Le temps d'un tango

Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

Mai 983 – partie 1

Quand les voyageurs arrivèrent finalement au dernier village avant la frontière, Célia était surexcitée comme une gamine. Sa bonne humeur n’avait d’égale que son impatience à découvrir les Terres Inconnues du Creuset.  En plein préparatifs nécessaires à un voyage dans des lieux sans civilisation, elle parlait déjà un hutani plus correct qu’à son arrivée en terre Kel’antan et posait des tas de questions aux habitants. Elle était pire qu’une tornade que son compagnon n’avait aucune intention de décourager. Meldan s’occupa plutôt de les équiper, ayant troqué une partie des cristaux qu’il portait dans les cheveux contre provisions et vêtements, de quoi s’adapter aux différentes terres inhospitalières où ils envisageaient de se rendre. La frontière était surveillée, par souci de sécurité. Les gardes vérifiaient que les fous… les courageux aventuriers qui décidaient de se rendre dans n’importe laquelle des Terres Inconnues étaient informés sur ce qui les attendaient, préparés et au minimum Seigneurs du Septième Cercle. Mais face à deux Altii, passer le poste frontière fut une formalité.

Se rendre dans les Terres, à proprement parler, leur prit la journée, surtout pour passer le col de la haute chaîne de montagnes qui empêchait les animaux typiques des Terres Sauvages de passer dans l’Hutandara. Une fois de l’autre côté du col, ils surplombaient une vallée aride, faite de canyons et de larges plaines ocres parcourues de hautes herbes brûlées par le soleil, où paissaient des animaux complètement étranges et certains plus gros et grands que des héliporteurs.

– Célestes…

Du haut de leur promontoire, Célia s’en était retrouvée assise les fesses dans la poussière. Elle voulait du dépaysement, elle était servie. Elle contemplait le paysage, mais la vue des animaux la laissa vraiment médusée.

– … je n’avais pas imaginé ça…

Meldan sourit.

– Et encore, nous sommes loin, ils sont plus impressionnants de près !

Très rassurant. Célia se sentit tout à coup beaucoup moins sûre d’elle, observant ces animaux gigantesques se déplacer en troupeaux grands comme des villages, et n’ayant finalement aucune envie de les voir “de près”. Ils ressemblaient à des animaux plus communs, mais avec des proportions inhabituelles et surtout avec des cornes, des carapaces ou des défenses en trop.

– Meldan… Je ne sais pas si c’était une très bonne idée en fin de compte, annonça-t-elle avec un manque flagrant d’assurance.

Meldan rit et l’embrassa sur la tempe.

– Il ne faut pas les craindre, Célia. Tu vois les plus gros, avec les immenses oreilles et leur double paire de défenses ? Ils sont intelligents et plutôt paisibles. Ceux à la robe rayée, aux sabots griffus et à la corne sur le front, sont comme des chevaux sauvages et ont le même régime alimentaire. Les plus redoutables sont plus petits et ceux-là sont de ma taille ou presque.

Booon, on omettait les quelques grands solitaires, mais au final, tous les animaux des Terres Sauvages étaient plutôt herbivores et face aux prédateurs, des Seigneurs avaient un net avantage avec la Résonance. Pourtant, l’Hasperen n’était pas sûre d’être bien convaincue par les arguments avancés par son compagnon hutani. Elle devait avouer que la vue de ces animaux lui gâchait finalement le plaisir de la découverte. Elle resta un bon moment silencieuse, l’expression fermée.

– … je veux voyager Meldan. Pas prendre des risques inutiles. Si je cherchais du danger et des sensations fortes, je n’aurais qu’à remettre les pieds à Gora.

Meldan lui serra la main.

– C’est comme tu veux. Je t’avoue que la vue depuis le col sert à ça, à décourager ceux qui ne veulent pas affronter ces animaux. Mais une fois passée la première vallée, ils sont beaucoup moins nombreux, pas plus dérangeant que du gibier ordinaire, et les paysages en valent la peine. Mais si tu ne veux pas…

Elle se passa une main nerveuse sur la nuque. Elle hésitait réellement parce qu’elle avait envie de paix, pas d’aventure. C’était les paysages qui la faisaient rêver, pas des monstres sortis de l’imagination tordue d’un conteur antique.

– Je n’en sais rien Meldan. Sincèrement. On a fait tout ce chemin pour venir jusqu’ici et je m’en veux d’être finalement si peu enthousiaste. Je vois très bien des Seigneurs venir ici pour chasser, avoir des sensations fortes à galoper au milieu de ces troupeaux immenses…

Elle dodelina de la tête.

– Mais ce n’est pas ce que je veux.

Elle se cacha les yeux d’une main.

– Si c’est tout ce qu’il y a trouvé sur ces terres, je n’irai pas.

Meldan lui prit la main pour la regarder.

– Je te jure que non, promit-il. Les Seigneurs dont tu parles restent dans la première vallée et ont leur dose de sensations fortes et, si ces animaux t’avaient fascinée, c’est ce que nous aurions fait. Mais à la place, on fera un détour et on ira derrière la barrière rocheuse, là-bas. Moins de faune, plus de paysages. Oui ?

Elle le fixa un instant, toujours un peu réticente.

– Dans ces conditions, je veux bien tenter. Mais promet-moi que nous ferons demi-tour si j’en ressens le besoin. Tu es d’accord ?
– Bien entendu, nous ferons demi-tour ou presserons le pas vers les Terres Boréales, selon la distance. C’est ton voyage, Célia, je n’ai pas l’intention de t’imposer des choses qui ne te plaisent pas.

Ils descendirent donc du col vers la vallée et Meldan les fit tourner sur un des rares chemins plutôt défini du pays pour contourner la forte concentration d’animaux. Ils descendirent dans un canyon et furent alors entourés de roches vers le haut comme vers le bas, un canyon au fond duquel coulait une rivière turquoise. Les chevaux prouvèrent alors toute leur valeur, avançant d’un pas sûr sur le chemin pourtant un peu étroit, laissant à Célia tout le loisir d’observer ce dédale de pierre ocre. Les couleurs étaient hors du commun. Elle n’avait jamais vu une roche ainsi striée en strates de couleurs si différentes, même à Gondomar. Elle avait l’impression que la main de l’homme avait peint tout ça dans un obscur moment de folie. Car le contraste avec la couleur de l’eau paraissait volontaire tant il était marqué.

– Je regrette vraiment de ne pas avoir un appareil photo. Je suis sûre que Nathan aurait adoré voir ça au moins en photo.

Visiblement, l’idée de revoir son frère faisait son chemin dans son esprit. Par contre, Meldan ne connaissait les appareils photos qu’en passant et n’en était pas vraiment un adepte.

– Je t’avoue que je préfère un système plus lent, certes mais… je peins les plus beaux paysages que j’ai vus, lui dit-il. Je trouve que ça a plus de charme que les photographies.

Célia ouvrit de grands yeux,  visiblement intéressée.

– C’est vrai ?! Tu veux dire que tu pourrais faire une peinture de cet endroit, là, maintenant ?

Elle le regarda, les yeux brillants d’intérêt.

– Je suis incapable de tenir un crayon… Il faudra absolument que tu me montres ce que tu as déjà peint !

Meldan tourna la tête par-dessus son épaule.

– Oui, j’ai une partie de mes couleurs dans mes fontes et quelques pinceaux. J’ai quelques carnets, et pour la toile, j’improviserai.

Il utilisait plus spontanément les carnets pour des croquis que de la toile pour des tableaux, mais en avait quand même emmené un fin rouleau, connaissant les beautés des Terres Sauvages. Il n’avait juste pas de châssis de bois pour la tendre et c’est sur ce point qu’il allait devoir improviser..

– Je suis sûr que tu auras l’occasion de me voir faire, ou de voir mes anciennes toiles. Je ne sais pas garder très longtemps les doigts loin de mes pinceaux si le paysage est vraiment à couper le souffle. Il te faudra alors endurer mon envie subite pendant des heures, rit-il. La peinture n’est pas un art rapide.

Elle avait un air rayonnant.

– Peu importe. Tu m’as vu chasser, je peux être d’une patience exemplaire et je ne t’embêterai pas. J’ai terriblement envie de te voir faire, maintenant. Je crois que je n’ai jamais vraiment vu quelqu’un peindre un tableau. Le seul portrait de famille que je connaisse, j’étais trop petite pour me souvenir du peintre. Vivement qu’il y ait un paysage qui t’inspire !

Meldan se montra alors plus mystérieux.

– Il y a une peinture que je pourrai faire à tout moment, à toute heure, sans avoir besoin de chercher l’inspiration, et ce serait une peinture de toi, dit-il avec sincérité. J’en ferai certainement une, quand j’aurais tous les rouges que je souhaite à ma disposition pour rester fidèle à tes cheveux.

Célia en resta bouche bée un instant.

– De moi ?
– Oui, de qui d’autre ? J’ai envie de te peindre depuis que je t’ai vue.

Il remercia le fait que d’avancer en file indienne empêche Célia de voir la légère coloration sur ses joues.

– En toute franchise, je t’ai déjà peinte, de mémoire, après le bal à Keranor…

Célia sentit son teint s’éclaircir.

– Meldan, je… Je ne sais pas quoi dire. Je n’avais pas réalisé que je t’avais laissé une si forte impression.

Elle détourna un peu le regard, se sentant un peu coupable. Elle avait dansé avec Sean ce soir-là. Et aveuglée par ce qui la liait au Kristaris de Métal à l’époque, elle n’avait pas porté visiblement assez d’attention à son autre cavalier. Elle s’en voulait un peu à présent. Meldan était toujours souriant.

– Ne dis rien, qu’aurais-tu pu faire ? Je t’ai trouvé jolie, à l’époque, mais tu es belle aujourd’hui. Je te l’ai dit, j’aime dessiner ce qui m’inspire, et toi en train de danser et de sourire, c’était un spectacle particulièrement inspirant. Aujourd’hui, je crois que je pourrais te dessiner à tout moment, quand tu manges, quand tu souris, quand tu rougis… Je vois tes oreilles, Célia, s’amusa-t-il.

Elle en eut un rire bref, incontrôlé, qu’elle essaya trop tard de cacher derrière une main.

– Si tu me le demandes, un jour, je poserai volontiers pour toi, dit-elle d’un ton amusé mais assez teinté de sérieux pour dire qu’elle était très sincère.

Elle inspira profondément puis changea de sujet.

– Bon, vivement qu’on trouve un beau paysage du coup !

Tenant sa promesse, Meldan avait contourné la première vallée en passant par le canyon. Ensuite, ils avaient traversé une plaine où ils croisèrent bien quelques-uns de ces étranges animaux, mais ceux-là n’avaient de différences avec des vaches que leur taille et quelques cornes de trop, et ce, jusqu’à la barrière rocheuse qu’ils avaient aperçue de loin. Passer au-delà fut un peu plus périlleux. Trois bonnes heures de chemins escarpés qui n’eurent rien d’amusant puis ils chevauchèrent à travers un immense plateau parcouru par une large rivière. Meldan savait visiblement où ils allaient. Bientôt, il leur fit mettre pied à terre et guida Célia sans un mot, alors que partout autour d’eux, un grondement de plus en plus assourdissant les empêchait presque de s’entendre parler. Ils s’avancèrent jusqu’à l’extrême limite nord du plateau et furent bientôt au centre de la cascade gigantesque qui provoquait ce vrai tumulte assourdissant. Debouts sur une large pierre affleurante, l’eau glissait près d’eux avant de bouillonner et de tomber sur des centaines de mètres plus bas, et Célia pouvait voir la chute de l’eau plus loin sur leur gauche, tombant jusqu’au lac aux eaux profondes en contrebas. Un lac qui était splendide, aux eaux allant de l’azur sur ses berges au bleu presque noir en son centre. Derrière le lac, une plaine ocre s’étendant à perte de vue, marquée d’un rare bosquet d’arbres sur la droite. Et, au fond, dans un contraste irréel, une gigantesque ligne d’un blanc pur qui faisait presque mal aux yeux : la frontière avec les Terres Boréales. Le spectacle était à couper le souffle. Célia en avait les membres qui tremblaient d’excitation alors qu’elle observait tout ce qui les entouraient avec un réel bonheur. Elle en vint à s’asseoir à même la roche, n’ayant visiblement pas l’intention de bouger de leur promontoire avant de s’être rassasiée de la vue. Meldan l’imita en silence pour la regarder s’extasier devant le paysage grandiose. Le sourire de l’Hasperen était immense, ses yeux pétillaient et elle riait de remarquer certains détails. Elle ne disait rien, trop prise dans l’instant mais elle finit par prendre la main de Meldan dans la sienne, la serrant dans un geste explicite de remerciement et de complicité. Elle n’avait plus aucun regret d’avoir été plus avant au cœur des Terres Sauvages, alors qu’elle prenait un bras de son hutani pour le passer autour de ses épaules. Assise contre lui, l’attention toujours sur le paysage qui les entourait, elle se sentait comme s’ils étaient les derniers êtres humains sur terre. Ou bien les premiers. Ils restèrent là à observer le paysage pendant de longues minutes, avant que Meldan ne se penche vers elle, mettant ses mains autour de l’oreille de Célia pour réussir à lui parler.

– Je pourrais peindre, lui cria-t-il. Si rester au milieu de ce boucan pendant des heures ne te dérange pas !

Elle tourna la tête à son tour, mais lui répondit d’un simple mouvement de tête agrémenté d’un sourire. Apparemment elle n’y voyait aucun inconvénient. Meldan l’embrassa avant de se lever et de quitter la pierre d’un coup d’aile et de rejoindre les chevaux. Il revint, portant un rouleau de toiles et quelques baguettes de bois, passant avec agilité sur le large tronc qui ralliait la berge à leur belvédère naturel. Il étira la toile entre les baguettes de bois à l’aide d’un large cordon de cuir jusqu’à ce qu’elle soit bien tendue et se servit de la pierre comme palette, mélangeant des poudres contenues dans de petites bourses avec une huile épaisse et de l’eau de la rivière pour obtenir ses peintures. Alignant plusieurs pinceaux à côté de lui, il fit un sourire à Célia et commença à peindre. Un rapide dessin, d’abord, avec une pointe de graphite, et puis les couleurs, peu à peu, trait de pinceau par trait de pinceau. Célia partagea alors son temps entre l’observation de ses gestes et celle du paysage, comparant l’évolution de l’un avec la beauté de l’autre. C’était fascinant. Elle n’eut aucun mal à le regarder faire avec patience, ne voyant même pas le temps passer. Elle trouvait amusant de réaliser que la pratique de la peinture allait finalement très bien avec le caractère de Meldan. A se demander comment elle n’avait pas deviné avant qu’il versait dans cet art.

Meldan

Le temps que le Kel’antan finisse son œuvre, la lumière avait changé, le soleil ayant bien descendu vers l’horizon, et le paysage en était devenu différent, mais Meldan avait continué de le peindre tel qu’il était quelques heures auparavant, comme si son regard voyait encore dans le passé. Finalement satisfait, Meldan posa enfin les deux pinceaux qu’il tenait dans sa main et celui entre ses dents, et tendit la peinture devant lui pour l’observer avant de sourire à Célia. Célia qui était restée à voir tout le processus et qui pourtant, n’en revenait pas du résultat.

Puis elle eut un frisson et elle se frotta les bras. Avec le soleil déclinant et l’humidité ambiante, d’être habituée depuis quelques jours à des températures très chaudes, elle en avait froid. Elle fit un geste de la main pour savoir s’ils pouvaient rejoindre les chevaux. Meldan opina et rangea son matériel, avant de l’aider à traverser le pont de bois improvisé et rejoindre la terre ferme. Plus ils s’éloignaient, plus le bruit s’estompait, et ils purent bientôt à nouveau converser.

– Je n’ai pas vu le temps passer, dit Meldan. Tu n’as pas eu trop froid ?

Les oreilles encore bourdonnantes, elle répondit d’abord de la tête. Puis en parlant, comme si les heures restées dans le bruit avant changé sa manière de communiquer.

– Non, juste un peu sur la toute fin. Mais ça commence déjà à aller mieux.

Elle eut quand même un léger frisson.

– On retrouve les chevaux et je ne serai pas contre un bon feu pour la soirée.
– Oui, moi non plus, opina Meldan. De toute façon, la toile doit sécher avant que je ne la roule pour le voyage.

Les chevaux étaient là où ils les avaient laissés, loin des prédateurs qui avaient tendance à se regrouper plutôt en contrebas, vers le lac et le point d’eau potable qu’il représentait. Célia s’attela à contrôler que leurs affaires étaient toujours intactes puis elle se mit à la recherche de bois sec. Éloignés comme ils l’étaient à présent de la cascade, il suffisait de se pencher pour en trouver. Elle en revint avec un bon stock, avait trouvé quelques fruits en chemin et prépara l’âtre du futur feu. Meldan était parti de son côté, chasser de quoi manger. Quand il revint, elle était installée près de l’âtre et regardait la toile en souriant. Meldan mit la viande à cuire après l’avoir préparée et s’assit près d’elle.

– Elle te plaît, alors ?

Elle s’adossa à son épaule, levant la toile devant ses yeux.

– Oui, beaucoup ! Et puis, c’est hypnotisant de te voir peindre. C’est fou de voir petit à petit les couleurs et les formes s’agencer, se superposer pour retranscrire le paysage.

Elle le regarda, lui.

– Je crois que je pourrais te regarder faire encore des heures durant.
– Maintenant que je sais que tu aimes, et que ça ne t’ennuie pas, tu me verras sans doute faire. J’ai des carnets à remplir et de quoi faire quelques autres peintures avant d’être à court de toile.

Célia reposa le tableau qui devait encore sécher.

– J’ai hâte de voir ça, je trouve que ça ajoute un certain charme à ce voyage, dit-elle juste avant de l’embrasser.

Meldan lui rendit le baiser, souriant.

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6 Comments

  1. “la toile doit sécher avant que ne la roule pour le voyage.” -> “je la roule” non?

    Calme et sérénité! ^^
    Moi aussi je veux voir de beaux paysages!! xD

    • Vyrhelle

      25 mai 2018 at 16 h 12 min

      …”avant que je ne la roule”… j’avais oublié un mot XD

      Et oui, calme et sérénité pour contre-balancer la vie trop mouvementée de Célia jusque là. Faut en profiter, le Creuset, c’est pas un coin très axé sur le calme et la sérénité de manière générale 😛

  2. Je confirme qu’il manque un “je” dans la phrase : “De toute façon, la toile doit sécher avant que ne la roule pour le voyage.”
    ^^

    Quel changement radical de paysage et de décor ! C’est un univers où il y a beaucoup de décalages et différences. xD
    Bon on va laisser Célia maitriser son cheval déjà, ça la change suffisamment de ses habitudes déjà !

    C’est vrai que la peinture cela va bien avec le caractère apparemment posé et calme de Meldan. Bourré de talents en fait ce Meldan ! 🙂

    • Vyrhelle

      21 juillet 2018 at 19 h 35 min

      Cette fois, j’ai bien corrigé, et le blog, et mon fichier de sauvegarde \0/

      Sinon, j’ai préféré montrer le côté fantastique de cet univers que progressivement.

      • C’est vrai que jusqu’ici à part les facultés des personnages liés à leur rang et familles, les sociétés, on est assez proche d’un univers réaliste et pas trop fantastique… bien qu’on se doute que ce pan existe en décor de fond jusqu’ici.
        Ce voyage nous permet plus d’exotisme et l’introduction progressive de plusieurs civilisations qui sont plus ou moins extraordinaires, voire un peu fantaisistes… quand on connait pas l’univers, cela permet de se l’approprier doucement je trouve. ^^

        • Vyrhelle

          22 juillet 2018 at 14 h 51 min

          C’est une des raisons qui a fait que j’ai choisi ce récit en particulier pour travailler une mise en écriture plus littéraire. Parce que c’est loin d’être le seul scénario que l’on a développé dans cet univers. Mais celui-ci était vraiment le plus pratique pour une introduction progressive. Avec les Keranoriens qui restent très “normaux”, ça permet d’y aller en douceur.

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