Le temps d'un tango

Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

16 janvier 984

Célia et Meldan franchirent la Grande Porte du domaine Avonis en début d’après-midi. Le temps n’était pas des plus cléments depuis leur arrivée à Keranor, et après plusieurs jours dans la neige à habituer l’hutani à évoluer dans un milieu hivernal, il avait demandé grâce et le confort d’une cheminée. Célia ne s’était pas vraiment faite prier, elle aussi, fatiguée du voyage et du blizzard. Ils rangèrent directement la Grande Dame dans la grange et c’est bagages sous les bras qu’ils entrèrent sans demander leur reste dans l’entrée de la grande maison. La chaleur en était déjà terriblement agréable rien qu’en passant le pas de la porte, alors qu’ils étaient blancs de neige et emmitouflés dans tellement d’épaisseurs de vêtements qu’ils avaient du mal à bouger correctement. Ils laissèrent les bagages tomber quasiment sur place.

– Passer du sud du Creuset à Trapeglace… Même pour moi, c’est violent, grommela Célia qui grelottait à en claquer des dents.

Meldan n’était pas mieux et il frissonna alors que Madame Esmé arrivait en courant.

– Vite, vite, au salon, tous les deux, près du feu ! Je vous apporte de quoi vous réchauffer et vous irez vous changer ! Bonjour, Mademoiselle Célia. Allez, allez, au salon !
– Madame Esmé, ce n’est plus mademoiselle, vous savez, corrigea Célia en riant.

Le salon était déjà occupé par Sinaï, assis auprès d’une Sofia aux traits tirés et vêtue chaudement, qui leur fit un sourire radieux, et Nathan, qui se leva pour accueillir sa sœur et son beau-frère.

– Cordélia !

Célia eut un sourire qui lui dévora le visage alors qu’elle s’approchait de son frère et lui sauta au cou avec autant d’amour que de mesquinerie, trempée de neige comme elle était, mais tellement heureuse de le revoir.

– Nathan !

Nathan rit, la serrant contre lui.

– Tu es gelée ! Ôte vite ces vêtements plus glacées qu’autre chose, tu vas attraper la mort. Qu’avez-vous fait, vous vous êtes roulés dans la neige ?

Meldan rit en enlevant son manteau qui restait pratiquement droit tout seul.

– Avec certaines idées de Célia, c’était à croire parfois, plaisanta-t-il.

Elle se mit à ôter écharpe et gants.

– Tu veux t’habituer au froid, il faut ce qu’il faut.

Elle les jeta sur la table basse et commença à enlever son manteau, soulagée de retirer ce poids conséquent de ses épaules endolories.  Il fut alors facile de voir que l’Hasperen avait adopté la mode hutani, tant dans ses vêtements que sa coiffure.

– … mais je te jure que conduire une moto par un temps pareil, c’est du sport. J’en ai mal partout.

Elle s’avança alors vers Sinaï et le gratifia d’un baiser au nez froid sur la joue puis se pencha vers Sofia mais lui épargna le contact en lui envoyant un baiser et un clin d’œil. Il faut dire qu’elle avait un peu peur d’avoir un geste maladroit alors que la future maman offrait un ventre énorme.

– Tu as l’air épuisée, ma belle Sofia. Encore combien de temps ?
– D’après la sage femme ?, souffla-t-elle. Encore entre trois jours et deux semaines ? D’après moi ? Si ce bébé ne se pointe pas avant après-demain, je pose une réclamation officielle. Je n’en peux plus, j’ai hâte de l’avoir contre moi plutôt que comme enclume sur le bassin.

Célia eut un rire clair et embrassa tendrement les doigts de sa belle-sœur .

– Il l’a fait exprès, il attendait son oncle et sa tante, voilà tout. Maintenant que nous sommes là, ce bébé va vite sortir pour rencontrer la famille au grand complet !

Au moins, Célia était rassurée. Si Sofia râlait de trouver le temps long, c’est que sa grossesse se passait pour le mieux. C’était ce que la future tante espérait par-dessus tout. Ce bébé prit quand même son temps et, comme beaucoup de bébés, décida de se manifester au milieu de la nuit, réveillant toute la maisonnée.

24 Janvier 984

Nathan tournait en rond  dans le salon comme un lion en cage, ayant été chassé dans la chambre où tout se passait, attendant la nouvelle, anxieux. Sofia avait refusé les méthodes médicales des Kristaris de Métal, refusé même de quitter Trapeglace, et il savait que des milliers de bébés étaient nés ainsi, et que des milliers naîtraient encore mais…

Célia soupira en levant les yeux au ciel. Elle avait hésité à assister à la naissance. Mais rapidement, elle avait préféré s’abstenir car elle se souvenait de certains détails racontés par les femmes du domaine de Lotëu et préférait se garder certaines “surprises” pour sa propre grossesse. Juste histoire de ne pas se stresser à l’avance. Mais en attendant, elle avait un Nathan qui tournait en rond et un Sinaï qui devait être dans le même état mais dans un autre coin de la maison. Ou du jardin… Sous la neige…

Bref, Célia reposa son livre et s’approcha de son frère pour la énième fois et le fit se rasseoir en lui recollant son chocolat chaud dans les mains.

– Madame Esmé et Iris sont là pour seconder la sage-femme et nous prévenir du moindre petit souci. Elles n’ont pas montré le bout de leur nez, c’est que tout va pour le mieux. Ce n’est que la cinquième fois que je te le dis et que si tu recommences à tourner en rond, tu vas me forcer à utiliser les grands moyens et te mettre devant un plateau d’échecs !

Nathan grimaça.

– Je bougerai probablement les pièces comme pour une partie de dames, distrait comme je suis. Je suis mort d’inquiétude, d’impatience…

Il soupira.

– Mais quelle idée…

Célia s’assit en face de lui, attendrie par son inquiétude tellement naturelle.

– Une idée merveilleuse, Nathan. Tu le sais bien. Encore un peu de patience et on va l’entendre s’époumoner jusqu’ici. Tu n’auras plus une seule nuit tranquille pour les mois à venir. Mais tu seras le plus heureux des hommes.

Elle s’enfonça ensuite dans le canapé, croisant les bras derrière sa tête.

– Et j’aurai tenté ma chance. J’aurai peut-être pu te battre pour une fois.

Nathan eut un rire.

– Mmmh…

Mais elle n’eut pas l’occasion d’essayer : Nathan sortait le jeu quand un cri de nouveau-né se fit entendre, indistinct à travers les couloirs mais guetté attentivement, et Nathan sembla presque se téléporter jusqu’à la chambre, alors qu’il ne maîtrisait pas du tout le Lai nécessaire. Meldan se leva, souriant.

– Un petit Avonis de plus, dit-il à Célia.

Célia attendit qu’il soit à sa hauteur et lui prit la main pour la serrer si fort qu’il fut heureux d’être Alti. Elle ne disait rien, mais tout en elle trahissait à quel point elle était secouée. Qu’elle avait tout fait pour jouer les sœurs décontractées pour ne pas ajouter ce poids sur les épaules de son frère, mais elle ne trichait plus avec Meldan. Elle en tremblait.

– Un bébé, oui.

Meldan l’attira contre lui, dos pressé contre son torse, l’enveloppant de sa présence, leurs mains jointes pressées sur le ventre de Célia.

– Le premier de la génération suivante.

Il lui embrassa la tempe.

– Mais pas le dernier.

Le suivant serait le cousin ou la cousine de celui-ci, il en était certain. Elle eut un sourire en levant les yeux vers le plafond.

– Je ne veux plus prendre le remède, Meldan.

Elle tourna les yeux vers lui, par-dessus son épaule, en ayant posé ses propres mains sur celles de Meldan.

– Il faudra moins de temps pour construire la maison que moi, pour porter notre bébé. J’en ai assez d’être patiente et trop raisonnable.

Elle eut un sourire tendre et un peu nerveux.

– Je veux avoir la force de monter à l’étage, Meldan. Le courage de prendre ce petit être dans mes bras sans avoir le cœur serré de me dire que je vais devoir encore attendre.

Meldan lui sourit et attira son visage contre le sien pour l’embrasser longtemps, avec tendresse.

– Je propose de brûler ce remède, de le lancer par la fenêtre, ou bien l’enterrer dans une congère…, sourit-il.

Célia éclata de rire, les larmes de joie au bord des yeux et les lèvres toujours proches des siennes.

– Je t’aime ! Oh, oui, je t’aime.

Elle l’embrassa à en perdre haleine et finalement, ce fut elle qui initia le mouvement pour quitter le salon et rejoindre l’étage. Elle le fit sans précipitation, marche après marche, ne voulant pas arriver trop tôt et ainsi, laisser à Nathan, Sofia et Sinaï tout le loisir de découvrir leur nouveau-né. Quand ils atteignirent la porte de la chambre, elle était ouverte et les voix réjouies de tous faisaient plaisir à entendre. Célia en avait mal aux joues de sourire, sa main toujours viscéralement rivée dans celle de Meldan.

Un nouvel Avonis

Ils s’arrêtèrent sur le pas de la porte d’où Célia put découvrir une Sofia épuisée mais souriante qui tenait un tout petit être dans une grande couverture, sous les regards protecteurs, attendris et émus de Nathan et Sinaï. Nathan sourit à sa sœur et lui fit signe de les rejoindre.

– Viens rencontrer ton neveu, Cordélia, regarde comme il est beau…

C’était un bébé juste né, encore fripé et présentant une teinte de peau d’un rose trop marqué, mais Nathan n’en démordrait pas, il était beau.

– Erik’elein Avonis, sourit Sofia en quittant à peine des yeux son fils pour sourire à Célia.

Elle avait réussi à lâcher la main de Meldan et s’était approchée toujours lentement, osant à peine faire du bruit ou respirer, tant elle ne voulait pas briser la magie de l’instant. Elle se retrouva derrière son frère, caressant son dos pour regarder ce tout petit garçon aux yeux clos et aux lèvres frémissantes qui cherchaient déjà à téter. Il ne pleurait même plus, serrant un à un ses doigts minuscules sur le replis de la couverture qui lui tenait chaud.

– Il est magnifique, murmura-t-elle, plus qu’émue.

Elle eut un large sourire alors qu’elle restait retranchée derrière Nathan, son menton posé sur son épaule.

– Il est magnifique, répéta-t-elle sans même s’en rendre compte.

Nathan ayant déjà répété les mêmes mots à sa femme une bonne douzaine de fois, il ne pouvait qu’approuver.

– N’est-ce pas ? Aussi beau que sa maman.
– Et lève-tôt comme son père, bailla Sofia.

Célia eut un rire un peu nerveux et tourna son visage vers Meldan pour qu’ils les rejoignent et voit son neveu à son tour. Puis elle leva le nez vers la sage-femme, madame Esmé et Iris.

– Nous devrions les laisser se reposer, non ?

Les femmes opinèrent et tous quittèrent lentement la pièce, laissant les tout nouveaux parents avec leur fils. Meldan garda Célia contre lui jusqu’à ce qu’ils soient eux aussi recouchés, même si l’aube n’était pas loin. Ils avaient peu dormi. Lui, ça lui avait suffi, mais Célia était fatiguée. Et il souriait, encore ému d’avoir été témoin de l’arrivée d’une nouvelle vie.

– Si voir un enfant naître m’apporte autant de joie, je pense briller comme un soleil le jour où ce sera le nôtre, dit-il.

Célia ferma les yeux, des yeux encore trop brillants alors qu’elle resserrait un peu plus les bras de Meldan autour d’elle.

– Je crois que je serai aussi heureuse que terrorisée, rit-elle à moitié. Il est si petit, si fragile… Et pourtant, il emplissait toute la pièce de sa présence. Je… Ô Célestes, j’en ai encore le cœur qui bat à toute allure.

Meldan ayant la main contre ledit cœur, il savait qu’elle n’exagérait pas.

– Un être aussi petit et pourtant… C’est une aventure incroyable, et belle, qui débute avec une naissance, et j’ai envie de la commencer avec toi, sourit-il avant de l’embrasser.
– Tu seras un père merveilleux.

Célia prit une profonde inspiration pour se calmer.

– … oui, on aura ce bébé. Malgré mes craintes, malgré tout. Par tous les moyens nécessaires, mais je veux connaître ça, moi aussi, Meldan. C’est mon rêve, plus encore qu’une autre cérémonie de mariage, plus que notre maison… Je vais jeter ce maudit remède qui porte tellement mal son nom et on fera l’amour à s’en épuiser… et j’aurai moi aussi un ventre rond, je râlerai de n’en plus voir le bout, je te demanderai les choses les plus insensées par pur caprice, j’aurai un dos douloureux et des jambes enflées… je sentirai ses petits pieds me donner des coups, je lui parlerai à n’en plus finir en attendant sa naissance…

Elle renifla doucement en essayant une larme.

– … je le sentirai vivre au creux de moi… avant de pouvoir le sentir vivant entre mes bras….Pouvoir le serrer contre moi.

Meldan roula sur le dos, l’attirant au-dessus de lui, se perdant dans ses yeux alors que les boucles rousses de Célia tombaient autour de leurs deux visages.

– Je ne demande rien de plus que de vivre avec toi et cet enfant, dans notre maison, en paix, dit-il, caressant sa joue. A t’aimer chaque jour un peu plus et à voir si on peut vraiment vivre d’amour et d’eau fraîche.

Le Kel’antan sourit.

– Même si tu as le don de présenter les pires aspects d’une grossesse, ils me font rêver. Et que dire de ce passage sur faire l’amour à s’en épuiser…

C’eut le mérite de la faire rire alors qu’elle avait les yeux encore mouillés de larmes.

– Au point que c’est toi qui demanderas grâce.

Meldan se contenta de sourire, caressant son dos de douces arabesques, ravi de servir de matelas humain. Elle se pencha vers lui, ses lèvres toutes proches des siennes.

– Tu l’auras voulu…

Elle l’embrassa alors, de cette manière totalement indécente qui dégénérait toujours. Surtout quand son corps entier se mettait à glisser sur le sien. C’est qu’elle commençait à les connaître les points faibles de son Kel’antan… Et que même si elle savait qu’elle ne tomberait pas enceinte avant au moins quelques temps, elle n’avait visiblement rien contre l’idée de s’entraîner encore un peu. Même si déjà fatiguée et encore sous le coup des émotions, elle partait perdante sur cette manche. Mais ils avaient le temps de pratiquer et de s’assurer qu’elle gagne en endurance, Meldan se dévouait.

Il y eut pourtant quelques jours en demi-teinte après la naissance d’Erik : en effet, Sofia resta alitée durant trois jours, pâle et faible. Mais la sage-femme leur assura que les relevailles variaient d’une femme à l’autre et que “Madame Avonis” était forte. Et, en effet, le quatrième jour, Sofia avait repris des couleurs et s’installait au salon avec son fils, auprès d’un Nathan rassuré et d’un Sinaï omniprésent. Pourtant, ce simple fait laissa Célia assez sombre et pensive quant à sa propre grossesse. C’est pour cela qu’elle parla à Meldan, ce matin-là, à la table du petit-déjeuner, alors qu’ils étaient les seuls à être assez vaillants pour se lever tôt. Erik avait un peu trop pleuré la nuit précédente.

– … je ne veux pas accoucher à Froidroche.

Meldan fut d’accord avant même d’entendre les arguments de sa femme. D’autant qu’il savait que Célia avait perdu un enfant, qu’elle s’était déjà battue, avait été blessée, peut-être au ventre, qu’il pouvait y avoir des complications…

– Nous avions un médecin de famille à Phœnix, continua une Célia qui avait réfléchi à la question. Un Darhàn qui pratiquait la médecine Kristaris de Métal et maîtrisait les Lais de sa Caste. S’il n’a pas encore pris sa retraite, c’est une possibilité. Sinon, Nathan et moi avons été soignés tous les deux dans une clinique privée par un autre médecin, lui aussi Darhàn. Et j’ai confiance en l’un comme en l’autre. Avec, du coup, l’accès aux deux médecines au lieu d’une seule.

Meldan resta songeur.

– Une clinique privée, dis-tu ? A Phœnix… Oui, c’est presque à mi-chemin entre ici et Froidroche, s’il faut y aller rapidement, on pourrait même utiliser un héliporteur… Surtout que je refuse de me passer de Résonance. Bien, dans ce cas… autant savoir si l’un ou l’autre de ces médecins pourraient t’accueillir. Tu les appelleras dès que l’heure sera convenable ?

Elle opina de la tête tout en se servant un pavé aux amandes.

– Je crois que Nathan a les numéros des deux notés quelque part dans son bureau. J’appellerai en début d’après-midi.

C’est ce qu’elle fit et c’est ainsi qu’elle apprit que le vieil ami de son père, Atsuhiko Genzo, avait quitté Phœnix pour une retraite bien méritée à Elysia où d’après son successeur au cabinet, il s’était mis à la pratique de la voile. Célia en resta assez sceptique mais du coup, contacta la clinique privée pour arriver à joindre le docteur Lee qui l’avait soignée de ses deux retours catastrophiques de Gora. Joindre directement Lee ne fut pas facile, mais sa secrétaire accepta finalement de la mettre en communication avec le Darhàn.

– Mademoiselle Avonis ?, demanda le médecin en guise de salut, curieux. Tout va bien, j’espère ?
– Ce n’est plus mademoiselle à présent, docteur, rit-elle, un peu nerveuse. Je vais pour le mieux. Je ne veux pas prendre trop de votre temps, alors je vais être directe. J’envisage d’avoir un enfant. J’aurais juste voulu savoir, vu que vous connaissez mes antécédents, si vous seriez d’accord pour faire le suivi de ma grossesse. Voire même peut-être encadrer mon accouchement.

Le ton de sa voix se fit plus sombre.

– J’ai peur de complications, dues à ce qui m’est arrivé à Amarantes. J’ai déjà quelques appréhensions sur le fait d’être même encore capable d’avoir un enfant. Mais si c’est possible, je préférerai que ce soit vous qui veilliez à ce que tout se passe au mieux.

Lee, pourtant de nature très réservé, eut un petit rire complice.

– Voilà une bien meilleure nouvelle que les dernières fois où je vous ai vue. Je ne suis pas obstétricien, Célia, mais pour tout l’aspect médical et physiologique, je me ferai un plaisir. Passez quand vous le voudrez, pour vérifier que tout va bien, même avant votre grossesse.

Les doigts de Célia se crispèrent sur le combiné du téléphone.

– Je suis actuellement dans le comté de Trapeglace, mais je descends dans le sud au début du printemps, peut-être pourrions-nous convenir d’un rendez-vous ? Je ne serai pas contre quelques examens, au moins pour savoir si tomber enceinte ne va pas s’avérer compliqué ou impossible. Comme vous le savez, je ne sais pas exactement ce que les goranii m’ont fait. Autant être fixée pour ne pas espérer pour rien.

Lee acquiesça et ils convinrent ensemble d’une date au début du printemps.

– A bientôt, alors, dit le Darhàn.

Meldan était dans l’encadrement de la porte et attendait le verdict.

– Il a accepté, dit-elle avec le sourire. Il va me voir en mars lorsque nous descendrons à Froidroche pour un premier examen et me dire si tomber enceinte va être compliqué ou non. Du moins, si je ne le suis pas d’ici là.

Elle tenait encore le combiné dans les mains et le reposa lentement.

– On va être vite fixés du coup.

Meldan lui sourit en la rejoignant, posant ses mains sur les siennes.

– Je suis sûr que ce sera une bonne nouvelle.

Et d’ici là, ils avaient un autre mariage à organiser, à la mode keranorienne cette fois, un neveu à apprendre à connaître. Et ensuite toute une vie à construire, à Froidroche.

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2 Comments

  1. “ayant été chassé dans la chambre où tout se passait,” ayant été DE la chambre?

    Ouiiiiii! Un nouveau petit Avonis!!! Trop mignon!!! <3

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