Le temps d'un tango

Fanfiction par Vyrhelle et A. Conroy

12 août 976

Après une leçon de théorie intéressante mais ardue sur la force de Coriolis, un coursier, un Coureur Echo venu de Phoenix, fit son apparition à la ferme, à l’heure du déjeuner, et remit à Célia une lettre cachetée arborant les armoiries des Avonis. La cire en était d’un inhabituel gris bleu avec le dessin d’une fine tête de loup stylisée, une flèche prisonnière de ses crocs, sur un large flocon de neige où s’entrecroisaient une épée et un arc. Peu surprise de ce courrier dont Nathan était coutumier, elle remercia le coursier et ouvrit le pli sans hésiter. En premier lieu, son frère lui reprochait évidemment de ne pas avoir écrit depuis la nouvelle de son admission, environ deux mois auparavant, quand, lui, donnait des nouvelles. Après la deuxième page, Célia soupira. Comme toujours, Nathan écrivait par feuillets entiers mais cette fois, elle sentait bien qu’il tournait autour du pot. En tout cas, encore plus que d’habitude. Elle sut pourquoi en page cinq : leur mère allait mieux, une rare rémission, et elle demandait à la voir. Il n’en fallut pas plus pour que Célia se retrouva face à maître Zelk pour lui annoncer qu’elle serait absente quelques jours.

– Vous vous doutez que je ne veux prendre aucun retard dans mes cours. Du coup, que pourrai-je faire pendant mon déplacement pour compenser mon absence ?

Zelk apprécia la démarche et le lui dit, même si son visage resta toujours aussi fermé et impénétrable que d’habitude.

– Continuer de tirer autant que possible. Travaillez vos distances. J’approfondirai les utilisations des viseurs de nuit, alors si vous avez l’occasion de les étudier, faites-le.
– Je prendrais mon matériel avec moi dans ce cas. Vous me donnerez du travail supplémentaire en rentrant si vous le considérez nécessaire. En attendant, je dois prendre congé au plus vite. Le domaine de ma famille n’est pas à côté.

Elle salua le Magister et fila dans sa chambre pour rassembler son matériel de tir. Le reste, elle n’en avait pas besoin. Elle savait qu’elle ne prendrait sa moto que pour rejoindre l’Aérofaille de Phoenix et de là, monter dans le premier transporteur dans un vol direct pour le grand Comté de Trapeglace, au nord-ouest duquel se trouvait les Terres Avonis. Elle ne prendrait pas le luxe de plusieurs jours de voyage en moto quand elle ne savait pas combien de temps sa mère irait mieux. Alors pas la peine d’affaires de rechange ou de sac de voyage. Pas quand elle serait au domaine familial le lendemain matin.

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13 août 976

C’est sous un soleil déjà haut et puissant d’une journée de fin d’été que Nathan accueillit sa sœur d’un sourire, campé sur la dernière marche du grand escalier de la demeure Avonis qui les avaient vus se séparer quelques semaines plus tôt. Derrière, le taxi qui avait amenée Célia de l’Aérofaille jusqu’au domaine, repartit aussitôt.

– Je savais que tu serais là au plus vite, dit le jeune homme en l’embrassant sur la joue quand Célia fut à sa hauteur. Viens, elle est ici. Je l’ai faite sortir de la maison de soins, sa bonne santé est trop rare pour qu’elle n’en profite pas chez elle. Madame Esmé essaye de la faire doubler de volume, je crois.

Évidemment, Nathan n’avait pas laissé leur mère seule, mais sous la vigilance tranquille et discrète de Sinaï, et quand ils entrèrent dans le salon, Célia se raidit imperceptiblement. Elle avait toujours du mal à appréhender ce nouveau venu. Nouveau venu car en devenant du Haut-Rang d’Ange, quelques mois plus tôt, Nathan avait vu une partie de sa Symbiose se matérialiser en un être qui lui ressemblait trait pour trait physiquement : Sinaï, son Incarna. Ça n’avait rien de rare ou de surprenant, c’était le lot de tout Haut-Noble sur la Voie de L’Archange, seulement, voilà, Célia ne se faisait pas à ce jumeau qui n’en était pas un. Il était là, avec Sarah Elinor, comme une ombre pourtant protectrice, mais Célia le dévisageait avec nervosité et avec l’impression d’être la seule à qui ça posait problème. Au moins, Madame Esmé était là aussi, veuve malgré ses à peine trente ans, cuisinière de la famille depuis bientôt une décennie, avec son éternel tablier blanc, sa robe noire, son chignon de cheveux bruns, ses joues roses et son air toujours avenant.

– Mademoiselle, vous êtes rentrée ! sourit-elle en serrant ses mains devant elle, un geste d’émotion réelle d’une femme qui avait vu grandir les enfants Avonis.

Dans son fauteuil, un châle épais sur les épaules, Sarah Elinor Avonis Elam Evir, Baronne de Trapeglace, tendit la main vers sa fille.

– Cordélia, dit-elle avec un sourire doux et fatigué, de ce doux filet de voix que le fort accent Elam Evir rendait un peu chantant.

Célia se précipita aussitôt sur la main tendue malgré la proximité de Sinaï.

мать , souffla-t-elle dans sa langue maternelle en saisissant cette main trop fine et trop blanche à son goût.

Elle se retrouva agenouillée devant sa mère, lui souriant avec toute la tendresse dont elle était capable. Célia adorait sa mère. Au point qu’elle et Nathan étaient bien les seuls qui pouvaient l’appeler Cordélia, sans que la jeune femme n’y trouve à redire. Mais elle se sentait incapable de la prendre dans ses bras, comme on n’ose se saisir d’un cristal déjà fendu. Sarah Elinor n’avait pas cinquante ans et pourtant, elle avait le visage marqué, le teint cireux et était si maladivement maigre qu’elle semblait avoir déjà un pied dans la tombe. Même sa chevelure rousse, dont avait hérité ses propres enfants, s’était ternie alors qu’elle la cachait la plupart du temps sous le voile noir de son veuvage. Ses yeux bleus n’avaient plus aucun éclat.

– Je suis venue dès que j’ai reçu la lettre de Nathan disant que vous alliez mieux, continua Célia. Je suis si heureuse de vous voir !

Elle ne résista pas à une caresse sur la joue blanche de la mère aux yeux si cernés. Le sourire de Sarah se fit plus marqué.

– Et moi de te voir sourire, la mort de ton père t’avait volé ta bonne humeur.

Ainsi qu’une grande partie de la santé de sa femme.

– Raconte-moi ce que tu fais, Nathan me dit que tu es à Phoenix ?

Célia prit le temps de prendre une chaise et oubliant le reste du monde, s’assit pour n’être plus là que pour sa mère, prenant sa main dans la sienne, d’un indispensable contact physique quand Célia n’osait faire plus.

– Je prends des cours de perfectionnement en tir. J’ai réussi à être prise chez le meilleur de tous les Magisters de la capitale !

A l’évidence, ces cours n’étaient pas étrangers à sa bonne humeur retrouvée et Sarah en poussa un soupir tragique, mais elle souriait quand même, ce qui lui apportait quelque chose de plus vivant dans le regard.

– Toi et tes fusils… je suis fière de toi. Mais oserai-je te demander s’il y a un charmant jeune homme quelque part dans ce beau tableau… ?

Ce fut à Célia de soupirer. Combien de fois l’avait-elle entendu cette question à laquelle elle avait toujours répondu par la négative, même quand elle avait eu des petits-amis ? Elle savait que sa mère espérait bien plus que de simples flirts derrière son éternelle question. Mais contre tout attente, et de sa part la première, cette fois, Célia répondit quelque chose de surprenant.

– Peut-être, laissa-t-elle échapper.

Elle regarda sa mère et finalement, réalisant que ça ne lui coûtait pas grand-chose, elle lui mentit.

– En fait, oui, ça se pourrait bien. Comme quoi, je ne suis pas si perdue comme fille que vous pourriez le penser.

Sarah Elinor en eut un très large sourire qui illumina son visage même si derrière elle, Nathan fronça les sourcils. Pardooon ? Mais le sourire de leur mère valait tous les mensonges du monde.

– Vraiment ? Oh, Cordélia… je n’ai jamais pensé que tu étais perdue. Tu devais juste attendre un peu. Raconte-moi…

La jeune femme se mit à rougir, aussi bien de malaise qu’en réponse au regard de Nathan. Du coup, un peu déstabilisée, elle chercha ses mots qui furent certainement inspirés par ce qui s’était passé au Manoir Moonshade, moins d’un mois plus tôt.

– Il est élève avec moi aux cours de Maître Zelk, et je dois avouer qu’il ne sait sûrement encore rien de ce que je ressens.

Célia se gratta la tempe. Tout ça la gênait finalement plus qu’elle ne l’aurait cru mais un seul regard vers l’expression de sa mère la confortait dans l’idée qu’elle avait bien fait.

– Il est Haut-Noble, c’est un très bon parti. Mais il est plus jeune que moi. Et j’avoue que ça me dérange un peu.

Là au moins, comme ça, elle ne mentait pas. Sarah eut un soupir attendri.

– Oh, si c’est un Haut-Noble, quelques mois tout au plus et tu ne verras plus la différence d’âge. C’est le lot des Nobles d’un certain Rang d’être adultes et matures plusieurs années avant les autres. Regarde ton frère, il ne fait pas ses quinze ans. Ni toi, tes dix-huit.

Déjà, Sarah rêvait un peu.

– Mais décris-le moi, красный. Comment s’appelle-t-il ? dit-elle, ses yeux se fermant.

Célia fronça les sourcils. Elle n’aimait pas voir sa mère fermer les yeux parce que c’était sûrement déjà de fatigue. Elle en serra un peu plus ses mains autour de la sienne.

– Sean. Il est à peu près de la taille de Nathan. Mais plus élancé. Les cheveux noirs avec de très beaux yeux bleus tirant sur le gris. Il fait terriblement sérieux la plupart du temps, compléta-t-elle dans un demi-rire. Assez réservé et mesuré. Tout l’inverse de moi en somme.

Elle eut une expression plus triste.

– Il vous plairait, j’en suis sûre.

Sarah sourit doucement.

– Mmmh… Les contraires s’attirent… tu me le présenteras, Cordélia, aussi sérieux soit-il, je ne donnerai pas ma bénédiction à n’importe qui pour la main de ma fille.

Elle appuya sa tête contre le dossier du fauteuil.

– N’est-ce pas, Hughes ? Oui…

Célia écarquilla les yeux et sentit tout son sang quitter le haut de son corps à l’énonciation du prénom de son père défunt. Mais elle se reprit aussi vite que possible.

– Je vous le présenterai, promit-elle contre toute logique et se mettant elle-même dans une drôle de situation.

Mais les paroles de Sarah Elinor l’avait complètement bouleversée. Qu’allait-il advenir de sa douce mère si elle croyait encore que son époux était là à l’écouter ? Célia portait sa main dans ses lèvres. Nauséeuse.

– Mmh mmh… murmura Sarah, somnolant déjà.

Nathan caressa les cheveux de leur mère.

– Vous fatiguez, мать, allez vous reposer avant le repas, dit-il tendrement, laissant Sinaï l’accompagner dans sa chambre.

L’incarna dut la porter et le duo disparut pour monter à l’étage des chambres alors que Nathan soupira longuement. Quant à Célia, elle était au bord des larmes. Toujours assise, elle tourna la tête vers son frère et elle se sentit encore plus désarmée.

– Depuis quand Nathan ? Depuis quand a-t-elle oublié que père est… ?

Nathan secoua la tête.

– Elle n’a pas oublié, Cordélia, elle… quand elle est fatiguée, parfois, son esprit s’embrouille. Elle m’a déjà confondu avec Père, ou parlé comme si j’avais cinq ou six ans…

Célia baissa la tête et passa une main tremblante sur son front. Avant de se lever, les jambes mal assurées et venir lentement tout contre son frère, se pelotonnant dans ses bras.

– Elle ira vraiment mieux quand elle sera moins fatiguée ? hasarda-t-elle dans un murmure.

Nathan la serra contre lui, appréciant ce geste de réconfort tout autant que sa sœur.

– Pour l’instant, c’est le cas, Cordélia. Mais ses deux âmes ont souffert et souffrent encore, et… peut-être qu’au fur et à mesure… Je crains le jour où je regretterai qu’elle ait survécu à père, souffla-t-il avec émotion.

Célia ferma les yeux et serra les poings à s’en enfoncer les ongles dans la paume, parce qu’il disait tout haut ce qu’elle pensait tout bas. Que deviendraient-ils si cela arrivait ? Ils seraient alors seuls au monde. Les derniers Avonis encore en vie et cette perspective lui donnait le vertige. Une si grande Dynastie… Il n’en restait presque plus rien finalement. Des titres, des terres oui. Mais humainement, ils n’étaient plus que trois. Et bientôt plus que deux.

– J’ai menti, Nathan. J’ai menti… avoua-t-elle bientôt à celui pour qui elle n’avait aucun secret.

Nathan la berça doucement.

– Je m’en suis un peu douté, tu semblais décrire l’homme dont elle a toujours rêvé pour toi… Mais qu’arrivera-t-il si elle veut le rencontrer ?

Célia soupira.

– Sean existe. Ce n’est pas sur son existence que j’ai menti… Donc si vraiment ça peut l’aider un peu, on pourra toujours lui demander de jouer le jeu. Enfin peut-être.

Elle posa son front contre l’épaule de Nathan.

– J’ai fait une bêtise, je crois. Enfin, je n’en sais rien.

Nathan soupira.

– Non, je ne pense pas que vouloir réaliser un de ses espoirs soit une erreur. J’espère juste que ça ne se retournera pas contre toi.

Célia leva le nez et sourit sans beaucoup de conviction à son petit frère.

– Je suis bien plus à même de savoir encaisser les retours de bâton. Si ça peut lui faire plaisir et redonner un peu d’éclat à ses yeux tristes, c’est tout ce qui compte.

Elle eut alors une grimace plus dans ses attitudes habituelles.

– Sean va me le faire payer cher… mais cher… Alors si on pouvait éviter de l’impliquer tout de suite…

C’est alors que l’estomac de Célia se manifesta de la manière la moins discrète possible.

– Mais pitié, que madame Esmé me sauve, je meurs de faim !
– Je te retrouve enfin, sourit Nathan. Viens, il reste des hjortebakkels

Nathan savait à quel point la simple évocation des beignets Elam Evir que préparait Madame Esmé avait un effet magique sur sa gourmande de sœur. Au point qu’elle le tira presque par le bras pour qu’ils arrivent plus vite à la cuisine où les attendaient déjà gâteaux et chocolats.

Le séjour de Célia chez elle ne dura au final que quelques jours à peine, mais furent éprouvants. Si durant deux jours, Sarah fut très proche de son caractère habituel, sa fatigue se manifesta de plus en plus dans les jours suivants, la maladie sapant ses forces et embrouillant ses pensées. Nathan trouva des diversions à plusieurs reprises, jonglant trop bien avec les divagations parfois très déstabilisantes de leur mère. Mais Célia n’avait pas les talents de son frère et finit par passer le plus clair de son temps dehors pour ne pas réellement voir l’ineffable vérité. Au bout du cinquième jour, Nathan la rejoignit dans les jardins à l’arrière de la maison, alors que sa sœur s’entraînait au tir.

– Elle ne quittera plus son lit avant des semaines, Cordélia. J’ai pris des arrangements pour qu’elle n’ait pas à retourner à la maison de soins, mais tu devrais repartir pour Phoenix, tu ne peux pas risquer de perdre ton apprentissage. Tu t’en voudrais.

Célia en était malheureusement arrivée à la même conclusion, et ce qui la faisait rager, voire véritablement bouillir, c’était qu’avec leurs Rangs de Puissance respectifs, aussi élevés fussent-ils, que malgré leur fortune, leurs relations, ils ne pouvaient rien pour aider leur propre mère. Aucun Art ne fonctionnait, aucun traitement, aucun soin. Au point que Célia passait sa rage sur de pauvres cibles de paille qui n’avaient rien demandé, afin de tromper sa frustration. Elle n’avait pas de Sean sur qui taper et Nathan, bien que de Rang équivalent au jeune Moonshade, n’était pas un combattant. Quand elle eut fini de vider son chargeur, elle se redressa vers son érudit de frère, les doigts crispés sur son fusil.

– Je pars dans l’heure si tu n’y vois pas d’inconvénient. Je ne supporte plus de la voir comme ça, avoua-t-elle.
– Je sais, révéla-t-il. N’oublie pas de lui écrire, Cordélia, elle est malade, pas idiote et tes lettres la feront sourire.

Célia acquiesça de la tête, même si elle savait qu’elle allait devoir mentir à nouveau dans ces courriers. Mais elle se promit d’être plus assidue dans sa correspondance, tâche où elle était mauvaise élève. Pour sa mère, déjà. Mais aussi pour Nathan qui n’avait pas très bonne mine. Elle caressa le visage un peu terne de son frère où restaient encore quelques traits adolescents en lui souriant doucement.

– Prends soin aussi de toi, hein. Tu es un Ange, pas immortel. Et je sais que tu n’es pas du genre à ménager tes efforts.

Elle le serra contre elle.

– Tu es le meilleur frère du monde, tu le sais ça ?

Elle ne lui laissa pas l’occasion de répondre et fila droit à sa chambre, récupéra quelques maigres affaires, en plus de son attirail de sniper.

Une heure plus tard, elle montait à bord du transporteur familial, posé sur le parterre circulaire qui servait de piste d’atterrissage et que le chemin de gravier de l’entrée du domaine sertissait. Cette installation et l’appareil qui y trônait à présent avaient été, quelques années plus tôt, une petite folie du feu Baron pour contrebalancer le style de vie trop Elam Evir du domaine. Hughes Avonis était Shaïness… Célia monta donc à bord et rejoignit Ismaël, un des serviteurs permanents de la famille, à l’avant de l’appareil. L’homme d’une petite cinquantaine d’années, aux cheveux et à la barbe poivre et sel, se concentrait sur les réglages de l’engin pendant que la jeune femme enfila le casque de copilote. Bientôt assise à côté de lui, Célia n’avait dit au revoir à personne, ne s’en sentant pas la force, même si elle avait senti le regard de Nathan la suivre depuis l’une des fenêtres de l’étage des chambres. Elle fuyait, comme un peu trop souvent depuis la mort de leur père. Mais elle avait beau s’en vouloir, c’était plus fort qu’elle. Cachée derrière la visière de son casque, elle se permit quelques larmes. Ismaël ne fit pas de commentaires tout le long du trajet de plusieurs heures qui les mena à Phoenix, laissant Célia à sa morosité. Affichant la peau mate des hommes ayant vécu en extérieur presque toute leur vie, des yeux noirs, des épaules larges et surtout le visage barré d’une profonde cicatrice, le khyan était un vétéran du Front des Immortels revenu sur les terres de son enfance pour y passer une retraite méritée et qui se contentait sans mal d’un rôle d’homme à tout faire des Avonis pour servir de pilote dès que l’occasion se présentait. Ne serait-ce que pour continuer à pouvoir mettre les mains sur les commandes de ce genre d’engin Shaïness qu’il n’aurait jamais les moyens de se payer. Du coup, l’ancien soldat connaissait toute la famille depuis plusieurs années et en déposant celle qu’il avait vue devenir une belle jeune femme à l’Aérofaille de Phoenix, il serra brièvement son épaule. Il n’était pas un homme de beaucoup de mots mais l’essentiel passa. Célia parvint à lui offrir un petit sourire pour sa sollicitude, avant de filer retrouver sa chère moto.

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4 Comments

  1. Wow ! Je viens de tout dévorer, c’est super ! Rah, frustration frustration quand tu nous tiens…

    Vraiment, une très bonne histoire, des personnages bien menés et maîtrisés, la lecture est très agréable.

    Sans grande originalité… vivement la suite !

    • Vyrhelle

      13 mars 2016 at 17 h 56 min

      Je dois avouer que ton commentaire fait très plaisir à lire. Comme on en est qu’au début de l’intrigue, c’est difficile de se rendre compte de l’impact des personnages sur les lecteurs. Ou même d’être juste objectif sur la narration. C’est rassurant de le lire directement d’un lecteur ^_^
      Et promis, la suite arrive !

  2. Rahhhh … ça s’arrête trop tôt !
    Vivement la semaine prochaine ^^

    • Vyrhelle

      11 mars 2016 at 18 h 46 min

      J’avoue que les chapitres ne sont pas très très longs. Mais comme ma co-auteur les traduit en anglais à côté, je veux pas la noyer sous le boulot. Et ça fait plus d’images au final 😛

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