Le temps d'un tango

Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

20 janvier 985

Les mois passèrent dans un rythme étonnamment calme et tranquille après tout ça. Ian avait très vite retrouvé le chemin de la Fosse, là où il avait de quoi remplir ses journées et donc se remplir la tête d’assez d’impératifs et de stratégies pour laisser la peine s’estomper. Sean avait bien sûr gardé un œil très attentif aux réactions de son roi et ami, mais même si les signes étaient encourageants, il avait encore fait le déplacement quelques jours plus tôt jusqu’au sud du royaume. Malgré la neige, malgré le paysage déprimant de la Fosse en hiver, malgré l’inconfort de l’héliporteur militaire, il était venu s’assurer encore une fois que son ami allait mieux. Et oui, il allait mieux. Il put même rassurer Maddie, pour la énième fois, la Régente-mère cachant derrière une dignité impeccable qu’elle était plus inquiète qu’elle ne voulait bien le montrer. Il n’y avait finalement qu’un point qui gênait un peu Sean. C’était que l’attitude de Ian avait changé sur un point très précis : depuis l’été précédent, il avait pris la sale manie de “tomber amoureux” de toutes les jolies filles qui lui souriaient. D’abord déconcerté de son attitude, Sean avait fini par se résigner quand il avait compris que ce n’était jamais rien de sérieux. Quelque chose de creux, sans lendemain et à classer dans la catégorie donnons quelques cheveux blancs de plus à Kerann-père. Le sombre Kristaris de Métal espérait que cette lubie serait passagère. Sans vraiment y croire.

Mais là, Sean était de retour à Phœnix, et l’héritier Moonshade pouvait faire le point des derniers événements avec quelque chose proche de la décontraction. Après presque un an, l’affaire Kaede était de l’histoire ancienne pour tout le monde. La presse n’en parlait plus depuis longtemps. La Cour avait avalé l’explication officielle sans rechigner, surtout concernant une petite Baronne que tous voyaient principalement comme la fille d’un criminel. Les Triades avaient laissé les affaires louches aux autres gangs et le Kazegami était devenu un restaurant plutôt bien fréquenté. Du côté des Commandos, Sean avait grossi les rangs de ses recrues. Non pas en combattants, mais bien en Ombres, créant tout un bureau de renseignement à son service exclusif. Car il était hors de question que le cas “Kaede” se reproduise. Sean avait encore en travers de la gorge d’avoir été dupé sur les références de Kaori Anuda ! C’est par le biais de ce nouveau bureau qu’il put d’ailleurs ressembler les toutes dernières pièces du puzzle et enfin identifier les Darhàn masqués. Tout en comprenant pourquoi il n’y était pas parvenu lui-même : parce qu’officiellement aucun d’eux n’était né. De ne pas avoir été enregistrés sur les registres du royaume, ces criminels n’avaient pu recevoir ni titre ni même Clef via les voies légales et Sean n’avait pas envisagé qu’un Seigneur ait enfreint à ce point les règles et privé des enfants d’un véritable héritage pour des fins personnelles ! Il avait été d’autant plus compliqué de découvrir ensuite que tous étaient des enfants illégitimes du Vicomte Kazuo Fukuda. Des bâtards qu’il avait eu de différentes maîtresses et fait anoblir en toute illégalité par des Seigneurs, voire des Altii, à qui il n’avait guère laissé de choix. Tout ça pour avoir une force de frappe puissante et obéissante. Devant ces informations, Sean sut deux choses. Qu’il était heureux que cette dynastie de dégénérés ait disparu avec Kaede et qu’il était très satisfait de l’efficacité de ses Ombres.

D’ailleurs, en parlant nouvelle recrue, il avait aussi bel et bien engagé Rebecca, et la Kristaris de Métal se montrait parfois si enthousiaste que, même lui, arrivait à en être amusé. Elle avait réussi à le convaincre de refaire tous les uniformes des Commandos et elle travaillait à présent sur “son grand projet”, à savoir une nouvelle armure pour leur Commandant.

Bref, Sean était dans une période plutôt faste, et il ne savait pas exactement ce qui l’avait déclenché, mais son amour pour les armes à feu était revenu à l’ordre du jour. Peut-être les demandes répétées de Falcon à être entraîné dans ce domaine ? Sean avait bien sûr un certain nombre de belles pièces déjà, mais il se mit à vouloir grossir sa collection. Le mois précédent, il s’était même offert un Tregan ! S’en procurer un était presque aussi amusant que l’utiliser… Mais en cette fin de mois de janvier, il s’était aussi offert un détour par chez Gun’s, le meilleur armurier de la capitale. Il en ressortit avec sa nouvelle acquisition rangée dans un étui en bandoulière sur l’épaule et le propriétaire l’avait accompagné jusque dehors pour le saluer d’une chaleureuse poignée de main, quand Sean était Duc, riche et certainement l’un de ses meilleurs clients.

C’est là que Sean entendit son prénom. On ne l’avait pas interpelé, mais il avait juste entendu le nom prononcé, presque murmuré, depuis l’autre côté de la rue piétonne. Il tourna pourtant la tête comme si on l’avait véritablement appelé et c’est là qu’il la vit.

Célia.

Devant chez Gun’s

Il verrouilla aussitôt ses émotions, et le temps d’une inspiration, il refoula tout ce qu’il aurait pu éprouver. Il trouvait que la parade de Ian à jouer la comédie n’était pas une mauvaise option. Il termina donc de saluer le propriétaire du magasin avec la même décontraction qu’il manifestait jusque là et s’avança vers Célia d’un pas assuré. Et pourtant. Pourtant, il sentit quelque chose au fond de lui se débattre et se tordre de douleur quand il vit qu’elle était un peu différente. Différente d’afficher un ventre si rond que son long manteau ne pouvait absolument pas le cacher. Il préféra s’attarder sur le fait qu’elle était rayonnante et parvint à se convaincre qu’il était heureux de voir qu’elle allait très bien.

– Célia ? Je ne m’attendais pas à te voir…

Il était visiblement… troublé, observant ce ventre du coin de l’œil, mais souriant malgré tout.

– Mes félicitations…

Elle fut contente de le voir sourire et y répondit avec chaleur. Elle savait la valeur d’un sourire du Kristaris de Métal et malgré le malaise qu’elle lisait en lui, elle était plus amusée qu’autre chose.

– Merci. Je me doute que tu ne t’attendais pas à me voir, après tout je t’avais dit que je quittais Keranor.

Elle passa une main caressante sur son ventre à la significative rondeur, plus souriante que jamais, car avec quelque part, un sentiment de revanche qui ne lui était pas désagréable.

– Tu n’es pas venue seule jusqu’ici, déduisit Sean qui se montrait aussi naturel que possible.
– Non, dans mon état, ça aurait été peu raisonnable. Mon époux est allé me chercher un milk-shake à la fraise, dit-elle avec un large sourire de sale gamine.

Oui, elle avait envoyé son hutani seul dans les rues marchandes de Phœnix à la recherche d’un fast food, et ce, en plein mois de janvier. Elle redevint ensuite plus sérieuse, toujours souriante, mais plus à l’image d’une future mère.

– Je ne suis là que pour la fin de ma grossesse. J’ai voulu que ce soit Lee qui en fasse le suivi et il m’a fait largement comprendre qu’il voulait m’avoir sous la main pour les dernières semaines. Et toi ? Quelque chose de neuf ?

Sean secoua la tête.

– Rien de très passionnant. J’empêche Ian de faire des bêtises et je mets toujours en place cette unité pour le palais. J’ai pratiquement terminé et elle tourne déjà bien. Lee, donc ? Je vois qu’il t’avait laissé une bonne impression…
– Il m’a fait revenir de loin. Deux fois. Il a sauvé Nathan… Je peux difficilement trouver un médecin en qui je pourrais avoir plus confiance. Surtout que Genzo, notre médecin de famille, a pris sa retraite.

Elle eut un sourire radieux alors que quelques flocons s’étaient mis à tomber et qu’elle ajustait son manteau sur son ventre, laissant une main protectrice posée tout contre. Elle eut un rire de sentir un coup de pied de protestation sous sa paume.

– Ah, elle est réveillée. Elle a dû sentir la neige. Ou alors, elle aime le son de ta voix.

Aux yeux de Célia, Sean avait l’air définitivement… quelque chose… Sans doute gêné. Ce n’était pas du tout une attitude habituelle chez lui, mais après tout, il avait prouvé que lui et les enfants…
Si elle avait su la vérité…

– Peut-être, répondit-il comme pour éviter de garder le silence. Elle, alors ? Tu as été trop impatiente pour attendre la grande révélation ?

Célia baissa les yeux, un peu moins souriante.

– Oui, tu me connais assez pour savoir que ma patience est assez capricieuse. J’avais besoin de savoir ou j’aurai été intenable. Donc, encore quelques semaines tout au plus et j’aurai ma petite Athina. D’ailleurs, je suis la tante d’un tout jeune garçon aussi. Nathan et Sofia ont eu un petit Erik en janvier dernier. Ce serait drôle qu’ils aient le même jour de naissance.

Oui, le sujet semblait déstabiliser Sean. Mais plus Célia le sentait, plus elle avait envie d’enfoncer le clou. Elle était heureuse d’être bientôt mère et elle trouvait apaisant de lui jeter son bonheur à la figure. Elle en eut un sourire radieux à ce constat. Surtout quand elle portait fièrement un splendide veryanwë mîr en lieu et place d’un certain rubis. C’était un peu puéril comme réaction, mais si ça pouvait renvoyer à Sean un peu du mal qu’il lui avait fait, elle en était aise. Sean, lui, la laissait faire, jouant son rôle avec autant de crédibilité que possible. Pourtant, plus les mots s’enchaînaient et moins Célia avait envie de mettre fin à la conversation.

– Et qu’est-ce que tu caches dans l’étui dans ton dos ?

Sean sourit, appréciant l’échappatoire.

– Mon dernier achat. Je l’ai fait faire sur mesure…

Il ramena l’étui devant lui et l’ouvrit, révélant un vrai bijou. Célia en eut les yeux encore plus pétillants que devant une layette brodée ou une pièce de moteur vintage dans son emballage d’origine.

– Célestes, il est magnifique ! Je peux ?, demanda-t-elle en tendant les mains, visiblement pour jauger de l’engin.

Oui, enceinte jusqu’aux yeux, et alors ?

Sean s’y attendait et la laissa prendre le fusil, quand même Ian aurait pris un coup de coude dans la trachée à essayer de poser un doigt sur l’arme. Elle la sortit complètement de l’étui et caressa doucement le métal du canon.

– Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas eu un vrai fusil de ce genre en main, marmonna-t-elle plus pour elle-même qu’autre chose. Je crois que ça me manque…

Elle vérifia que la chambre était bien vide et l’épaula, ajusta sa visée reprenant de vieux réflexes qu’elle ne pourrait jamais oublier. Le fusil était trop grand pour elle, mais assez léger pour que ça ne soit pas trop gênant.

– Tu sais que j’ai eu un Tregan pendant quelques mois ? D’ailleurs, ce viseur vient de chez eux, je me trompe ? Je trouvais le mien particulièrement juste et agréable à régler.
– Tu ne te trompes pas. En revanche, si tu veux épauler, retournons plutôt dans le magasin qu’au milieu d’une rue marchande ?, s’amusa le Kristaris.

Célia leva le nez du viseur et s’aperçut alors que des passants la regardaient avec un air plus que perplexe. Elle les fusilla du regard à défaut d’autre chose.

– Je veux bien, si tu as quelques minutes. Je ne sais pas quand j’aurai l’occasion d’en avoir à nouveau un entre les mains. Et mon fusil de chasse a beau être customisé, c’est un bout de tuyau rouillé en comparaison avec celui-là. De toute façon, je n’ai pas dû tirer depuis au moins trois mois !

Ils se retrouvèrent effectivement rapidement dans le magasin à s’installer devant le stand de tir d’essai…

– Juste un tir ou deux ?

Sean lui fit signe de se faire plaisir.

– Surtout si tu n’as pas tiré depuis trois mois… Et avec un vieux fusil…

Honteux ! Il compatissait, sincèrement. Célia chercha ses repères, un peu faussés toutefois par son ventre gibbeux et mit du coup de longues secondes à se mettre en place. Elle en soupira.

– Faudra vraiment que je reprenne l’entraînement.

Elle tira donc et elle tira juste. Elle n’avait rien perdu de son œil acéré, ni de sa précision qu’elle avait plus que travaillés en forgeant sa légende. Elle enchaîna plusieurs tirs avant de s’arrêter brusquement, reposant l’arme avec soin, mais un peu vite, pour ensuite poser une main sur son ventre, le visage plus pâle tout à coup.

– Doucement, ma chérie, là, tu n’es pas douce avec ta mère…

Elle eut un sourire désolé pour Sean tout en cherchant à s’asseoir.

– … Je crois que, soit le bruit lui plaît un peu trop… soit elle déteste.

Sean secoua la tête en récupérant son arme, laissant Célia s’asseoir seule sur le banc contre le mur.

– C’est ta fille, tu as ça dans le sang. Je ne pense pas que ce soit la seconde option.

Il nettoya avec précision l’arme avant de la ranger dans l’étui. Même s’il en avait envie, il ne pouvait se permettre un geste trop marqué envers Célia, même pour se montrer secourable. Il redoutait trop les conséquences d’un simple contact physique. Il devait garder ses distances. Célia, trop distraite par la situation pour remarquer quoi que ce soit, eut un rire alors qu’elle s’étirait le dos, visiblement soulagée, le regardant faire des gestes qu’elle l’avait vu faire bien des fois par le passé.

– Si elle aime déjà ça, je crois que je sais qui je vais avoir comme apprentie d’ici quelques années. J’ai intérêt à travailler d’ici là pour retrouver un niveau convenable. Mais je vais quand même veiller à ce qu’elle est un hochet en main avant un fusil. D’ailleurs, en parlant d’apprenti, tu n’en as pas ? Peut-être dans ta fameuse unité ?

Sean eut l’air pensif.

– Chez les Commandos ? Je ne sais pas si on peut parler d’apprenti, mais il y a Falcon qui est le plus entêté de tous, si ça compte…

Il secoua la tête.

– Mais sinon, pas vraiment.

Célia eut un air doux qui trahissait un peu trop son bonheur actuel, et loin d’avoir envie d’asticoter encore Sean, elle avait presque envie de lui donner un peu du sien pour le voir moins taciturne. Parce qu’il avait beau se contrôler, elle l’avait trop bien connu pour ne pas discerner comme une aura en mi-teinte autour de lui. Elle en revint à son ventre qu’elle caressa à nouveau, dans un geste tendre devenu tellement naturel qu’elle ne s’en rendait quasiment plus compte.

– Il y aura bien un jour quelqu’un qui sera aussi passionné que nous et qui arrivera à te persuader de lui apprendre ce que tu sais. Sinon, ce serait vraiment dommage.
– Je sais que c’est ce que Zelk nous a suggéré mais je ne suis pas certain d’avoir la patience nécessaire, argumenta un Sean visiblement sceptique.
– Pas la patience ? Sean, tu plaisantes, j’espère. Tu m’as eu comme élève ! Ça, ça demande de la patience. En plus, je dois te rappeler tout ce que j’ai appris grâce à toi en combat ? D’accord, parfois, je t’ai détesté et je t’aurais volontiers arraché les yeux, mais il n’empêche que ce que tu m’as appris m’a servi et plus d’une fois. Je peux te garantir que tu ferais un excellent professeur.
– Tu ne m’encourages pas exactement.

Puis il regarda sa montre et grimaça.

– Je vais être en retard…, soupira-t-il.

Célia perdit son sourire et regarda le sol devant les pieds de Sean.

– Je t’ai retenu, j’en suis désolée, dit-elle d’un ton qui trahissait son manque d’enthousiasme à le voir partir.

Elle soupira pour se redresser et se lever dans un même mouvement, se tenant un dos malmené depuis quelques semaines.

– Peut-être que dans quelques temps, si je reviens faire un tour du côté de Phœnix, on pourra faire quelques vrais tirs.

Elle leva un regard assez ému vers lui, même si elle aurait voulu qu’il soit plus neutre. Elle avait envie de le retenir et pourtant, elle se faisait violence pour ne pas le faire.

– Tu salueras Ian de ma part.
– A sa prochaine permission, je n’y manquerai pas, dit-il. C’était… inattendu de te revoir. Une bonne surprise.

Et il s’éclipsa littéralement en laissant Célia avec l’impression qu’il prenait la fuite. De manière assez marquée pour la laisser assez dubitative et presque déçue.

Elle ne revit pas Sean de tout son séjour à Phœnix. Elle était la première à ne pas savoir si elle en était heureuse ou peinée. Mais quand une grosse semaine plus tard, on déposa un couffin haut de gamme à la réception de l’hôtel où, avec Meldan, ils séjournaient depuis presque un mois, elle eut bien du mal à convaincre son hutani de mari qu’elle ne savait pas de qui pouvait bien venir ce cadeau anonyme. Ce qui n’était pas un mensonge, puisqu’il lui fallut un bon moment pour admettre l’évidence qu’il venait de Sean. Elle en resta plus que sceptique à regarder ce pauvre couffin comme s’il allait lui révéler une vérité cachée. Du moins, jusqu’à ce qu’une première contraction ne vienne la distraire… la suite fut assez intense pour que la jeune femme en oublie ses questions. Elle avait une petite fille à mettre au monde. Et un Meldan à tenir tranquille si elle ne voulait pas le passer par la fenêtre !

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8 Comments

  1. ses criminels n’avaient pu recevoir –> ces

    Un instant douceur… ALORS POURQUOI J’AI ENVIE DE LEURS FOUTRE DES BAFFES????

    • Vyrhelle

      18 mai 2019 at 3 h 41 min

      Parce qu’il suffirait qu’ils se parlent honnêtement pour tout changer. Mais que ni l’un ni l’autre ne le fait. Parce que Célia est heureuse, mariée, enceinte et que Sean refuse de changer ça.
      C’est horriblement frustrant pour nous, spectateurs…

  2. Mouais, et connaissant les auteures, c’est pas prêt de s’arranger!! :p

  3. Un chapitre mi-figue mi-raisin, c’est bien qu’ils se retrouvent mais c’est un peu raté (pas l’écriture, hein, leur rencontre^^)
    Quelques fautes : “où j’aurai été intenable” : ou j’aurais… (il y en a un deuxième)
    C’était un peu puérile > puéril 🙂

    • Vyrhelle

      11 juillet 2019 at 19 h 35 min

      Voilà corrigé ^_^ Merci !

      La rencontre est effectivement pleine d’actes manqués et de non-dits. Mais ils ne se sont pas vus depuis des années, ils ne peuvent pas tout chambouler en une seule courte rencontre. Mais le fait qu’ils se soient revus en bons termes, ça va initier quelque chose qui aura une conséquence cruciale plus tard…

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