Le temps d'un tango

Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

Printemps 985

La petite famille quitta l’Hutandara juste avant les festivités un peu trop populaires de l’équinoxe du printemps et ce fut un soulagement quelque part : bien qu’il n’y eut aucune menace clairement énoncée ni d’insultes, les attitudes envers Célia était majoritairement froides, voire antipathiques, et ça n’avait rien d’agréable. Dans les appartements impériaux, elle avait un cocon de famille et d’amour, avec Meldan et Mìrëilin, mais elle ne pouvait passer son temps enfermée. Et dès qu’elle les quittait, elle ne se sentait vraiment plus en sécurité. Or là, l’équinoxe allait amener tellement de monde à l’Arbre de Jhāada qu’il fut préférable de partir… Meldan était à nouveau désolé que Célia voit l’aspect, d’après lui, le moins reluisant de sa culture, mais il avait beau espéré, il ne pouvait pas à lui seul faire changer les mentalités.

Célia et Meldan retrouvèrent donc leur maison à Froidroche, leur vie de famille à trois, et après avoir passé quelques jours à trouver leurs marques, ils se sentirent enfin chez eux dans une vie domestique, qui avait tout d’un petit paradis. Athina était une petite fille éveillée, qui les régala bientôt de ses babillages et de ses rires, tandis qu’ils exploraient Froidroche et ses alentours dès que leur bougeotte maladive se lassait des murs de bois de leur maison. Ils profitaient aussi du lac de montagne qui s’étendait dans le fond de leur vallée, nageant et pêchant. Ou partaient pour de longues parties de chasse. Le fumoir qu’ils avaient construit à côté de leur maison servait souvent… Mais quand Meldan n’avait pas un arc en main, c’était qu’il l’avait délaissé pour ses pinceaux alors qu’il peignait de nouveaux paysages et les sourires de sa fille. Il lui tressait aussi les cheveux chaque matin, ravi de les voir pousser encore et encore. C’était une vie des plus paisibles, où le couple ne voyait pas les jours devenir des semaines et les semaines, des mois, alors que le temps était de plus en plus clément et invitait à la douceur de vivre.

Pourtant, aussi heureuse qu’elle pouvait être, parfois, Célia se demandait si elle supporterait vraiment une telle vie jusqu’à la fin de ses jours. Elle doutait même d’y parvenir jusqu’à ce qu’Athina soit grande. Parce qu’elle réalisait que pour la première fois de sa vie, elle n’avait pas vraiment de but, ni d’objectif à atteindre. L’active rouquine le sentit bientôt comme un manque. Alors, forte de la formation de Lady de Winter, elle se mit à vouloir enquêter sur Frédérique. C’était une occupation qui en valait d’autres et celle-ci avait, en plus, une valeur toute particulière. C’est ainsi que la jeune mère se mit à faire de très nombreux courriers, usant de bien des identités d’emprunt, afin de parvenir à obtenir la liste complète des morts recensés à la prison de haute sécurité d’Amarantes entre mars et avril 980. C’était la première étape et elle savait qu’elle ne devait pas tarder à le faire, avant que les informations ne se perdent dans un obscur bureau poussiéreux et qu’elles ne soient oubliées. Elle eut une liste de noms, plus courte qu’elle ne l’aurait cru, où figurait le nom de Qi Lin. Ce fait lui fit pousser un long soupir mais au moins la conforta dans le fait que la liste était juste. Célia la rangea alors soigneusement avec le manuscrit de Lunomëràn, car la prochaine étape serait pour beaucoup plus tard. Elle avait d’autres priorités que d’aller courir après un Voyageur Astral, un Seigneur capable de créer un vortex de Résonance pour rallier l’Au-delà – et surtout en revenir – pour comparer le nombre de naissances avec le nombre de morts, sur le site parallèle à la prison. Et puis, elle restait d’éducation profondément keranorienne et “jouer” avec le monde des morts n’était ni anodin ni très attirant. Au contraire, c’était un monde qu’elle redoutait. Combien de Seigneurs étaient tombés dans le coma d’avoir fricoté avec les Célestes ? Combien en étaient morts ? Combien d’autres y avaient perdu jusqu’à leur âme ? Non, Célia, avec tout l’amour qu’elle avait pour son enfant disparu, ne se sentait pas de prendre autant de risques pour apprendre quelque chose qu’elle aurait le temps de découvrir après sa propre mort. Cependant, elle réalisa une copie de la liste afin de l’envoyer à Nathan, expliquant ce qu’étaient ces noms et surtout la démarche qu’elle entreprenait, car il était hors de question qu’elle cache à son frère ce qu’elle faisait. Nathan n’étant pas plus adepte qu’elle de l’Autre Monde, il comprit le pourquoi, mais approuva d’autant plus sa décision de ne pas en faire plus.

Pendant ce temps, Athina grandissait et avait maîtrisé le redoutable art du quatre pattes. Autant dire que lorsqu’elle n’était pas dans les bras d’un de ses parents, elle explorait et chassait vaillamment papillons, vers de terre et lézards avec peu de résultat mais beaucoup de persévérance. Le tout avec une notion des distances bien à elle : une fois partie tout droit, elle ne s’arrêtait pas. Célia et Meldan se retrouvèrent très vite à devoir la surveiller continuellement ou ils la retrouvaient avançant gaiement vers la route, le bois, la prairie avec absolument aucune intention de stopper sa progression. Par curiosité souvent, mais parfois juste parce qu’il n’y avait tout bêtement rien pour l’arrêter. Meldan envisageait déjà de placer une barrière autour de la maison quand il rattrappa Athina à moins de trois mètres du lac.

– Dis donc, jeune fille, sourit le Kel’antan en la soulevant dans ses bras. Pas de trempette avant de savoir nager ! Si tu veux de l’eau, tu as ton bain.

Il embrassa Athina sur le front – une vraie punition, ça, tout comme son terrible ton colérique – et repartit en direction de la maison, sa fille dans les bras.

– Ada, ada !, répondit-elle avec un grand sourire et tressautant dans ses bras en riant.

C’était le seul mot qu’elle prononçait vraiment, et encore, parce qu’il était simple. Mais il restait le mot kel’antan pour “papa” et quand Meldan faisait mine de vouloir froncer les sourcils, Athina avait vite compris que ce son attendrissait son grand hutani de père plus que tout autre. Célia soupçonnait Edharn de lui avoir appris durant l’une de ses visites régulières. Meldan fondit, comme toujours, et l’embrassa à nouveau, avant de souffler dans le cou de la petite fille pour la faire rire. Il sourit à Célia qui profitait du jardin ensoleillé et du temps clément de Froidroche à la mi-août. Il s’assit près d’elle, laissant Athina ramper dans l’herbe qui lui chatouillait le nez pour rejoindre sa maman. Célia la laissa faire, admirant ses progrès et l’encourageant de ses sourires.

– Elle grandit si vite. J’ai l’impression que si j’ose détourner la tête un instant, elle va se mettre debout et marcher.

Meldan opina.

– Et qu’est-ce que ce sera…  nous la retrouvons déjà partout, alors à ce moment-là…
– Il fallait s’y attendre. Nous ne sommes pas vraiment du genre à rester en place non plus. Ça nous demande d’être vigilants pour le moment, mais au moins, nous n’aurons pas à attendre qu’elle soit vraiment grande pour recommencer à voyager. D’ailleurs, on voit pour bouger bientôt ? A Trapeglace ou Jhāada ? Les deux ?

Oui, Célia sentait à nouveau qu’elle commençait à tourner en rond à Froidroche. Meldan l’enlaça, souriant alors qu’Athina avait roulé sur le dos pour observer une fleur au-dessus de son nez.

– Et pourquoi se limiter ? J’ai envie de revoir Gondomar…

Le regard de Célia s’illumina, ce qui donna de suite une bonne indication sur sa réponse.

– Oui ! En plus, à l’automne, les températures y sont plus agréables. On pourrait aller visiter un peu et faire quelques duels de danse ?, demanda-t-elle avec un air particulièrement intéressé.
– Oui, je veux te voir danser…

Il l’embrassa derrière l’oreille.

– Je crois qu’Athina commence à somnoler, annonça-t-il avec un ton chargé de pas mal de sous-entendus.
– Tu es aussi intenable qu’elle, marmonna Célia qui avait visiblement plus envie de rester à paresser au soleil que d’aller faire de l’exercice en chambre. Moi, je suis tentée par une sieste. Une belle grande et délicieuse sieste pour compenser quelques nuits intéressantes signées par notre demoiselle. Je te rappelle, je ne suis pas vraiment Kel’antan, hein ?

Meldan sourit en s’installant confortablement.

– Alors va pour une sieste.

Ce n’était pas comme s’il était horriblement privé de contact avec sa femme. Il se mit à chantonner, et la berceuse généra très vite une Athina contre lui alors qu’elle s’assoupissait pour de bon. Mère et fille étaient toutes deux aussi sensibles à cette voix grave et mélodieuse, et si Athina s’endormit rapidement, sa mère ne mit guère plus de temps à s’assoupir, laissant un Meldan bien cerné par les deux femmes de sa vie. Le Kel’antan était rarement plus heureux que dans ces instants-là.

12 novembre 985

Pendant plusieurs mois, Meldan et Célia voyagèrent donc et firent découvrir le Creuset à leur petite fille aux yeux curieux de tout. Presque une vie de bohème où ils durent se faire à deux évidences sur leur fille : Athina n’était sociable que lorsqu’elle l’avait décidée, allant jusqu’à mordre si un étranger osait l’approcher, et elle n’aimait absolument pas la chaleur. Au point que si leur périple les avaient menés jusqu’à Gondomar, ils durent quitter le chaud pays du sud du Creuset pour trouver des températures plus en adéquation avec des mois d’automne, tant la petite fille parut en souffrir. Résultat, retourner au domaine Avonis s’imposa presque de lui-même. Mais le passage obligé par Phœnix pour faire rapidement le trajet en héliporteurs, avait été violent pour Meldan. Le choc entre des températures d’un novembre à Gondomar et un même novembre à Keranor, qui n’avaient strictement rien de comparable, fut presque aussi brutal pour lui que le passage de la frontière des Terres Boréales, une bonne poignée de mois plus tôt. Célia ne marqua la différence que par un changement dans ses choix vestimentaires. Quant à Athina ? Elle semblait littéralement euphorique. Elle en riait à tout va et babillait même pour les inconnus. Ismaël eut d’ailleurs droit à un sourire monstrueux qui finit de condamner le vieux soldat à adorer cette gamine. Et que dire quand ils arrivèrent à Trapeglace où il neigeait ?

Quand ils sortirent de l’héliporteur, Athina avait les yeux rivés vers le ciel et regardait les flocons tomber avec un air tout bonnement fasciné. Elle éclata de rire quand l’un d’eux vint fondre sur son nez. Célia en retint difficilement une exclamation de pur bonheur : sa fille aimait la neige.

– Ma petite snezhinka, souffla-t-elle avant d’embrasser longuement le front de sa fille.
– Snezhinka ?, demanda Meldan qui maîtrisait toujours mal la langue hasperen.
– Flocon de neige, lui répondit très succinctement sa femme qui n’avait d’yeux que pour leur fille. Ça veut dire flocon de neige.

Une fois au chaud dans la demeure Avonis, Nathan eut une réaction très similaire à sa sœur en revoyant sa nièce qui présentait enfin quelques traits plus Avonis.

– Oh, Cordélia, regarde, elle a des reflets roux…, s’amusa-t-il, la couleur révélée par le soleil durant leur passage à Gondomar. Et les taches de rousseur que tu avais petite !

Il embrassa sa nièce et lui caressa la joue.

– J’ai entendu une expression élysiane qui lui conviendrait à merveille… “snowfreckle”. C’est joli, non ?

C’est Athina qui eut un rire de réponse alors que le bouc de son oncle lui avait chatouillé la peau. Puis elle se mit à gigoter et Célia la posa au sol pour la laisser filer dans la maison tandis que ses parents entamèrent la conversation avec Nathan et Sinaï.

Au salon, Erik écoutait sa mère lui lire une histoire, installé sur ses genoux et ils virent bientôt une petite brunette arriver face à eux dans un quatre patte parfaitement maîtrisé pour venir s’asseoir à leurs pieds et s’installer pour écouter aussi l’histoire. Sofia leva les yeux de sa lecture vers la nouvelle arrivée, écarquillant les yeux en réalisant qui était la petite puce pour tourner son attention vers Célia et Meldan qui entraient à leur tour aussi discrètement que possible pour ne pas perturber la lecture. Sofia la reprit d’ailleurs devant la moue d’Athina qui était déjà déçue qu’elle s’interrompe. Il fallut plusieurs minutes pour finir l’histoire et que la jeune femme puisse abandonner son livre, poser son fils au sol et enfin venir saluer les nouveaux arrivants. Derrière eux, Athina babillait déjà avec un Erik qui s’asseyait à côté d’elle, comme s’ils s’étaient déjà vus la veille et s’entendant visiblement à merveille. Sofia leur envoya un regard tendre avant de sourire à Célia.

– Nous ne vous attendions pas avant mi-décembre au plus tôt, Trapeglace vous manquait donc à ce point ?

Après une bise, Célia lui répondit avec un sourire lumineux.

– Athina ne supportait plus la chaleur de Gondomar, on a choisi de venir ici plutôt que dans l’Hutandara. Je dois avouer que je commençais à ne plus trop l’apprécier non plus. Ça manquait de neige pour un mois de novembre.

La grimace de Meldan fut éloquente et Sofia sourit.

– Toujours pas un grand amateur, Meldan ?

Le Kel’ sourit.

– La neige me dérange moins, je commence à m’y faire. Mais un tel changement de température… J’avoue, j’ai du mal.

Sa femme qui, elle, avait déjà retiré son épais manteau depuis longtemps, l’embrassa tendrement.

– Tu as fait des progrès. Mais il faudra que tu t’y fasses encore… Parce qu’à l’évidence, Athina préfère les hivers rigoureux aux douceurs du sud.

Non, elle ne souriait pas plus largement. Enfin, si, peut-être un peu quand même. Meldan poussa un soupir fataliste.

– Ce que je fais pour vous…, plaisanta-t-il.

Nathan sourit, toujours heureux de voir la façon intensive et manifeste dont Meldan exprimait son amour pour Célia et leur fille.

Athina et Erik

Pendant ce temps, la petite fautive de leur arrivée précoce était partie dans une passionnante conversation avec Erik. Les deux enfants, malgré leur un an d’écart, avaient visiblement beaucoup d’affinités et devisaient dans un langage qui leur était propre à propos de sujets qu’ils étaient les seuls à comprendre. L’appareil photo de Sinaï fit évidemment son office et immortalisa l’instant. Puis Erik se leva et Athina l’admira marcher comme un grand ! Elle eut les yeux ronds avant de prendre un air décidé et tenta de l’imiter sous les regards attendris et amusés des adultes.

– … et voilà, dans quelques jours, elle court et on va passer notre vie à lui courir après, soupira Célia.
– Désolé d’empirer les choses, meleth nîn, hasarda un Meldan un peu trop souriant, mais on parle d’une petite Kel’antan. Le souci n’est jamais tant de courir que de grimper.
– Grimper ?, répéta Célia avec une expression à la limite du comique.

Elle en leva les bras d’impuissance avant de se tourner vers Nathan.

– Grimper… Et je croyais que j’allais m’ennuyer dans une vie de mère de famille. Elle va finir par me faire faire plus d’acrobaties que les Forces Spéciales !

Nathan était tout aussi étonné alors que Sofia riait derrière sa main.

– Je vois ça…, dit le Baron alors que sa femme souriait toujours.
– Tant qu’elle ne donne pas d’idées à Erik…, souligna-t-elle, faisant soupirer Nathan.

Célia eut l’air blasé alors qu’elle voyait les deux enfants qui manifestaient déjà une complicité étonnante.

– Nous voulions des rires d’enfants dans cette maison, hein ? Je pense qu’il y en aura plein alors qu’ils se moqueront de leurs pauvres parents dépassés. Je crois que je vais travailler ma méditation, hein ? Mon Opale de feu droit traîner quelque part dans la maison… juste histoire de progresser dans le Grand Lai des Kristaris de Terre…

Ses yeux se tournèrent vers Meldan.

– … et cet été, tu es vraiment bon pour retaper la cabane dans les arbres. Parce qu’à ce rythme, ils joueront dedans bien avant que je ne l’aurais cru.

Meldan sourit.

– Je ferai ça, alors.

Athina donna raison à ses deux parents. Bientôt, elle tenait debout et titubait. Assez en tout cas, pour parvenir à se hisser, par un moyen qu’ils ne réussirent pas à déterminer, tout en haut de l’horloge massive du salon ! Ce ne fut que son premier exploit et pour le soulagement de tous, Erik se contentait souvent de la regarder faire, approuvant ou désapprouvant selon son humeur, les évolutions de sa cousine, tandis que Célia essayait de ne pas avoir de crise cardiaque.

Trois jours plus tard, il y eut aussi la rencontre entre Athina et Rogue. Et d’un commun accord, il s’avéra que ces deux-là s’ignoreraient royalement. Loup énergique et chat pantouflard ne feraient visiblement pas bon ménage mais plutôt que d’entrer en conflit, ils se snobèrent d’une manière presque comique. Mais si avec le chat, ce n’était pas l’amour fou, Athina eut un véritable coup de foudre pour le nounours géant de Fred. Il était toujours assis dans l’ancienne chambre de Célia qui servait de chambre à sa fille et au sixième jour de leur séjour à Trapeglace, alors qu’ils la pensaient tous en train de dormir dans son lit, ils la retrouvèrent effectivement endormie mais lovée sur la peluche, le nez dans sa fourrure toute douce et ses petits bras enroulés autour de son cou. Célia en fut plus émue qu’elle ne l’aurait cru alors qu’elle laissait la petite dormir sans la déranger.

Meldan ajouta plusieurs tableaux à leur chambre. Sinaï prenait de nombreuses photos et les albums de famille s’épaississaient. Les souvenirs s’accumulaient doucement pour les années à venir. Meldan n’attendit pas l’été pour restaurer la cabane dans les arbres. Partant chasser malgré la neige, arc dans le dos, il revenait souvent bredouille d’avoir passé son temps à bricoler sur la petite construction de bois, y installant même une balançoire. Et Célia s’occupa de sa Grande Dame, lui offrant une révision avant de la bâcher pour l’hiver. En résumé, un quotidien doux et chaleureux pour tous, qui fut la marque de cet hiver-là. Même aller au mausolée n’était plus une épreuve. Célia s’y rendit d’ailleurs deux fois, saluant les siens qu’elle imaginait très bien évoluant à présent sur leurs propres chemins dans l’Autre Plaine d’Existence. Une fois, peu après leur arrivée, et une autre fois pour le Solstice, elle déposa ses habituels fleurs et alcool dans un rituel qu’elle aimait bien et puis repartit vers son monde, souriante.

Il n’y eut qu’une chose qui troubla Célia de tout le séjour. Un moment secret qu’elle s’offrit dans la bibliothèque, pour Noël, à regarder la vieille photo qui y était cachée. Un moment secret suivi d’une petite carte glissée dans une enveloppe sans fioriture et qui partit le lendemain pour Phœnix, à l’adresse du Duc d’Umbras au palais Royal…

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4 Comments

  1. La bougeotte, la bougeotte! Une famille incapable de se poser, tout mon contraire!! xD
    L’image est superbe!! j’adore, on sent la complicité!!

    • Vyrhelle

      16 juin 2019 at 21 h 29 min

      Fallait que je les fasse tous les deux au moins une fois 😛

      … et je suis très casanière aussi. La Célia de cette période est tout mon opposé sur ce point XD

  2. A force de voir les illustrations passer, je me suis lancée dans la lecture…
    Quelle horreur, j’ai rattrapé la fin!
    J’ai rarement autant accroché à un “livre” et rarement autant pleuré !
    Bravo. Et vivement la suite ! \o/

    • Vyrhelle

      16 juin 2019 at 22 h 35 min

      Tu n’es pas la première à avoir accroché à cause des illustrations et je suis d’autant plus contente de lire que l’histoire a été assez prenante pour que tu arrives jusque là. Mine de rien, dans les faits, on a dépassé la moitié de l’histoire complète ;). De peu, certes, mais on a attaqué la deuxième moitié, il y a quelques chapitres. Et promis, ça sera un peu moins rude sur la suite…
      Je suis très touchée par ton commentaire, en tout cas <3 Merci.

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