Le temps d'un tango

Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

15 mars 984

Presque un mois après l’affaire du Kazegami, l’atmosphère au palais restait morose. Bien sûr, tout le monde appréciait que les attaques criminelles sur la ville se soient enfin arrêtées et que tous les impliqués soient morts ou bien emprisonnés en attente de leur jugement. Mais il fut impossible de cacher cette affaire au peuple et la presse avait passé les dernières semaines à multiplier les gros titres sur le sujet. Du coup, chaque keranorien de la capitale, si ce n’était du pays, y allait de son hypothèse sur la raison réelle des attaques et sur l’implication de la fiancée du roi dans l’organisation mafieuse de son père. Même à la cour, les rumeurs allaient bon train. Bien sûr, la jeune femme s’était pliée à toutes les exigences de l’enquête, avait répondu à plusieurs interrogatoires, témoigné devant la cour de justice, assumé ses propres actes. Il en résulta qu’à part la blessure mortelle portée à son père – qui fut décrite comme de la légitime défense – au final, elle fut lavée de tout soupçon. Il n’en restait pas moins que beaucoup de monde était suspicieux à son égard. Surtout qu’en étant seule héritière de son père, elle venait de toucher une véritable fortune et serait sous peu nommée officiellement Vicomtesse de Metrim. Sauf que portant le deuil, la jeune Baronne se montra peu encline à participer à la vie de la cour, comme sa future ascension nobiliaire l’aurait exigée. Prenant souvent comme excuse que la noblesse ne lui faisait plus confiance, elle résidait moins souvent au palais et s’isolait dans la demeure officielle de sa famille, dans le vieux quartier de la ville. A seulement quelques rues de la demeure des Moonshade, l’endroit avait été mis sous la surveillance d’une nouvelle garde personnelle que Sean avait lui-même recomposée et Ian devait souvent s’y rendre en personne pour pouvoir juste voir sa fiancée. Au moins, la date du mariage n’avait pas été repoussée et les derniers préparatifs apportaient un peu de gaieté au palais.

En attendant, ce jour-là, c’est Rayleigh qui était le centre de l’attention de Sean et Ian. Le grand Kristaris d’Eau aux dreadlocks venait de sortir de la clinique et les trois hommes s’étaient retrouvés dans un café du centre ville pour discuter et oublier un peu l’ambiance morose d’une Phœnix sous la pluie.

– … alors tu es sûr de toi ?, demanda un Sean un peu perplexe.
– Certain, confirma Rayleigh qui avait encore quelques cernes bien marquées sous les yeux.

Devant les mines pas très convaincues des deux Altii, Rayleigh eut un léger rire.

– Hé, tirez pas ces tronches. J’suis pas mort et j’ai eu tout le temps de réfléchir à la question depuis mon lit d’hôpital. J’adore Phœnix, mais là, j’ai envie d’une vie plus zen.
– Mais de là à quitter le pays, Ray, ce n’est pas un peu extrême ?, souligna Sean.
– Oh, c’est pas une question de fuir le coin parce que j’ai été blessé. Bon, c’est sûr, ça ferait flipper pas mal de monde d’avoir été coursé comme je l’ai été. Sauf que là, j’ai surtout un super plan qui s’est présenté et je vais pas le laisser passer.
– Un super plan ?, demanda encore Sean qui restait stoïque, même si quelque part, il n’aimait pas l’idée de voir une de ses plus anciennes connaissances partir à son tour.
– Ouais ! Un truc d’enfer !, s’enflamma le grand Kristaris d’Eau. J’ai un cousin qui s’est installé à Elysia, y’a quelques années. Là, il vient de s’acheter une jolie paillote sur une des plus chouettes plages de Sunnéa ! Il m’a contacté, y’a une petite semaine. Il veut m’embaucher pour gérer l’animation. Genre, du soleil toute l’année, de la musique, de l’alcool et des jolies filles à volonté ! J’serais dingue de refuser ça !

Ian se manifesta aussitôt, les yeux brillants.

– Je t’accompagne !
– Ouais, viens, on fêtera ça !, rétorqua Ray sans une hésitation.

Sean tacla le crâne de Ian. Pur réflexe.

– Quoiiiiiiii ?, protesta immédiatement l’Ange blond. Sunnéa, ça doit être plus chouette que Phœnix en cette saison. TOUT est plus chouette que Phœnix, en cette saison. Surtout Sunnéa !
– Ian…
– Se dorer la pillule au soleil, avec un cocktail en main…
– Oublie pas la musique d’ambiance, man !, compléta Ray, presque aussi emballé que Ian. Et une ou deux jolies filles pour compléter le tableau, aussi ?
– Ah non, je suis fiancé quand même !
– … et tu te maries dans moins de quinze jours, Ian, pointa Sean en sachant qu’il allait encore une fois devoir réfréner l’imagination galopante du royal rêveur.
– Hé bah justement !! On n’a qu’à faire le mariage sur la plage !
– Je vais demander à mon cousin, ça serait génial !, surenchérit Ray alors que Sean levait les yeux au ciel.
– Le roi ne se marie pas en dehors de son pays, Ian.
– Le roi ? Qu’est-ce que le roi vient faire dans cette histoire, demanda Rayleigh en faisant une drôle de grimace.

Sean soupira dans son café.

– Ian, le roi. Le roi, Ian… Tu te souviens ?
– Ah ouiiii, c’est vraiiii. Je m’y fais vraiment pas.

Ian fit la moue.

– Mais je veux aller à la plage. Si j’emmène Kaede, j’suis sûr que je peux me marier là-bas. Z’auront qu’à faire le mariage à la cour avec Ereï et une doublure !
– Ian, non.

A la simple intonation de Sean, les deux enthousiastes surent que s’ils continuaient sur cette voie, les implications seraient peu réjouissantes. Ray se racla la gorge et Ian s’affaissa sur lui-même.

– C’pô juste, marmonna-t-il en plongeant son nez dans son café

A bientôt, les gars.

Sean, lui, semblait satisfait. Sauf qu’il fronça ensuite lentement les sourcils tout en gardant les yeux dans le vague. Puis il braqua son regard d’acier sur Ian. Celui-ci comprit aussitôt que quelqu’un venait de contacter le Démon par télépathie.

– Sean ?
– C’est Falcon. Quelqu’un attaque les Maîtres des Triades au Kazegami.

Les deux Altii se volatilisèrent aussitôt. Sean via téléportation et Ian en vitesse pure. Rayleigh eut un sourire en coin et leva sa tasse.

– A bientôt, les gars. Vous me manquerez.

Il termina alors son café et sortit en laissant un bon pourboire au serveur.

Un mois complet après la grande opération au Kazegami, la pagode entière avait été nettoyée et sentait encore le plâtre, la sciure de bois et la peinture fraîche. Mais c’était bien la seule chose qui trahissait que l’endroit n’avait pas été complètement déserté par ses anciens occupants, car il y régnait un silence de mort. Il faut dire qu’il n’y avait plus que les Maîtres et leur famille proche qui y vivaient encore. Tous les autres membres des Triades pourrissaient en prison ou purgeaient leur peine en première ligne dans la Fosse. On avait juste épargné le même sort aux trois Seigneurs en raison de leur reddition et de leur rang , mais ils savaient qu’ils n’avaient plus droit à la moindre erreur. Surtout que les autres gangs du Quartier Rouge avaient très vite fait mainmise sur les quelques rues que les Triades contrôlaient encore. Les Maîtres ne régnaient donc plus que sur ce lieu vide, déchus, sans pouvoir, sans alliés et déshonorés.

Sauf que, lorsque Sean et Ian déboulèrent sur les lieux, ils trouvèrent Ge’ri avec du sang sur son uniforme et invitant d’un geste impérieux un petit groupe de personnes à sortir de la pagode malgré la pluie qui tombait drue dans la rue.

– Ge’ri, au rapport, ordonna Sean.
– Un tueur est là, Commandant. Un des Maîtres est mort et je vous ai appelé dès qu’on l’a découvert. Mais Uleën vient de trouver trois autres corps depuis mon message. Le tueur semble être là pour faire le ménage et il est un peu trop efficace à mon goût. Et sans la moindre pitié : il y a un enfant parmi les victimes. J’essaie de faire sortir les gens de la pagode depuis et Uleën traque le meurtrier, mais je n’aimerais pas le laisser agir seul trop longtemps.

Sean ne manifesta aucune surprise. Pour lui, cette attaque était plutôt prévisible et ce n’était pas pour rien qu’il avait laissé les lieux sous la surveillance constante de deux Commandos. Il était donc bien resté quelqu’un qui avait besoin du silence définitif des Triades… Mais si la mort des Maîtres ne l’émouvrait jamais, celle d’un enfant ne lui plaisait absolument pas.

– Continue de vider les lieux. Je rejoins Uleën. Quand les autres Commandos arriveront en renfort, dis-leur de protéger les rescapés. Ce meurtrier, j’en fais mon affaire.

Il tourna quand même son visage fermé vers Ian. Un regard entendu plus tard, les deux amis s’élancèrent à l’intérieur de la pagode.

Ils arrivèrent au deuxième étage sans croiser âme qui vive. Les lieux étaient désespérément vides, sombres et l’on n’entendait rien d’autre que la pluie et le vent qui s’abattaient sur les volets clos. C’est là que Sean et Ian virent les corps des premières victimes, allongés à même le sol à deux endroits différents de l’étage. Ni Ge’ri, ni Uleën n’avait pris le temps de les déplacer, mais une veste ou une couverture rapidement jetée couvrait respectueusement plaies et visages. Les deux hommes ne purent alors que constater qu’un des corps était trop petit pour être celui d’un adulte, ni même celui d’un adolescent. De quoi monter d’un sérieux cran la colère froide que le Démon et l’Ange ressentaient déjà. Mais quand ils montèrent à l’étage suivant et qu’ils constatèrent qu’il y avait plus de victimes que celles annoncées par Ge’ri, ils étaient réellement furieux : quelqu’un faisait disparaître toute trace de l’existence des Triades. Et ce, sans clémence ni exception, se montrant plus implacable encore que Sean, car ce meurtrier ne s’encombrait clairement pas du moindre principe. Ian avait un air sérieux qu’il n’arborait qu’assez rarement et marchait aux côtés de Sean d’un pas calme mais décidé.

– Je n’ai jamais beaucoup aimé ces procédés, ce n’est pas près de changer. Les Triades sont démantelées, quel intérêt y a-t-il à éliminer les derniers ? Jusqu’aux enfants ! Et surtout, QUI ?!

Sean, qui continuait à tendre l’oreille et ouvrir l’œil, se remit à marcher lentement et en silence vers le fond de la pièce.

– Quelqu’un qui ne veut pas que l’on puisse l’identifier. Je parie sur quelqu’un qui est déjà venu ici et que même les enfants ont vus.

Ian soupira.

– La plupart sont en prison, je ne vois pas de qui il pourrait s’agir.

Il fronça les sourcils et se tourna vers Sean.

– Je pourrais demander à Kaede, elle saura peut-être nous renseigner ?

Sean tourna un visage impassible vers son ami, mais préféra ne rien dire sur le fond de sa pensée. Il se contenta de reprendre son avancée.

– Essayons plutôt de mettre la main directement sur ce meurtrier, ça sera bien plus direct que de questionner ta fiancée. Elle a été bien trop interrogée sur toute cette histoire, non ?

Ian fit une moue puis opina.

– Tu as raison. Je suis très indélicat, pour le coup.

Il fit craquer les jointures de ses poings, un sourire en coin sur le visage.

– Duuuu coup, on débusque le meurtrier et on lui fait sa fête – sans le tuer – , c’est ça ?

Plan simple. Il aimait bien les plans simples. Ça devait être pour ça qu’il aimait bien les Kristaris de Feu, qui étaient connus pour souvent foncer tête baissée.

– C’est ça. Si possible avant qu’il y ait un mort de plus. Mine de rien, j’ai un homme dans le coin que j’aimerais récupérer en un seul morceau.

Sean, qui tout en parlant avait inspecté l’étage de manière suffisante pour en conclure qu’il n’y avait plus que des morts autour d’eux, se mit à retourner vers les escaliers.

– Espérons que cette histoire ne finira pas à nouveau sur le toit. Il pleut aujourd’hui.

Ian soupira tragiquement.

– J’aime pas être mouillé. Et ça glisse, les toits mouillés.

Bon, il ne risquait pas grand chose d’une chute, pas même une égratignure ou d’être décoiffé, mais ça impliquait de remonter ensuite. Pas que ce soit non plus difficile. C’était pour le principe. Et l’image. Important, ça, l’image.

– Et on le trouve comment ? On appelle, on crie, on menace, on détruit tout le bâtiment et on regarde ce qui en sort… ?

Il devait arrêter de passer du temps avec le Général Moloch. D’urgence. Et Sean se surprit à penser que ce n’était pas une si mauvaise idée que ça. Durant au moins une trop longue seconde. Il continua plutôt son avancée, sans répondre, tout en réfléchissant à une alternative de moins grande ampleur. En plus, il n’avait pas de spécialiste en explosifs… Un manque à combler dans le panel des compétences de son unité. Plus tard. Car ils arrivaient déjà à l’étage où Shaytàn avait toujours été reçu par les Maîtres et une silhouette se détacha pour s’avancer vers eux. Mais aucun besoin de prendre une position défensive, il s’agissait d’Uleën. L’homme regardait toujours autour de lui, mais était plutôt détendu pour quelqu’un traquant un meurtrier. Sean en fronça les sourcils, ce que le Commando traduisit aussitôt par “rapport immédiat”.

– L’assaillant n’est plus ici, Commandant. J’ai fouillé les étages de fond en comble, aucune trace. En fait, il n’y a même plus que nous dans tout le bâtiment.

Les infos venant d’un de ses hommes, Kel’antan de surcroît, excellent pisteur pour finir, Sean eut tendance à le croire sur parole. Il faillit grogner sa contrariété.

– On retourne auprès de Ge’ri. On ne peut rien faire de plus que mettre les survivants à l’abri. Ils auront peut-être vu quelque cho…

Des cris coupèrent la parole du Démon. Des cris venant de la rue.

– Evidemment, soupira Ian. On monte à un endroit, on traque le méchant, et celui-ci n’a même pas la décence de nous attendre là où on va. Nooon, môsieur préfère s’en prendre à ceux qui sont DEHORS.

Donc loin d’eux.

– Cet assassin n’a aucune manière !

Il renifla tout en s’approchant d’une fenêtre avec l’évidente intention de sauter jusqu’en bas. Plus rapide.

– Tous les assassins sont comme ça. Pas de manières.

Et avec un énoooorme sourire pour Sean, que la pique ne visait pas du tout, nooon, il sauta. Sean resta plus dubitatif mais après un léger froncement du nez qui fut sa seule manifestation de mécontentement, il fit signe à Uleën de suivre le mouvement et sauta à son tour par la fenêtre. Parce qu’il avait beau ne pas aimer l’entendre ou même qu’on le sous-entende, restait qu’il était bien un assassin. Parfois.

Tous trois ayant atterris dans la rue étroite qui longeait la pagode, ils filèrent directement vers l’avant de la bâtisse, courant sous la pluie, et retrouvèrent Ge’ri qui essayait de calmer des survivants paniqués qui s’agglutinaient autour de lui. Il leva un regard soulagé de voir le trio débarquer.

– Il est dehors. Il vient de faire une nouvelle victime dans la ruelle, là-bas !, expliqua-t-il d’une voix forte pour couvrir celles des gens autour de lui. Un survivant qui s’était trop écarté du groupe !

Ian fronça légèrement les sourcils devant la panique de ces gens mais reprit vite son sourire habituel.

– On lui a fait peur ? Ou il avait un rendez-vous, peut-être. On va aller lui souhaiter le bonjour, hein ? Parce qu’on a des manières, nous ! Enfin, moi.

Il réfléchit à cette affirmation et la corrigea.

– Parfois. Allez, go !

Il utilisa sa vitesse normale de Suprême Alti et atteignit la ruelle en un éclair, toujours souriant.

–  Youhouuuuuu, toujours lààààà ?

Bizarrement, il n’eut aucune réponse. Sean, qui arriva à sa suite avec seulement quelques secondes de décalage, s’intéressa surtout au corps étendu au sol et que la pluie détrempait, répandant le sang entre les pavés jusqu’à la rigole centrale. Un homme entre deux âges qui présentait trois plaies nettes dans le dos. Les trois coups avaient touché des organes. L’homme n’avait même pas dû pouvoir crier et devait être mort avant même de toucher le sol. Sean le retourna et reconnut aussitôt le plus jeune des patriarches.

– Ian, on doit trouver le dernier des Maîtres. C’est la prochaine cible.

Ian fit une moue et réfléchit.

– Il doit être avec les autres, qu’on… vient… de laisser seuls avec Ge’ri et Ulëen. On devrait peut-être… je sais pas… courir ? Celui-ci s’est éloigné et a été tué. Si celui qui reste fait pareil…

Sean ne répondit même pas et les deux Altii retournèrent sur leurs pas. Ils trouvèrent tout le groupe des survivants, non plus sous la seule protection de Ge’ri et Uleën, mais aussi sous celle de tout le reste des Commandos, enfin arrivés à destination. Ce qui était bien pour leur futur proche car quelques instants de plus et Sean leur aurait fait payer très cher d’avoir “lambiné”. En cercle autour des rescapés, ils étaient à présent une véritable barrière vivante d’une grosse quinzaine de Seigneurs armés. Sean repéra aussitôt le dernier patriarche, qui avait préféré la sécurité du groupe à une tentative hasardeuse de prendre la fuite. Le Commandant s’approcha de Falcon, qui venait de donner les derniers ordres.

– Faites rentrer les civils dans la pagode. Ils seront moins vulnérables et au moins à l’abri de la pluie, le temps qu’on en finisse avec cette histoire.

Le grand Kristaris de Métal s’exécuta aussitôt et reprit la direction des Commandos tandis que Sean faisait signe à Ian de le suivre. Il interpella le Maître survivant.

– Vous restez avec nous.

Le vieil homme jeta sur lui un regard à la fois apeuré et courroucé. Être à la merci de cet assassin n’était déjà pas très sympathique, mais devoir en plus se retrouver à obéir à ce Duc de malheur, quand il était responsable de leur chute ? Il eut un mouvement de recul dédaigneux.

– Et qu’est-ce qui vous fait croire que je vais vous suivre, Moonshade ?  Tout ceci pourrait parfaitement n’être qu’une vulgaire mise en scène pour tous nous abattre en toute tranquillité !, cracha le vieil homme. Et quand bien même ce ne serait pas le cas, en quoi vous et votre… ami… êtes à même de faire face à l’assassin qui nous attaque ?

Ian eut un grand sourire et passa son bras autour des épaules du vieil imbéci… homme.

– Alors là, mon vieux, croyez-moi, vous allez aaaadorer rester avec moi et m’avoir de votre côté. Vraiment.

Le vieux Darhàn le fusilla du regard et tenta de s’esquiver, mais réalisa très vite qu’il ne pouvait pas. Le bras de Ian était aussi immuablement immobile qu’un bloc de roche, et pourtant le vieil homme était quand même Seigneur du Cinquième Cercle. Il relativisa dès lors sa position mais n’en resta pas moins grincheux.

– Et vous allez faire quoi pour l’assassin ?, grinça-t-il. Lui sourire, à lui aussi ?

Sean ne prit même pas la peine de s’intéresser à l’échange et regarda du côté des Commandos.

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3 Comments

  1. Ian, irrécupérable… et comment ça Ray s’en va??? nooon, je l’aime bien lui!! Il est cool… et il supporte Sean de son plein gré…

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