Le temps d'un tango

Fanfiction par V. Gomez et A. Conroy

13 mai 978

Durant trois jours entiers, Nathan fut pratiquement attaché à la hanche de Célia, ne la quittant que pour aller se laver, dormant près d’elle, la gardant toujours dans son champ de vision. Il veillait sur elle avec quelque chose d’encore plus désespéré que lorsqu’il veillait sur leur mère. Cette nuit-là, alors que les efforts de son frère commençaient à l’apaiser, Célia rêva pour la première fois depuis son réveil à l’hôpital. Elle était de nouveau dans la salle de bain, mais hors de la baignoire, nue, trempée, transie de froid. Sean la tenait contre lui, il était couvert de sang et elle sentait le liquide épais et chaud couler contre sa peau. Il avait les mains autour de son cou, mais ne serrait pas, il l’embrassait… Non, il soufflait de l’air dans ses poumons.

29-cauchemarCélia, Célia, je t’en supplie, ne meurs pas, reviens… répétait-il, une lueur turquoise se diffusant comme un halo près d’elle, contre sa gorge. S’il te plaît, mon amour, je ne me le pardonnerai pas…

Sa respiration était sifflante, il était pâle comme un mort et ne s’occupait pas de ses blessures, que d’elle… Jusqu’à ce qu’il s’effondre lourdement sur elle.

Mort.

Célia se leva d’un bond en respirant à plein poumon l’air qu’elle avait l’impression de n’avoir plus inspiré depuis de longues minutes. Perdue, elle regarda autour d’elle.

Sean ? Sean ?! se mit-elle à crier de plus en plus fort. SEAN !!

Nathan se réveilla en sursaut.

Cordélia ? Cordélia, qu’est-ce qu’il y a ? Tu es à la maison, Cordélia, c’est juste un cauchemar… comprit-il en l’attirant contre lui. Mais elle restait encore entre rêve et réalité.
Il m’a sauvée, c’est lui qui m’a sauvée, mais il va mourir, il est mort !! Non, Sean, pas mon Sean !!

Nathan n’arrivait pas à la calmer.

Cordélia, je t’en prie, ce n’était pas réel, il est vivant, je te le promets, je l’ai vu ! Je t’en prie, сестренка, ce n’était qu’un cauchemar…
Mais Nathan, il y avait du sang, tellement de sang… dit-elle, les mains crispées dans ses cheveux.

Puis elle sembla se calmer, faisant visiblement un peu plus la part des choses. Elle se recroquevilla contre Nathan.

Je ne veux pas le perdre Nathan… Je ne veux pas…

Nathan soupira.

Je sais, Cordélia. Mais… tu sais, vous me faites peur. Tu as l’intensité de мать, absolue dans tout ce que tu fais… j’ai peur, сестренка, que vous soyez toxiques l’un pour l’autre.

Célia en eut le visage déformé par la douleur.

Ne dis pas ça, Nathan. Je t’en supplie… C’est les menaces autour de nous qui nous empoisonnent. Pas l’amour que l’on a l’un pour l’autre !

Nathan lui embrassa le front.

D’accord, mentit-il, incapable au fond de se laisser convaincre, même devant l’air désespéré de Célia.

Pour le jeune baron, Sean Moonshade avait intérêt à tenir sa promesse et disparaître de la vie de Célia ou, Moonshade ou non, ce serait lui qui irait tuer le Shaïness. Célia ne dit plus rien et finalement se rendormit, encore fatiguée, comme si elle n’avait pas dormi depuis des mois. Elle ne se réveilla que le lendemain en milieu d’après-midi pour enfin sembler aller un peu mieux. Elle réussit même à manger quelques petits pains qui sortaient du four et un peu de confiture. Il faut dire que leur odeur avait envahi toute la maison, un exploit dont madame Esmé était très fière. Surtout quand elle vit enfin Mademoiselle Célia manger quelque chose. Nathan en soupira de soulagement, craignant de voir Célia suivre le chemin de leur mère.

Que veux-tu faire, aujourd’hui, сестренка ? demanda-t-il quand elle eut terminée.

Pensive avec, chose surprenante, un livre sur les genoux, elle regarda par la fenêtre.

Quel jour sommes-nous ? demanda-t-elle d’une voix un peu lasse. Il n’y a pas le marché au village aujourd’hui ? Si c’est le cas, j’irai bien y faire un tour. Prendre un peu l’air. J’ai besoin de sortir de la maison.

Nathan hocha la tête.

Effectivement. Bonne idée.

Elle aurait pu lui demander un saut en parachute, une virée en moto, à lui qui refusait de monter dessus, d’aller faire un château de cailloux dans le jardin comme quand ils étaient enfants, tout aurait été une bonne idée si ça changeait celles de Célia. Deux heures plus tard, ils se retrouvèrent à errer entre les étales du marché, avec devant eux, une Madame Esmé énergique qui en profitait pour faire des courses. Avec le retour de Célia et son manque d’appétit, la cuisinière qui approchait la quarantaine avait bien l’intention de lui faire tous ses plats préférés, y compris les friandises et desserts auxquels la jeune femme ne résistait jamais. Mais comme le voulait la tradition, le trio était tout de noir vêtu, et bon nombre des habitants, qui dépendaient de la baronnie Avonis, s’étalèrent en saluts sombres et sincères condoléances, qui ne furent pas pour égayer la journée. Au bout d’une heure, Célia montra des signes de nervosité qui les obligèrent à quitter les lieux. Pourtant, son seul achat fut pour un bouquet de fleurs et Nathan comprit aussitôt leur prochaine destination.

Ils marchèrent pour rentrer au domaine, Célia refusant d’utiliser chevaux et attelage, dans une économie de paroles qui fit fuir Madame Esmé vers sa cuisine dès qu’elle en eut l’occasion. Quand frère et sœur furent devant le caveau familial, ils n’en furent que plus silencieux encore. Célia entra dans la petite bâtisse, déposa ses fleurs et ne s’y attarda que le temps d’un recueillement douloureux. Puis elle sortit à grandes enjambées et ne s’arrêta que pour s’asseoir sur les premières marches du grand escalier de la maison, à une centaine de mètres de là. Elle ne pleurait pas, mais son regard était plus lointain que jamais. Alors quand elle parla enfin, Nathan en fut presque surpris.

Elle est heureuse à présent. Elle attendait ça depuis des mois. Maintenant, elle est en paix, nos ancêtres prennent soin d’elle et père doit déjà être à ses côtés.

Un discours peu courant dans la bouche d’une Fardenmorienne. Nathan devait d’ailleurs admettre, qu’en parfait Fardenmorien, lui et le monde Céleste… Il était purement Quérulent et ne pensait que très peu au Monde suivant. Un autre, plus au fait de cet Autre Monde, aurait corrigé Célia, précisant que, leur mère étant Haut-Noble, elle était devenue un bébé sans souvenir, un nouveau-né Céleste, une Sir qui commençait une nouvelle existence. Et que leur père, mort à Phoenix, ne devait être qu’un petit garçon de deux ans qui grandissait loin du pendant Céleste de Trapeglace. Nathan se contenta de hocher la tête, maladroit.

Je l’espère, dit-il pour ne pas rester silencieux.
C’est ce qu’elle espérait l’été dernier. Elle m’en avait parlé. Comme elle est partie alors qu’elle était dans notre maison, elle avait sans doute raison.

Célia tourna les yeux vers son frère et, sans se lever, lui prit la main.

Tu la gardée ici jusqu’au bout. C’était courageux mais c’est la meilleure chose que tu pouvais faire pour elle.

Elle continua de le regarder.

Merci, Nathan. J’en aurai été incapable.

Nathan baissa les yeux et alla chercher du réconfort contre elle. Ces années de déclin n’avaient pas été faciles, sans Sinaï, il aurait probablement beaucoup moins bien tenu.

Je suis fatigué, Cordélia.

Elle passa un bras autour de ses épaules et le serra contre elle. Elle avait un petit sourire encourageant.

Je sais. Repose-toi, tu le mérites. Je suis là. Quelques jours, quelques semaines… Nous avons tous les deux besoin de répit.

Elle passa une main dans les cheveux roux et courts de Nathan et posa son front contre sa tempe.

Nous nous relèverons, comme toujours, младший брат.

Nathan soupira et s’accorda un moment d’égoïsme contre elle, prenant le réconfort offert.

LOGO PHOENIX copie

5 juin 978

Cela faisait maintenant quatre semaines que Célia était sortie de la clinique et si, pour tromper le deuil, une certaine routine s’était installée dans la vie au domaine Avonis, la jeune femme passait son temps à guetter elle ne savait quel Coureur Echo par la fenêtre, tout en tournant parfois comme une lionne en cage autour du seul téléphone de la grande maison. Mais rien, aucun signe de Sean. Célia en comptait les jours et après un nouveau cauchemar qui la réveilla en pleine nuit, elle n’y tint plus. Elle attendit que Nathan, qu’elle avait encore réveillé en sursaut, ne se recouche et elle quitta la chambre pour le salon.

Le feu crépissait toujours doucement à l’intérieur de l’âtre de la cheminée, car Célia restait continuellement frigorifiée comme si juin refusait de chauffer l’immense maison, maintenant qu’ils étaient moins nombreux d’une personne à y vivre. Une couverture sur les épaules, elle s’était assise dans le grand fauteuil qu’occupait généralement Nathan ou Sinaï. Le cauchemar, toujours le même, avait levé certains questions dans l’esprit de l’Elam Evir depuis qu’elle était moins choquée par les derniers événements. Elle ferma les yeux et elle se laissa tomber dans la demi-conscience de la transe…

Sean, dit une Célia un peu éthérée qui brûlait d’une faible flamme bleutée.

Le rêve devint immédiatement agressif. Célia en avait le plein contrôle mais Sean protégeait encore son esprit et ses secrets en essayant de terrifier les intrus. Un gigantesque dragon d’ombre et de métal rugit, le feu tourbillonnant à l’arrière de sa gorge. Elle s’y attendait. Comment aurait-il pu en être autrement ? Elle espérait qu’il se souviendrait…

Doucement, mon dragon. C’est moi, ta flamboyante, dit-elle avec calme sans bouger, les mains croisées sur son ventre.

Le dragon gronda mais, après de longues minutes, il disparut, laissant la place à Sean. Mais la carapace d’ombre et de métal ne le quitta pas. Célia resta aussi sans bouger pendant un long moment. Puis quand elle n’y tint plus, elle s’approcha de lui et glissa sa main dans la sienne.

Parle-moi Sean, fit l’apparition vacillante. Je ne peux te contacter que par les rêves… ne reste pas silencieux, s’il-te-plaît.

Sean soupira et serra la main de Célia.

Comment vas-tu ? demanda-t-il, la voix presque monocorde.
Je vais bien, répondit-elle avec un début de sourire. Physiquement, en tout cas, je vais bien.

Elle leva la tête, le regarda et leva une main pour glisser ses doigts le long de sa mâchoire.

Mais je ne suis vraiment inquiète que pour toi. Tu dois être tellement seul…

Sean lui fit un sourire douloureux.

En même temps, est ce que ce n’est pas mieux. Tu as failli mourir, Célia.

D’autres mots résonnèrent autour d’eux. *Tu es morte*

Par ma faute. Pour m’atteindre.
Non, Sean, protesta-t-elle aussitôt, sa flamme reprenant de sa force. Pas par ta faute, jamais, mon amour. Tu n’as pas choisi d’être une cible. Parce que si c’était ta faute, je serai aussi coupable que toi. De ne pas être assez forte pour me protéger moi-même. D’être restée aveugle aux menaces pour vouloir rester désespérément avec toi.

Elle inclina la tête sur le côté et elle vint l’embrasser du bout des lèvres.

Ils auraient aussi bien pu être envoyés par ceux qui s’attaquent à ma propre famille. Alors, non, ce n’est pas ta faute. Mieux, tu m’as sauvée.

Elle l’embrassa à nouveau, doucement.

Je vais rester à l’écart pour le moment. Que tu ne sois plus vulnérable à vouloir me protéger. Ici, j’ai Nathan, j’ai Sinaï. Je suis loin de tout. Loin de toi, mais…

Elle posa sa main sur son cœur.

Mais toujours là.

Sean ferma les yeux.

J’ai… trouvé mes réponses, dit-il à Célia.

L’homme du duo d’assassins n’était pas mort. Sean avait utilisé un autre Art de sa Gemme Interdite et secrète pour le plonger dans un état de mort apparente grâce à Cadavre Vivant, un Art que l’assassin ne contrôlait pas et ne pouvait donc pas cesser. Quand il était sorti de l’hôpital, il avait récupéré le “corps” et interrogé l’homme.

C’est mon père.

Cette fois, plus aucun doute. Célia leva un regard froid vers lui.

Alors tu seras bientôt orphelin, toi aussi… et tu retrouveras ta vie. Tandis que moi, je vais redoubler d’efforts pour retrouver la mienne.

Le masque de dureté se fendillait déjà et son regard se fit plus douloureux, au-dessus d’un sourire crispé.

Ma mère est morte, Sean. Ne m’abandonne pas toi aussi.

Sean sut aussitôt que c’était le moment. Celui de tenir la promesse faite à Nathan. Avec les mots bien choisis, il briserait le fragile pont entre Célia et lui. Juste quelques mots suffiraient… Mais devant ce visage, cette expression, les flammes douces de sa chevelure, la douceur de sa peau, il en fut incapable. Pire, il s’abandonna à une chute plus profonde encore et choisit de renforcer ce qui les liait, de s’assurer qu’elle ne le quitterait pas, en lui confiant un secret. Son plus lourd à porter, le secret de sa Dynastie.

Ne bouge pas, ma Célia, dit-il avant de sembler inexplicablement se troubler, comme une image floue.

Célia sentit le rêve lui échapper, comme si on la sortait de sa transe. Elle allait commencer à protester, se débattre à cette perspective, incapable de comprendre pourquoi elle perdait la maîtrise de son propre rêve symbiotique, quand, subitement, le lien entre leurs âmes fut plus fort que jamais. Elle n’avait plus le contrôle ! Plus exactement, elle n’avait plus le contrôle total : elle était autant dans le rêve de Sean qu’il était dans le sien.

Impossiblement, Sean utilisait Apparition de la Conscience.

Célia, d’abord surprise, reprit son calme relativement vite. Elle le regardait toujours, alors qu’il n’y avait qu’eux deux, seuls dans ce monde vide. Elle ne semblait pas si perplexe que ça, face à ce qui se passait. Car elle avait eu un cauchemar assez répété et quelques souvenirs bien précis qui soulevaient des questions sans réponses, et ce depuis assez longtemps pour lui laisser le temps d’avoir déjà compris certaines choses.

Apparition de la Conscience, Éclat, même Vitae et sûrement d’autres… Comment fais-tu pour utiliser des Arts qui ne devraient pas être à ta portée, Sean ?

30-le-secret-des-moonshadesSean lui adressa un mince sourire alors que l’image fugace d’une caverne sombre apparaissait, de minuscules diamants y scintillant.

Les seuls diamants Symbiotiques de tout Gaëon. La Gemme Interdite d’Hégémonie, héritage et secret des Moonshade. Elle brise les barrières des Maisons.

Entre autres.

Célia tourna la tête pour examiner le décor qu’avait choisi Sean, illustrant ses propos. C’était la première fois qu’elle entendait parler de diamants Symbiotiques. Ces propres gemmes étaient le zircon, l’opale noire, le quartz et la malachite. Jamais elle n’avait entendu parlé de diamants autrement que pour de simples bijoux. Jamais comme Gemme de pouvoir. Et pour cause, s’ils étaient capables de briser les barrières des Maisons, ça rendait cette Gemme terriblement puissante. Et digne de toutes les convoitises. Rien d’étonnant à ce qu’elle soit secrète et surtout Interdite. Elle regarda brusquement Sean par-dessus son épaule, alors qu’il était resté un peu en arrière.

Voilà pourquoi tu ne voulais pas que j’approche ton père… Il l’a porte aussi, c’est ça ?
Pire, nous l’avons tous les deux dans le sang. Imagines-tu l’effet de surprise d’un Shaïness capable d’utiliser Tourment ? Ou un Art Interdit complètement inconnu ? Exclusif à une autre Dynastie? Pouvant t’imposer les effets d’un Art que tu ne peux pas arrêter car tu ne le maîtrises pas ? Tuer mon père va me prendre des mois, peut-être plus d’un an car nous sommes à armes égales. L’idée qu’il t’approche…

Célia revint vers lui et prit le visage de Sean dans la coupe de ses mains, incapable de se priver de ces contacts tactiles, même innocents.

Chut, Sean. Vu que l’on peut se retrouver dans nos rêves, faisons croire que l’attaque nous a séparés. Quelle raison aurait-il de m’approcher encore s’il pense que je ne suis plus ta faiblesse ?

Elle posa ses doigts sur ses lèvres et regarda le plafond de la grotte chimérique.

Si je peux te parler, te sentir et t’aimer ici, dans ce monde, je peux être patiente. Restée loin le temps qu’il faudra.

Sean lui embrassa le bout des doigts.

Mentir pour mieux triompher… dit-il doucement.

Mais mentir à qui ? Au monde ? Ou à eux-mêmes ?

Embrasse-moi, Célia, j’ai besoin d’oublier le goût de tes lèvres gelées, sans souffle…

Elle s’exécuta aussitôt, laissant ses lèvres chaudes s’unirent aux siennes. Les flammes de son corps se mirent enfin à danser, leur reflet courant sur le corps métallique de Sean et dévorant une partie de son ombre. Célia était à nouveau passionnée, brûlante et surtout vivante. Elle se sentait emportée quand elle stoppa tout en regardant Sean avec des yeux ronds.

Le rêve !! Au camp !! Les draps rouges… Ce n’était pas un rêve ! C’était TOI !

Sean lui fit un petit sourire en coin et elle réalisa que c’était le premier vrai sourire qu’il lui adressait de la soirée.

C’est fort probable… admit-il, pas repentant pour un sou.

Elle lui fit les gros yeux, redevenant elle aussi bien plus elle-même que depuis des semaines entières. Elle lui pointa un doigt impérieux sous le nez.

Me refais jamais ça sans prévenir ! J’ai eu la honte de ma vie au matin. Les filles dans la tente se sont foutues de moi, parce que j’ai soupiré quand j’ai pas crié ton nom toute la nuit !! J’étais morte de honte !!

Sean lui mordit ledit doigt du bout des dents.

Est-ce ma faute si tu as rêvé si fort que ça a transcendé ton esprit ?

Un bras puissant s’enroula autour de sa taille.

Rêve ou non, tu étais si belle… Comment aurais-je pu m’en empêcher ?

Elle posa ses mains sur son torse, le dévorant des yeux, comme avant.

Était ? Parce que je ne le suis plus ?

Sean réalisa alors qu’elle n’était plus femme de flamme, mais de chair tout aussi ardente et qu’elle portait la lingerie qu’ils avaient achetée ensemble. Elle se recula, échappant à son étreinte, mais écartant ses bras gantés comme une invitation.

Ou peut-être était-ce parce que tu me préfères à ta merci ?

Sean n’était plus devant elle, il était derrière, juste en jean, la serrant contre lui et embrassant son cou.

Je n’ai jamais dit que j’étais exempt de défauts… Oui, je t’ai aimée, complètement à ma merci, te tirant soupirs, cris et gémissements… Ça n’avait pas l’air de te déplaire.

Elle en ferma les yeux alors qu’elle posait ses bras sur ceux de Sean.

J’ai adoré ça, soupira-t-elle.

Elle tourna assez la tête pour le regarder, se fondant déjà contre lui.

J’en veux encore…

Sean sourit contre son cou.

Tes désirs, mon amour…

Le lit réapparut, les liens, les bougies, alors qu’ils s’embrassaient, chutant sur les draps de soie. S’aimer sans conséquences, sans danger… Un rêve, dans tous les sens du terme.

LOGO PHOENIX copie

<- Chapitre précédent                                              Chapitre suivant ->

2 Comments

  1. Quand tu parle d’angle impossible, c’est pas un euphémisme!! La première image est sublime!! La 2ème un peu petite pour se rendre compte des effets de texture, mais impressionnante quand même!! t’as pas chômé dis donc!!

    Sinon, nos tourtereaux s’engagent toujours un peu plus sur cette pente trop glissante pour bien se finir… >_<
    Ils méritent tellement pas ça en plus… T_T

    • Vyrhelle

      5 novembre 2016 at 17 h 36 min

      Non, ils le méritent pas, mais le Cratère est loin d’être un endroit calme et paisible. Surtout pour ceux qui héritent d’un peu trop de pouvoirs. Et y’aurait pas d’histoire \0/
      Mais je ne doute pas qu’on va nous haïr pour certains passages… Enfin, on verra d’ici là.

      Sinon pour l’image, c’est vrai que c’est un peu petit. Mais je compte la retravailler un peu, je la montrerai plus tard, quand j’en serai vraiment satisfaite. Là, c’est un beau premier jet, mais c’est un premier jet quand même.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

© 2017 Le temps d'un tango

Theme by Anders NorenUp ↑