Le temps d'un tango

Fanfiction par V. Gomez et A. Conroy

8 Décembre 980

Décembre arriva et avec lui, la dernière mission de Célia et Fred avant les congés du Solstice durant lesquels il était prévu qu’ils iraient voir Nathan et Sofia à Trapeglace. Mais avant, un tout autre programme les attendait puisqu’il s’agissait de passer cinq jours au Nord de Kadam Hel, à la Cité de Nacre dans le Comté de Tournerive pour abattre une courtisane qui se servait de sa popularité pour passer des informations. En temps normal, Célia aurait parlé d’une mission parmi tant d’autres, mais dès qu’ils eurent l’énoncé de leur mission, elle eut l’impression que Fred était intenable. Elle avait la sensation qu’il ne parlait que de courtisanes et de sa précédente visite à la Cité des Plaisirs, faisant le fanfaron devant les autres Aigles, sortant blague graveleuse sur blague sexiste. Célia en était venue à bouder régulièrement, refusant de jouer “les putes de luxe dans la Cité des Dépravés”, faisant sa mauvaise tête pour ne pas admettre qu’elle était jalouse. Certes tout le monde au camp avait fini par cataloguer l’étrange relation entre Célia et Fred d’amour platonique symbiotique, mais il n’en restait que Célia n’avait aucune envie de partager SON Fred, et surtout pas avec des “garces Hélianes trop maquillées”. Elle boudait toujours quand ils arrivèrent, grimés, aux portes de la magnifique Cité médiévale du Nord-Est de Kadam Hel. Surtout que durant le voyage, Fred l’avait taquinée sur le sujet. Juste assez pour qu’elle ne se mette pas véritablement en colère contre lui, mais assez vive pour avoir cette étincelle cinglante au fond des yeux. Pourtant il trouva la plaisanterie bien moins amusante quand, en arrivant en ville, il remarqua les regards sur Célia. Pas nécessairement graveleux mais appréciateurs et s’attardant sur ses courbes. Ses vêtements Shaïness étaient particulièrement courts en comparaison avec la mode Héliane, son visage entouré des boucles folles de ses cheveux mi-long, restait splendide et sa démarche chaloupée de danseuse en talons hauts la rendait féline. Oui, elle avait de quoi intéresser bien des passants, surtout dans cette cité Héliane aux maisons à colombages et surtout aux intérêts bien particuliers. Aussi, alors qu’ils étaient à l’accueil d’une auberge huppée de la Baronnie, assez huppée pour leur donner accès à de nombreuses fêtes renommées privilégiées par leur cible, Frédéric fit un sourire indulgent à la jeune réceptionniste quand elle vérifia leur réservation sous leurs noms et relation d’emprunt.

Monsieur et Madame… Tigane, c’est ça ? Frère et sœur ?
Ah, il doit y avoir une erreur, sourit “Zack”, passant un bras possessif autour de la taille de “Coralie”. Nous sommes en lune de miel.

Ce qui n’était pas du tout la couverture prévue. La réceptionniste, sans hésitation, jeta un œil sur le planning des chambres.

Pardon pour cette confusion, monsieur Tigane. N’ayez aucune crainte, nous avions prévu une chambre à lit jumeaux, mais l’une des suites est disponible. Je fais l’échange immédiatement.

Célia essayait de jouer les pots de fleur pour ne pas montrer sa surprise mais elle ne put rien faire contre son sourire idiot et ses joues cramoisies, qui passaient à merveille sur le visage d’une soi-disant jeune mariée. La réceptionniste leur confia les clés de la chambre.

Et encore toutes mes félicitations, madame, monsieur. J’espère que vous passerez un excellent moment parmi nous.

Célia eut l’expression la plus douce et la plus amoureuse qu’elle pouvait avoir. A en mettre des frissons dans le dos de Fred qui la connaissait trop bien. Il réussit à cacher sa déglutition soudaine. Oh oh.

Merciii… chantonna-t-il en prenant les clés d’une main et passant son autre bras autour de la taille de Célia pour rejoindre leur chambre, en petit couple parfait.

Mais dès la porte fermée, il lâcha la taille de l’Elam Evir et se précipita vers la porte de la salle de bain, espérant l’atteindre et s’y enfermer avant que la jolie rousse, actuellement brune, ne le tue. Elle prit une profonde, une très profonde inspiration pour ne pas hurler après lui. Ça aurait été d’un très mauvais effet après leur parfait petit numéro de jeunes mariés modèles. Elle ramassa ses bagages, les jeta plus avant dans la chambre et s’arrêta à hauteur de la porte de la salle d’eau.

Ça se payera cher, mon petit cœur en sucre, susurra-t-elle d’une voix plus que charmante. Très cher… et il faudra bien que tu sortes de là à un moment ou un autre.
Nope ! J’ai de l’eau et une baignoire, je peux tenir des JOURS ! protesta Fred, avec un ton entre la peur, la supplique et l’amusement. J’ai pas réfléchiiii ! Y’avait ce vieux moche qui te bouffait des yeux et touuuus ces beaux mecs qui te faisaient des sourires et tu faisais la têteee. Et pardon ?

Célia leva les yeux au ciel, s’adossant au mur. Puis elle parla plus bas, d’un ton plus prometteur pour l’avenir de Fred.

C’est vraiment pour ça que tu as changé les plans ? Parce qu’ils me regardaient de trop près ?

Fred remua énergiquement la tête même si Célia ne le voyait pas.

Je me suis dit… c’est plus facile de refuser des avances, ici, si tu es mariée. Pas non plus un passe-droit, plein de couples viennent pour… mais, bon, je pensais qu’avec trop d’invitations, tu aurais été… mal à l’aise.

Célia resta silencieuse. Puis soupira en décroisant les bras.

Allez, sors donc de là. C’était une très bonne raison… Et on aura plus de place pour dormir.

La porte de la salle de bain se rouvrit et Fred passa la tête, vérifiant que c’était bien bon et pas un piège.

Vrai ?

Célia lui fit une pichenette sur le nez.

Vrai, monsieur Tigane. Qui va me laisser la salle de bain, parce que là, pour le coup, je mérite un bain. Mais un vrai bain, chaud, avec une exubérance de mousse et de parfum. Pendant que TU rangeras les bagages, hum ?

Fred accepta la punition et ils échangèrent leurs places. Bien qu’Héliane et donc totalement médiévale, la Cité de Nacre avait de nombreux luxes “modernes”, comme l’eau courante et l’eau chaude, un bonheur que Célia apprécia à sa juste valeur tandis qu’elle se glissait dans l’eau délicieusement parfumée. Fred fanfaronna bientôt.

J’ai fini, je peux te rejoindre ! rit-il sans le faire, juste pour la taquiner.

Il y eut un bruit d’eau dut à un mouvement brusque.

Je te désintègre dans la seconde si tu mets un pied dans cette pièce ! lui lança-t-elle, en faisant les gros yeux, ayant maladroitement rassemblé toute la mousse de surface devant son buste.

Il y eut ensuite un silence.

Tu commanderais du chocolat pour moi, au service d’étage ?
Je dois pouvoir faire ce sacrifiiiice ! dit Fred avant de passer un appel pour du chocolat.

Et un steak énorme parce qu’il avait faim et que lorsqu’on était en infiltration, profiter d’un peu de confort et de luxe était une opportunité que les Aigles dignes de ce nom ne se refusaient jamais. Une fois la nourriture arrivée, il toqua à la porte de Célia.

J’ai ton chocolaaaat, je peux entrer ou c’est toujours sous peine de désintégration ?
Attends une seconde… dit-elle, s’agitant dans l’eau. Voilà, tu peux entrer.

Elle était toujours dans l’eau, mais il y avait assez de mousse pour qu’elle soit décente. Accoudée à la baignoire, elle avait attaché ses cheveux brun en un large chignon et avec l’humidité, ils avaient tendance à reboucler naturellement. Elle avait les yeux pétillants à la perspective du chocolat. Après plus de trois mois au camp, le luxe raisonnable de la chambre avait des allures de palaces, et Célia avait envie de se faire plaisir. Fred posa le plateau avec le chocolat sous trois formes, respectivement tasse fumante de chocolat chaud, tablette de chocolat noir et ravier de mousse aux éclats d’orange. Fred fit une petite courbette.

Madââaaame est servie !

Il fit vite demi-tour mais elle eut quand même le temps de voir son regard passer sur elle et se forcer à regarder ailleurs, avant qu’il ne quitte la pièce. Elle en resta assez dubitative mais pas aussi gênée qu’elle ne l’aurait cru. Elle trouva même ce regard finalement flatteur alors qu’elle attrapait la tasse de chocolat chaud et qu’elle retournait se plonger dans la volupté de son bain. Elle poussa même le vice à rajouter assez d’eau chaude pour en soupirer d’aise. Elle mit plus d’une heure à savourer ses chocolats et encore une bonne demi-heure à se décider à sortir de l’eau. Quand elle passa la porte de la petite pièce embuée, elle n’avait qu’une serviette autour d’elle, sentant la rose et le chocolat, pour aller se laisser tomber sur le lit en soupirant d’aise.

Je veux des “voyages” qui commencent comme ça tout le temps.

Fred avait parfois du mal à regarder ailleurs que cette peau claire exposée et couverte de gouttelettes d’eau mais il fit un effort vaillant pour rendre la chose presque pas notable et surtout, pas gênante.

Et moi donc, je te dis, j’adore être assigné ici.

Il bailla.

J’ai mangé mais je peux me contenter d’un second round, tu as faim ?

Elle se redressa assez pour s’asseoir en tailleur dans le lit, agitant d’une main ses cheveux qu’elle venait de détacher.

Le chocolat n’a pas suffi. J’ai une faim de loup. Ils ont quoi sur leur carte ?

Elle se jeta en avant sur le lit pour attraper ladite carte et commença à la parcourir du regard, allongée sur le ventre et battant des pieds. Fred déglutit, parce que se jeter sur un lit quand on ne portait qu’une serviette, ça lui procurait un tas d’images proscrites aux mineurs. Elle lui faisait quoi, là ?

Oh, ils ont des fruits exotiques même en cette saison ! clama-t-elle, ravie. Je vais prendre… hum… un assortiment de tapas As’Corvaz avec… hum… Oh oui, un curry de poulet à l’ananas avec du riz à la Lo’kindjaleph ! Et en dessert, des acras de banane au coco avec une assiette de fruits exotiques !
Je vois que tu as faim… rit-il. Tapas, curry poulet-ananas plus riz, acras banane coco et fruits, répéta-t-il pour vérifier qu’il n’oubliait rien avant d’aller appeler le service d’étage, priant pour qu’entre-temps, Célia s’habille.

Ce fut effectivement ce qu’elle fit, mais quand Fred revint dans la chambre, elle n’avait pas encore fini. Et la robe qu’elle enfilait sur ses sous-vêtements de dentelle était peut-être un peu trop transparente à contre-jour. Seulement Célia, toute à son habillage n’en avait vraiment pas conscience et ne se retourna qu’une fois sa robe enfilée, réalisant que Fred était de retour.

Ça va, elle n’est pas trop simple pour aller se promener en ville ? J’ai du mal à juger ce qui pourrait faire élégant mais pas tape à l’œil par ici.

Fred avait la gorge sèche mais c’était parce qu’il avait soif, voilà.

Elle est très bien, peut-être un petit gilet, là, parce qu’il fait quand même frais, en décembre à Tournerive.

Il sourit.

Et sinon, j’apporte à manger et ça sent super bon ce que tu as commandé.

Lui était resté plus classique mais il avait bien l’intention de piquer dans l’assiette de Célia ! Elle enfila effectivement un petit gilet blanc et vint s’asseoir à la table de la suite, curieuse de son futur repas, respirant déjà les odeurs appétissantes. Serviette sur le genou, elle approcha le premier plat d’elle en l’ôtant du plateau. Elle goûta et eut un petit mouvement de tête appréciateur.

Très bon ! Mais…

Elle changea tout à coup de couleur, se servit rapidement de l’eau et but à toute allure un verre monstrueux. Rouge pivoine, elle agita la main devant sa bouche.

– … C’est très… As’Corvaz, conclut-elle, les larmes aux yeux.

Fred éclata de rire et poussa l’assiette de curry vers elle.

Mange du riz ! L’eau va absolument pas aider, au contraire !!

Elle lui obéit et dut admettre que ça fonctionnait assez bien. Elle avait quand même l’impression d’avoir avalé de la braise à pleine bouche.

Je vais… être un peu plus prudente avec les tapas, je crois.

Elle en repéra une qui semblait moins potentiellement incendiaire et croqua un petit bout avant de réaliser que c’était sans danger. Elle picora les différentes variétés du plateau avant de le tendre vers Fred.

Tu veux goûter aussi ? dit-elle en se léchant les doigts de son dernier amuse-gueule.

Fred avait déjà du mal à finir son assiette.

Nope, j’suis gavé, je vais aller prendre une douche et après, on va faire un peu de repérage ?

C’était la Cité de Nacre qui lui emberlificotait la tête ou quoi ? Il avait l’impression que Célia était passé de la splendide Elam Evir séduisante habituelle à… à… à une sorte de Céleste d’Aphrodite qui le tentait toutes les cinq secondes.

Oui, autant en profiter. Je dois avouer que la ville est très belle, malgré ce que j’ai pu en dire jusqu’ici, dit-elle en roulant des yeux. Ça nous fera prendre l’air et il fait beau, j’ai envie de profiter des quelques rayons de soleil.

Elle continua ensuite sa dégustation, évitant les tapas incendiaires et laissant Fred à la salle d’eau. Fred prit donc sa douche, se rendit compte qu’il n’avait pas pris de chemise une fois lavé et ressortit donc de la salle de bain torse nu pour aller passer un haut.

Tu as survécu à tes tapas ? demanda-t-il en boutonnant sa chemise noire.

Célia qui en était à son dessert, leva le nez et resta un instant un peu… rêveuse, la bouche entrouverte, avec un morceau de papaye entre les doigts. Puis cligna des yeux, surprise et mordit dans son fruit à cherchant à comprendre ce qu’elle venait de faire.

Euh… oui. Oui. Le curry était aussi très bon d’ailleurs, mais j’ai trouvé les acras un peu trop gras. Je préfère largement les… fruits, conclut-elle en le regardant passer à côté d’elle.
C’est pas que j’aime pas les fruits, rit Fred. Mais eux m’aiment encore moins. Je dois faire une allergie à un truc dans la majorité des fruits, je ressemble à un ballon après en avoir mangé. Je te dis, les hjortebakkels, c’est meilleur pour MA santé !

Il passa une veste et lui offrit un sourire charmeur.

On va visiter ?
– J’arrive, répondit-elle avec un air amusé.

Elle prit le temps d’aller se laver les mains, vérifier son maquillage puis enfila rapidement une jolie paire de bottes et un manteau court. Elle rejoignit ensuite Fred pour lui prendre le bras.

Allons-y, mon amour, dit-elle en s’amusant à incarner déjà son rôle.

Fred en resta figé une demi-seconde avant de lui sourire et lui embrasser la tempe alors qu’ils quittaient la chambre.

La partie haute de la Cité de Nacre était vraiment de toute beauté avec ces petites maisons serrées et ses tortueuses rues pavées. Les divertissements offerts, bien que toujours marqués d’une certaine sensualité, n’étaient ni graveleux ni douteux. La Cité des Plaisirs se targuait d’être un lieu de plaisir consentant, et les pires peines ici n’étaient pas pour les criminels ou les meurtriers mais pour les violeurs. Au fur et à mesure que le couple évoluait dans les rues, Célia dut admettre que l’idée de Fred avait été loin d’être mauvaise. Si elle avait dû évoluer en simple “soeur”, elle n’aurait pas arrêté d’être la cible d’un nombre impressionnant de passants. Il suffisait de voir tous ceux qui s’attardaient vraiment sur elle pour que ça en devienne assez effrayant. A la rendre assez nerveuse aussi, elle devait bien l’admettre. Elle tira d’ailleurs le bras de “Zack” dans une ruelle plus calme, se dissimulant contre un muret, jouant les amoureux enlacés. Mais Célia n’était pas très souriante.

Ils me regardent tous… Y’en a un qui va finir par me reconnaître, c’est pas possible.

Fred pencha la tête pour que leurs fronts se touchent. De l’extérieur, on aurait pu croire qu’ils s’embrassaient.

Non, crois-moi, ce n’est pas le cas… La plupart ne regardent pas ton visage, sweety. Ceux qui ne sont pas fixés sur la façon dont ton manteau met ton buste en valeur font un blocage sur tes jambes. Y’en a un qui a marché droit dans un mur…

Célia leva des yeux ronds.

Tu … crois ? hésita-t-elle à dire en fronçant les sourcils.

Elle semblait très perplexe. Elle ne voyait pas ce qui dans sa tenue avait de si… bouleversant. Mal à l’aise, elle en referma un peu plus son manteau sur elle.

Cette ville doit leur tourner la tête. J’ai pas ce genre de problème au cam… à la maison.

Fred lui sourit.

– C’est parce qu’à la maison, tu ne portes pas une robe Shaïness qui montre tes jambes à ce point, surtout quand il fait quelques degrés à peine et que la plupart des gens d’ici considèrent quelque chose de plus long comme plus décent. Ignore-les, Coralie.

Elle haussa les épaules.

Est-ce que c’est ma faute si elles sont toutes frileuses ?

Quand même rassurée, elle se redressa un peu et reprit le bras de Fred en souriant en coin.

Continuons alors, j’aimerai voir la demeure du Comte, annonça-t-elle comme si c’était la chose la plus normale du monde.

Et pas du tout la reconnaissance des lieux prévue que c’était.

Les demeures des Nobles importants, assez pour avoir des résidences permanentes dans la Cité, étaient toutes gardées et s’y attarder plus que d’ordinaire attirait inévitablement l’attention. Aussi furent-ils très rapides, pointèrent une ou deux “beautés d’architecture” et s’en allèrent avant que la milice ne s’intéresse à eux. Heureusement, Fred connaissait déjà la Cité et savait que le meilleur plan d’action serait de faire le tir discrètement et de ne pas quitter la Cité de suite, de rester jusqu’à la fin prévue de leur séjour. Célia était quand même un peu déçue de ne pas avoir pu s’attarder devant la demeure du Comte Acacïo Elam Evir de Tournerive. Desdémone lui avait fait un large topo sur les Nobles du Nord de Kadam Hel et elle avait particulièrement insisté sur la famille Acäcio. Célia aurait voulu avoir l’occasion de mettre un visage sur un nom, mais Fred se montra raisonnable pour elle et ils retournèrent à l’auberge après une après-midi de balade et de repérage. Fred se vautra sur le lit.

Je vote pour attendre la fête chez le Lord de je sais plus quoi plutôt que chez les Acäcio, dit-il à Célia. Ils sont trop gardés, trop paranos et trop dangereux. La deuxième localisation est mieux.

Célia semblait songeuse.

Oui, je suis d’accord, mais reste que les Acacïo sont connus pour être plus tolérants avec nous. Si on se fait prendre, il y a moyen de négocier pour avoir abattu une taupe. Pas avec Lord Lerhing. Il est un fervent défenseur du Cycle et de Karn et si on nous attrape pendant le coup…

Elle réprima un frisson.

C’est Rougecendres direct, et je refuse d’y remettre les pieds autrement que pour y coller une bombe de la taille d’un transporteur !

Fred n’était pas sûr que le fait que les Acäcio soient tolérants soit “connu”. Lui, c’était la première fois qu’il en entendait parler. Mais Célia avait appris auprès de Desdémone alors… et la mention de Rougecendres le fit grimacer.

Bon, bon, bon… On a encore un jour avant la fête chez les Acäcio et deux chez Lerhing. On choisira demain.

Célia hocha la tête et finalement vint s’asseoir sur le lit, à côté de Fred.

Oui, refaisons un tour demain aux deux endroits et nous aviserons vraiment demain soir.

Elle regarda vers lui, avec une moue songeuse.

Et en attendant ? On fait quoi ?

Fred haussa les épaules.

On peut trouver une autre soirée. Aller au théâtre ou à l’opéra, j’ai jamais fait, peut-être qu’ils auront… Jitructruc.

Célia écarquilla les yeux.

Toi ? A l’Opéra ? Tu es sûr ? Tu es tombé sur la tête à un moment et je n’ai rien vu ?

Fred lui tira la langue.

Non madame ! C’est juste que la dernière fois que j’étais là, mes sorties nocturnes ne t’auraient sûrement pas plu, et… bah, tu as dit que c’était une expérience à faire et tu avais l’air d’aimer ça, alors…

Il haussa les épaules.

Mais si tu n’as pas envie…

Elle resta plutôt interdite. Puis attendrie alors qu’elle regardait ses mains.

Vu comme ça… Oui, on pourrait aller voir si Jar-ptitsa est à l’affiche. C’est un classique Elam Evir, mais ce n’est pas le seul, ce n’est pas du tout sûr qu’il soit présenté.

Elle se laissa doucement glisser près de lui.

Et ça veut dire s’habiller. La grande tenue de soirée est exigée pour l’Opéra… Mais j’avoue que oui, j’en ai bien envie.
Alors tu sais quoi ? On y va ! s’exclama un Fred plus que souriant. Mais faut vérifier si ce que j’ai emmené et ta version d’une grande tenue correspondent…

Elle se redressa, souriante elle aussi.

D’accord. Montre-moi ça. Parce que si tu me sors ta tenue de cowboy, je te mords !

Fred lui tira la langue.

Ma tenue de cowboy est très bien !

De toute façon, il ne l’avait pas emmenée, mais, c’était un hasard, il avait le smoking que Célia avait insisté pour qu’il achète, deux ans auparavant, et un autre pantalon noir, avec la chemise de la même couleur et une veste grise.

Alors ? Lequel ? Y’en a au moins une qui va, hein ?

Célia regarda les tenues et malgré un léger petit pincement au cœur, elle choisit le smoking sans hésiter.

Il faut mettre le paquet, l’autre est trop simple pour l’Opéra. Tu verras, c’est la foire au clinquant, ce genre de soirée. La plupart ne viennent que pour se montrer dans leurs plus beaux atours. Ce n’est pas notre cas, mais si on ne veut pas se faire remarquer, il faut justement essayer d’éblouir.

Elle eut un sourire amusé.

Promis, je t’aiderai à nouer le nœud papillon.
J’ai la moindre chance de changer d’avis ? demanda-t-il.

Il aimait pas çaaaa.

Bon, et toi ? Tu as ce qu’il faut en clinquant et scintillant ?

Célia eut un sourire en coin.

J’ai trouvé mon bonheur dans les déguisements de Xavier. Tu veux voir maintenant ou je vais me changer et je te fais la surprise ?

Fred hésita puis sourit.

Surprise ! Je vais aller voir à la réception si… jizoizo est en représentation et leur demander d’autres titres sinon, et pendant ce temps, tu te prépares à m’éblouir. Ensuite, on va dîner et opéra. OK ?
Jar-ptitsa ! corrigea Célia en riant à moitié parce qu’elle savait que c’était peine perdue.

Une fois Fred dehors, elle s’attela à sa préparation. Elle avait ses cheveux à dompter et peu de temps devant elle avant le retour de son cavalier. Elle commença donc dans l’ordre et la discipline par sortir la robe de ses affaires pour qu’elle reprenne de l’ampleur, puis maquillage, coiffure et une fois satisfaite, elle sortit de la salle d’eau pour enfiler sa tenue.

La robe était un petit bijou qu’elle avait réussi à négocier avec Xavier pour la mission. Il faut dire que pour aller à des fêtes huppées de la Cité de Nacre, il fallait des arguments. Célia avait donc une robe bustier de mousseline blanche, ajustée sur son buste jusqu’à mi-cuisse d’où elle s’évasait en une élégante corolle d’une épaisse superposition de couches de tissu vaporeux. Mais ce qui faisait le charme de la tenue, c’était que toute la partie cintrée de la robe était recouverte de dentelles et de perles noires qui contrastaient avec le blanc sous-jacent et cascadaient à plusieurs endroits sur la corolle. Avec les cheveux relevés qui dégageaient une nuque blanche à la ligne délicate, décorés de plumes noires et blanches sur une pince de perles rouges qui rappelaient son rouge à lèvre, Célia était d’une élégance rare. Mais en ajoutant son physique et sa paire d’escarpins vertigineux, elle était tout bonnement superbe.

Fred avait pris son temps, sachant que pour se pomponner, Célia prendrait le sien, et il était allé à la réception, avait eu un grand sourire en apprenant que “pioupiou” était bel et bien en représentation, prit deux places, demanda conseil pour le restaurant, réserva pour deux, parla avec la réceptionniste sur les coins à visiter… Bref, quand il remonta, Célia était prête et il en resta sans voix.

Tu… waoh, finit-il par articuler.

Elle eut un sourire absolument ravageur alors qu’elle se levait du lit pour s’approcher de Fred, faisait légèrement claquer ses talons sur le sol dans le bruissement léger des tissus de sa robe.

Merci, dit-elle arrivée à sa hauteur et lui remontant la mâchoire d’un doigt sous le menton.
A ton tour maintenant.

Fred toussa.

Ouais. Mon tour. Ah, et on va voir le piaf !

Il se changea et, oui, il eut besoin d’elle pour le nœud papillon. Pour les boutons de manchette aussi vu qu’il bataillait avec quand il s’approcha d’elle pour un coup de main. Avec des gestes délicats et précis, elle lui ferma les manches, ajusta son gilet, le tombé de sa chemise et de sa veste, et termina par le nœud papillon qu’elle se mit à nouer lentement. Elle n’en avait pas trop l’habitude, ayant surtout vu son père et Nathan le faire très régulièrement. Et c’était un peu plus compliqué que dans ses souvenirs.

Désolée, je ne fais pas ça souvent, s’excusa la belle Elam Evir alors qu’elle recommençait le nœud depuis le début parce que le résultat n’était pas probant.

Elle trouvait ça plutôt agréable comme situation. Elle se sentait belle, réellement belle pour le première fois depuis longtemps. Même au bal de l’été, elle n’avait pas eu ce ressenti. Et surtout, elle avait envie de plaire cette fois. Pas juste faire illusion. Elle leva les yeux vers le regard de Frédéric sans lever le nez de son ouvrage.

Tu es très beau aussi, tu sais… lui avoua-t-elle en souriant avec une sorte de retenue un peu gênée.
Juste assez pour te mettre en valeur avec mon charme naturel, répondit Fred en souriant. Tu vas faire tourner les têtes, je pense que certains ne verront rien du ballet. Allez, et après, je t’emmène dîner !

Ils avaient un petit fond pour les dépenses excessives, vu que tout était excessif à la Cité de Nacre, mais Fred n’était pas non plus pauvre, pas après presque trois ans dans les Forces Spéciales, et s’il voulait faire quelques excès, il les ferait !

Célia était plus mitigée quand à faire la tournée des Grands Soirs, elle espérait surtout passer une agréable soirée, loin des soucis et des souvenirs. Or, quand elle laissa “Zack” poser son manteau sur ses épaules et qu’elle lui prit le bras, elle était plutôt optimiste sur les prochaines heures. Ils firent appeler une voiture, du genre avec des chevaux bien vivants, et le temps qu’elle arrive, Célia dut admettre que Fred avait vu juste : elle allait en faire tourner des têtes… Mais pour elle, il n’y avait qu’une seule personne importante et elle était à son bras. Fred oscilla toute la soirée entre l’image-même de la classe et le portrait craché d’un garçon de cinq ans sous perfusion de sucre. Il adora l’histoire et l’opéra, aima beaucoup moins l’ambiance et le public, n’était pas fan des voitures à chevaux et promit de donner un pourboire monstrueux à la réceptionniste pour le restaurant qu’elle avait recommandé et qui était juste divin. Quant à Célia, si elle apprécia toute la soirée, elle se montra beaucoup plus mesurée et discrète, parfois pensive et dans la lune, surtout pendant l’Opéra, mais les facéties de Fred la ramenait à lui à chaque fois. Pour être honnête, ce fut le dîner qu’elle préféra même si l’ambiance feutrée lui rappela quelques souvenirs qu’elle aurait voulu mettre de côté ce soir-là. C’est peut-être pour ça, qu’en sortant du restaurant, elle empêcha Fred d’appeler une voiture.

Rentrons plus tôt à pied. Il fait bon et j’ai envie de marcher.
Je veux bien mais, avec tes talons, ça va aller ? Je sais pas comment tu réussis à marcher avec…

Elle prit son bras, souriant avec douceur.

Ça ira très bien. Question d’habitude. J’en porte depuis que j’ai dix ans. Pas aussi grands au début, bien sûr, mais quand on est élevée comme une parfaite Elam Evir, on se doit de savoir marcher avec, à toute heure, aussi longtemps que nécessaire.

Elle rit sous cape.

Mais tu sais ce qu’on dit des Elam Evir…

Elle fit tourner son index contre sa tempe dans un mouvement éloquent. Fred rit.

Naaaah, pas tous, en fait. Y’en a qui sont toctoc mais y’en a c’est juste un peu zinzin, la taquina-t-il.
Alors je veux bien être dans la catégorie des juste un peu zinzins. C’est plus drôle de ne pas tout prendre trop au sérieux !

Célia se mit alors en marche, riant à son tour, tournant sur elle-même comme si elle allait se mettre à danser sur les pavés de la rue. Fred se demanda si cette mission allait être un point tournant dans leurs vies, mais il avait trop peur de perdre sa relation avec Célia, l’amitié de la belle Elam Evir, pour faire le premier pas. Elle avait commencé, à Trapeglace, et s’était enfuie juste derrière, il ne voulait pas prendre le risque de la perdre pour toujours. Mais évidemment, il oubliait un petit minuscule détail : il n’y avait qu’un lit une fois à l’hôtel. En attendant, elle marchait à côté de lui, s’amusant d’un rien, l’entraînant à sa suite quand elle voyait une devanture d’un magasin clos qu’elle trouvait jolie ou quand elle entendait de la musique provenant d’un bar ou d’un cabaret. En fait, elle semblait plus épanouie maintenant qu’elle avait quitté le carcan des lieux mondains, nobles et luxueux. Elle s’arrêta même dans un petit parc où trônait des balançoires pour enfant et y monta, chaussures à talon encore au pied et se balança comme une enfant, les yeux pleins de rire, tournés un peu vers les étoiles puis de plus en plus souvent vers Fred. Lui, ne se contenta pas de la regarder se balancer, il prit la seconde balançoire et lança un concours de “je vais le plus haut” suivi évidemment de “je saute le plus loin”. Sauf qu’avec ses talons, Célia n’avait aucune intention de relever le défi. Elle le laissa s’élancer, atterrir. Seulement quand il revint vers elle, elle lui sauta dans les bras avec l’élan de la balançoire. Fred retomba en arrière, elle n’était pas lourde mais elle avait de l’élan et il ne s’y était pas attendu. Il s’avachit donc par terre, Célia allongée sur lui, vit quelques chandelles, mais surtout le doux visage de l’Elam Evir au-dessus de lui.

Il rit mais pas aussi fort qu’il l’aurait fait normalement après une gamelle pareille. Elle était nez à nez avec lui, riant aussi d’une manière assez similaire jusqu’à ce que ce rire s’évanouisse, alors qu’elle le fixait. Elle avait le souffle plus court qu’elle n’aurait dû. Elle avait cette expression un peu perdue aussi. Et surtout, elle n’avait pas bougé d’un pouce et ne donnait aucun signe trahissant qu’elle avait l’intention de le faire, alors qu’elle aurait dû se remettre debout. Fred avait le cœur qui battait trop fort dans sa poitrine. Sa main se leva sans lui demander son avis pour caresser la joue de Célia, mais il la retira rapidement, comme s’il s’était brûlé.

Célia… souffla-t-il, oubliant leurs couvertures. Je t’en prie, je… je ne peux pas te résister indéfiniment, si tu continues…

Elle cligna des yeux, comme réalisant ce qu’elle faisait et elle détourna les yeux, visiblement confuse tout à coup, et elle se redressa, les mains tremblantes.

Je… Fred… je…

Elle le libéra et s’assit au sol, juste devant lui. Elle semblait vraiment perdue cette fois. Fred se redressa.

Chh, ma belle, dit-il, lui prenant la main. Je ne te demande rien, tu fais ce que tu veux. Mais sois consciente de ce que tu me fais, d’ac ? Tu es une femme absolument splendide, intelligente, douée, et je ne suis qu’un homme.

Elle eut un air absolument adorable alors qu’elle le regardait à nouveau et qu’elle posa sa main sur la joue de cet homme.

Je ne sais pas ce que je veux. C’est bien là tout le problème. Ou en fait si, je sais dont j’ai envie, là, de suite. Mais j’ai peur que ça brise quelque chose entre nous.

Elle eut un air désolé alors que sa main restait sur sa joue.

J’ai peur de faire une bêtise.
J’ai exactement les mêmes craintes, Célia, lui avoua-t-il avec un sourire. Je t’aime, ma belle, et j’aime ce qu’on a pour l’instant. J’ai envie de voir si ça pourrait marcher, mais pas au prix de notre amitié. On peut… continuer doucement ? Voir où ça nous mène ?

Elle eut un large sourire.

Oui, doucement.

Et c’est ce qu’elle fit à la lettre, approchant son visage du sien pour venir enfin lui donner ce baiser qu’elle voulait lui offrir. Un baiser tout en douceur, sage et pourtant sincère. Fred le lui rendit sans pousser les choses, déjà surpris qu’elle l’embrasse, pensant qu’elle saisirait l’opportunité pour reprendre leur danse incertaine. Il fut obligé de mettre fin au baiser.

Je suis en train de pourrir mon smoking, et on en a encore besoin, sourit-il en lui caressant la joue.

Elle se redressa pour l’aider à se relever, riant à moitié.

Ma robe n’apprécie pas non plus. Et je n’en ai pas d’aussi belle de rechange.

Une fois debout, elle suivit une nouvelle envie et elle vint se blottir contre Frédéric pour un câlin, pour encore un peu de douceur qu’elle avait l’impression de ne pouvoir trouver qu’avec lui depuis bientôt un an. Fred la garda contre lui, même après, un bras autour de ses épaules pour rentrer. Il confierait leurs tenues à la réception le lendemain, pour qu’elles soient impeccables pour le soir de la fête. En attendant, demain était plutôt libre, à part le repérage prévu. Et en attendant ledit lendemain, il restait la nuit.

C’est rapidement qu’ils se retrouvèrent dans cette chambre à ne plus trop savoir quoi faire face à ce grand lit qu’ils devaient partager. Ils dormaient ensemble depuis des mois maintenant, et pour la première fois, ils se sentaient gêner de le faire. Célia avait quitté sa robe pour un déshabillé aussi joli que sage mais court, avait ses cheveux bruns qui cascadaient sur ses épaules et ses yeux bleus qui n’arrivaient pas à quitter Fred plus d’un instant. Elle était nerveuse. Au point que finalement, elle se mit à rire.

Je me sens ridicule.
Je te confirme, on l’est, rit-il. Ça fait des mois que tu viens dormir avec moi, je ne vois pas pourquoi on se prend la tête.

Il s’allongea et tendit le bras vers elle pour qu’elle prenne sa place contre lui.

Aaah, je sais, c’est parce qu’il manque Rogue, notre routine est rompue !
Oui, notre boule de poil préférée qui doit faire les yeux doux à tout le camp pour avoir un rab’ du dîner ou des grattouilles.

Elle glissa alors dans le lit et se blottit contre Fred comme elle le faisait d’habitude.

Je le soupçonne d’ailleurs d’avoir réussi à amadouer Eagle.

Fred ricana.

Oh, le miraaaacle… plaisanta-t-il, fermant les yeux.

Il était bien, là.

Bonne nuit, Célia.

Il put sentir qu’elle se détendait enfin réellement à ces derniers mots. Elle se tourna juste assez pour le regarder.

Bonne nuit, Frédéric.

Elle laissa sa tête retomber contre son épaule, fermant les yeux pour dormir en paix, comme à chaque fois qu’il était là. Fred la regarda dormir un moment avant de l’imiter, plutôt satisfait.

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14 Comments

  1. Ouh ! Ravi de voir la suite se profiler ! (Comment ça je me pointais tous les vendredis pour voir si la suite était en ligne ? xD) En tout cas, j’ai beaucoup apprécié ce chapitre-ci, et je dois admettre que je suis curieux de savoir comment les choses vont se profiler à l’horizon pour ces deux-là. Moi qui suit un fan inconditionnel de Fred, me voilà servi ! (Mais bon, j’ai comme l’impression que je vais être un peu tristoune pour lui xD)

    En tout cas, ça fait plaisir de pouvoir te lire à nouveau !

    A.

    P.S : Une seule remarque pour le texte les « accras un peu gros gras » , j’imagine qu’elle les trouvait un peu trop gras. =P

    • Vyrhelle

      16 mai 2017 at 18 h 10 min

      Oh la jolie faute XD, je vais corriger ça de suite. Sinon pour Fred, sans spoiler, ton intuition est assez bonne. Mais comme on dit, les histoires tranquilles où il ne se passe rien sont rarement de bonnes histoires.

  2. Deux petits trucs vu pendant la lecture…
    – « J’ai un faim de loup. Ils ont quoi sur leur carte ? » -> unE faim de loup..
    – « Il put sentit qu’elle se détendait enfin réellement à ces derniers mots.  » -> il put sentiR…

    Voilà voilà… et comment dire… Trop contente de les retrouver et de pouvoir lire un nouveau chapitre !!! Merci !!
    Puis ce Fred vraiment.. trop.. trop quoi ! ^^

    • Vyrhelle

      15 mai 2017 at 10 h 50 min

      Voilà, c’est corrigé. Et je vais essayer de reprendre le rythme. Je ne pense pas que je serai aussi assidue, avec un chapitre chaque vendredi, mais je vais essayer d’en faire un par semaine/ semaine et demi. En gros, je m’occupe de Tango dès que j’ai fait mon quota sur mes planches XD

      • C’est un compromis qui devrait convenir aux plus impatients à te lire ! Perso je comprends qu’il y ait des priorités, mais j’avoue que j’ai été bien heureuse de voir la publication annonçant un nouveau chapitre ! Tu trouveras un équilibre qui te convient, j’en doute pas…

        Bon et sinon… Sean pendant tout ce temps là… fait quoi ? lol ^^
        Dis, je me demandais.. en regardant à nouveau cette belle image.. il est si grand que cela Fred par rapport à Célia ?

        Hâte de te relire… mais trop contente aussi que les planches avancent ! 🙂
        Courage et motivation ! et repos aussi entre deux ! ^^

        • Vyrhelle

          15 mai 2017 at 23 h 38 min

          Je vais faire de mon mieux en tout cas ^_^
          Sinon, oui, Fred est grand, alors que Célia ne porte pas des talons uniquement pour le style… 😛 J’avais essayé de le montrer dans les autres illustrations où on les voit tous les deux. Mais c’était peut-être pas aussi flagrant qu’ici.
          Quant à Sean, c’est normal qu’on ne sache pas grand chose pour le moment. On l’apprendra le moment venu 😉

          • Dans les autres images, cela m’avait moins sauté aux yeux cette différence de taille, j’avoue, là je me suis dit « mince, petite, elle a pas mangé assez de soupe Célia ! » :p Ou ce sont les autres qu’en ont mangé trop ! Mais bon l’image est magnifique dans tous les cas.

            Bon je ronge mon frein pour Sean.. on saura un jour, on saura ! xD
            En attendant, sont mignons ces deux là. 🙂

            • Vyrhelle

              16 mai 2017 at 18 h 08 min

              Fred est pourtant du genre à préférer les burgers à la soupe, mais il a dû abusé d’un truc ou l’autre, parce que mister fait pas loin de 2m, quand Célia ne fait pas son 1m60.
              C’était pas vraiment bien défini au départ de l’histoire, mais j’aime bien cette différence de taille un peu décalée. Ça fonctionne bien sur ces deux perso. ( Oui, Fred est plus grand que Sean !! Niark niark niark )
              Et pour Sean, y’aura tout un passage rien qu’avec lui pour compenser, mais faudra attendre un peu 😉

  3. ça m’avait manqué!!!!
    Notre petit duo est enfin de retour!! Graouuuu!!!

    • Vyrhelle

      15 mai 2017 at 0 h 12 min

      J’espère que j’aurais pas découragé trop de monde en tardant autant à reprendre la publication. Mais rien à faire avant, j’arrivais pas à trouver le temps de m’y remettre T__T

      • Ce sont des choses qui arrivent. Je pensent que les gens qui suivent des histoires en cours sur internet sont habitués à ce qu’il y ‘ait des délais, même avec les plus réguliers, il y a toujours un moment où il y a un imprévu quelconque.
        Il y’aura peut-être quelque lecteurs qui se perdront en route, mais je pense que se sera seulement ceux qui n’ont qu’un intérêt modéré pour l’histoire. Les autres y erviendront aisément, tant que tu ne nous abandonne pas complètement pendant des mois et des mois! ^^

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