1 octobre 2017 at 20 h 30 min

      Alors, ça, c’est un sacré compliment ! Moi qui doute encore pas mal de l’accueil de chaque chapitre, ça me touche beaucoup. Je passerai le message à ma complice de création, ça lui fera plaisir aussi !
      Sinon, vu que tu en parles. Les artbooks ne seront pas dispo de suite. Ceux que j’ai fait imprimés, je n’en suis pas super contente. Je les trouve sombres. Quand je les ai reçus, je pensais que ça allait, mais plus je les regarde, moins ça passe… J’ai donc décidé de revoir ma copie sur ce point et peut-être partir sur un artbook unique par livre ( plus gros, avec peut-être de la couleur en plus du noir et blanc, etc ) Je prépare ça en parallèle de l’écriture. Je donnerai plus d’infos quand je serai plus sûre de ce sur quoi je vais m’orienter.
      En attendant, dès demain, c’est « planches en intensif »…

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