Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

14 novembre 983

Le lendemain, la réaction de la camériste fut assez impérieuse. Elle tenait à bout de bras le tissu de la robe choisie par Ikti et essayait de ne pas grimacer pour rester polie. L’affaire fut vite réglée. Quelques questions, quelques mesures et la robe prévue fut oubliée. La camériste semblait déjà avoir quelques idées et apprécier le défi de réaliser une robe aussi vite. Elle laissait Célia seule quand Meldan arriva.

– Célia ? Je t’avais promis de te montrer mes anciennes peintures, je crois.
– Oh oui, c’est vrai ! Il faut absolument que je voie ça !

Meldan l’emmena donc dans ses appartements, jusqu’à un mur en particulier, semi-circulaire, couverts de plusieurs dizaines de toiles. On voyait que certaines étaient des études, des croquis et des tests, avec des portraits, des natures mortes, des plantes et des détails d’architecture, mais la grande majorité étaient des peintures de paysages, de l’Hutandara principalement, quelques-uns des Terres Sauvages, de Jorhat, de Gora et de Gondomar, témoignages colorés des nombreux voyages du prince.

Et sur le côté, il y en avait un différent. C’était assez abstrait, image d’une femme dansant, ses cheveux presque aussi vivants que des flammes, mais c’était bien un portrait de Célia. Meldan lui en avait parlé, elle savait que ce tableau existait, mais elle ne savait pas si c’était parce qu’elle y était représentée – qu’elle n’était donc pas objective – ou si c’était parce que la peinture avait vraiment quelque chose de particulier, mais à ses yeux, il éclipsait tout le reste. Elle eut un regard général assez lent sur l’ensemble des toiles, mais celle qui l’attira comme un aimant, ce fut bien le portrait. Elle se retrouva devant sans vraiment avoir réalisé qu’elle s’était avancée autant dans la pièce et elle observait les couleurs, le mouvement. Les cheveux de flamme.

– C’est étrange de se voir sur une toile de ce genre. On ne reconnaît pas mes traits et pourtant, ça ne peut être que moi, là, qui danse.

Elle tendit la main, comme voulant la toucher, mais ne pouvant le faire, comme si le geste était sacrilège. Elle fronça les sourcils.

– Flamboyante. C’est un surnom que l’on m’a donné pendant un temps. Je m’imaginais pas à quel point ça me représentait bien à l’époque. J’étais encore naïve sur bien des choses mais dévorant la vie à pleine dent. Je tournoyais sans regarder en arrière, avec une soif de vengeance et de vivre qui me guidait sans cesse. J’étais une flamme que rien n’aurait pu arrêter. Et pourtant… elle a failli s’éteindre.

Elle ouvrit une main, avec un petit regard en arrière sur le peintre qu’elle invitait ainsi à venir à ses côtés. Quand elle put refermer ses doigts sur les siens, elle ramena ses yeux bleus sur le tableau.

– Ce feu n’est plus aujourd’hui mais ce portrait est magnifique.

Meldan l’enlaça, son menton sur l’épaule de sa douce.

– Si je devais te peindre aujourd’hui, ce serait différent, et pourtant… tu es toujours une flamme, meleth nîn, simplement, plus calme.

Il l’embrassa doucement.

– Je suis heureux qu’il te plaise, c’est un de mes préférés.

Elle répondit par un regard un peu gêné et en même temps pétillant de quelqu’un de terriblement flatté. Elle observa à nouveau la toile et posa sa tête contre celle de son hutani, menant ses mains sur les siennes pour les caresser tendrement.

– Ça se sent. J’avoue que je serai curieuse de voir le portrait de celle que je suis devenue. Voir comment tu me perçois à présent. Bien différemment, je suppose.
– Tu voudrais ? Alors je le ferai lorsque la camériste t’enlèvera pour des essayages, promit-il.

Cela la fit rire.

– Si tu veux. Tu me feras à l’image de ton cœur pendant que je me ferai torturer par une horde d’hutanii avides de tissus et d’aiguilles !

Elle tourna son visage vers le sien.

– A condition que tu me peignes aussi, plus tard, avec notre bébé dans les bras. Qu’en dis-tu ?

Meldan eut un sourire immense.

– Oui, ce serait parfait.

Il récupérerait donc un peu du matériel qu’il conservait à l’Arbre pour réaliser ses futures œuvres. Après tout, ses pinceaux prenaient la poussière ici, et ses pots de peintures étaient plus aboutis que ses mélanges de voyage, alors autant leur rendre leur utilité. Mais il n’emmènerait pas les peintures qui étaient exposées devant eux à Froidroche et encore moins à Trapeglace. C’était des œuvres de jeunesse ou les errances d’un rêveur solitaire. Il ne voulait accrocher dans leur maison, ou chez Nathan, que des tableaux qui témoigneraient de leur vie commune, avec au moins tous les paysages qu’ils auraient vu ensemble. Mais il était heureux d’avoir pu montrer l’intégralité de ses œuvres au moins une fois à Célia.

Les jours qui suivirent défilèrent à une allure folle. Même s’il était convenu d’une cérémonie simple, les préparatifs furent plus longs que ne l’aurait cru Célia. Déjà pour sa propre tenue, il y eut un nombre incalculables d’essayages, les couturières de la camériste travaillant souvent directement sur elle pour les retouches. Du coup, elle passa un nombre considérable d’heures à moitié nue à attendre leur bon vouloir. Mais vu la tournure que prenait la robe, elle le faisait de bonne grâce : elle était déjà tellement plus belle que la précédente que Célia aurait pu la porter même à moitié finie. De toute façon, Meldan fut logé à la même enseigne dans la pièce adjacente, la camériste et ses assistantes passant régulièrement de l’un à l’autre. Célia trouva juste dommage de ne pas pouvoir profiter davantage de Jhāada. Heureusement, le soir venu, Meldan et elle s’éclipsaient généralement après le dîner, que Lathiana ait pu se libérer pour le partager avec eux ou non, et ils partaient à la découverte de l’Arbre. Comme deux gamins faisant le mur, ils arpentèrent une bonne partie des plate-formes du palais lui-même, Meldan faisant découvrir à Célia des pièces gigantesques et fantastiquement belles, mais aussi les passages secrets et les lieux chargés d’anecdotes de son enfance. Et ce, à des heures où les lieux étaient totalement vides. Au moins, ils pouvaient s’arrêter assez régulièrement pour s’embrasser dans des recoins du palais qui ne devaient pas cacher beaucoup d’amoureux d’habitude. En fait, ils poussèrent même le vice, le quatrième soir, à rejoindre la salle de bal, et dans le silence relatif de la nuit hutani, ils dansèrent un long moment dans la grande salle vide, au rythme du chant des animaux nocturnes. Éclairés par les seuls rayons de la lune, Célia dut reconnaître qu’elle ne regrettait absolument pas de ne pas être à une véritable fête digne de leurs rangs, pleine de courtisans et de faux semblants. Elle était au cœur de l’Arbre de Jhāada, dans l’une des salles les plus grandioses du lieu et elle était dans les bras de Meldan qui n’avait pas à cacher la couleur de ses yeux clairs. Tout fut magique.

Leur escapade terminée, Meldan prit la main de Célia pour la ramener jusqu’à ses appartements, jusqu’à un chevalet éclairé de plusieurs bougies. Dessus, une nouvelle peinture de Meldan trônait. S’y trouvait une Célia allongée au milieu d’une étendue indéfinie d’un vert sombre moiré pouvant être à la fois la végétation luxuriante de l’Hutandara ou leurs draps à Trapeglace. Elle y était belle à se damner, ses cheveux s’éparpillant en corolle flamboyante. Elle paraissait paisible, une lionne repue, mais avec un sourire que Meldan n’avait pas eu de mal à représenter de l’avoir vu cent fois et des yeux entrouverts qui brillaient sous des cils cuivrés. Tous deux prouvant que ce calme, cette immobilité, n’étaient que des illusions et que, si le feu était bel et bien dompté, il n’était certainement pas éteint. Les joues du modèle s’empourprèrent pour encadrer un sourire que Célia cacha d’une main un peu pudique. Elle ne trouvait pas ses mots mais une chose était certaine, elle ne s’était jamais vue aussi belle. D’abord attentive à la nouvelle toile, elle eut ensuite un regard en coin pour Meldan en se mordillant la lèvre. C’était donc ainsi qu’il la voyait ? Elle en rougit et en sourit de plus belle quand il tourna son visage vers le sien et que leurs regards se croisèrent. Elle n’avait pas besoin de prononcer un mot, son expression suffisait à exprimer tout ce qu’elle voulait dire. Meldan, la poitrine gonflée de bonheur, l’embrassa, caressant ses cheveux, ses épaules, son dos.

– Demain, je t’épouse, Meleth nîn, et rien au monde ne pourra me rendre plus heureux que ces cérémonies, jusqu’à ce qu’on tienne notre bébé dans les bras, jura-t-il avant de reprendre ses baisers, cherchant à lui prouver qu’elle était aussi belle qu’il l’avait peinte.

Elle se délectait des lèvres de Meldan quand elle se retourna brusquement, ayant senti une présence derrière eux. D’abord suspicieuse, craignant quand même une mauvaise surprise, elle se rasséréna en ne voyant rien de particulier. Assez pour finir par en revenir à Meldan qui la regardait assez perplexe.

– Non, rien, j’ai cru…

Elle tourna à nouveau la tête et cette fois, elle eut un mouvement de recul. Il y avait bien quelqu’un sur le haut de l’escalier qui menait à la pièce. Une silhouette qui, à bien y regarder, lui était familière.

Mìrëilin

– Meldan, il y a quelqu’un, chuchota-t-elle en se glissant un peu plus derrière lui.

Seulement la silhouette s’avança dans le cercle de lumière créé par les bougies et Célia en resta muette. C’était Meldan, du moins son double qui la fixait avec le même regard clair. Meldan faillit s’en frapper le front.

– J’ai complètement oublié…
– J’ai vu, dit le second Meldan.

A bien y regarder, il avait une importante différence avec son… double ? Frère ? Jumeau ? Ses cheveux étaient plus longs, comme si Meldan n’avait quasiment jamais coupé les siens, du moins pas depuis des années, et nattés en arrière. Mais sinon…

– Célia, je te présente Mìrëilin, mon Écho. Il est plus patient que moi et la seule raison pour laquelle je peux être aussi libre, c’est qu’il reste au palais à ma place.

L’Écho descendit les dernières marches pour les rejoindre et prit la main de Célia avec douceur, y posant un baiser.

– C’est un bonheur d’enfin te rencontrer, nauthmir nîn, dit-il.

L’expression complexe et raffinée avait un sens semblable à “mir nîn”, mais avec quelque chose de plus profond et plus sacré. Meldan eut un rire un peu gêné.

– Je suis navré, Mìrëilin. Je n’ai pas pensé. Pas même réalisé ce que ce serait pour toi que d’aimer quelqu’un que tu n’avais jamais vu.

Célia se laissa faire, le temps que la surprise passe, mais elle se recula ensuite pour mieux appréhender la situation, retirant sa main de celle de l’Écho.

– Hééé, tout doux, vous deux… laissez-moi juste le temps de réaliser d’accord.

Elle ferma les yeux et expira bruyamment en se passant une main sur le front.

– … tu es donc un Ange.

Elle regarda ensuite ledit Mìrëilin. Et elle eut un rire nerveux.

– … et vous… enfin, tu… tu es son Écho. D’accord.

Elle fut heureuse de trouver une banquette non loin pour s’asseoir.

– … et dire que j’avais déjà du mal à me faire à Sinaï…, marmonna-t-elle en étant incapable de quitter Mìrëilin des yeux, relevant les différences avec Meldan pour être sûre de ne pas les confondre.

Elle prit un instant, gardant le silence, puis elle se releva et s’approcha du nouveau venu.

– Je… suis désolée. Mon propre frère a un Écho, mais c’est une autre histoire de rencontrer celui de l’homme que l’on va épouser. Je suis sensée faire quoi exactement ?

Mìrëilin lui sourit.

– Rien qui ne te mette mal à l’aise, jura-t-il. Je suis comme Meldan en beaucoup d’aspects, et j’éprouve ses sentiments, mais je ne suis pas un rival. Je n’ai pas de raisons d’être jaloux de lui quand je ressens ce qu’il ressent, tu comprends ? Tu l’aimes et il est heureux, donc je suis heureux. Je voulais juste te rencontrer, c’est étrange, d’aimer autant quelqu’un sans connaître son visage ou sa voix.

Célia inclina la tête sur le côté, scrutant le visage de cet inconnu si familier. Elle se mit lentement à sourire alors qu’elle montait une main et la posa sur sa joue.

– … et c’est étrange de te savoir si semblable et pourtant différent.

Elle eut un léger rire.

– J’ai vraiment l’impression de faire face à Meldan et pourtant, je sais qu’il est derrière moi, dit-elle en tourna la tête pour justement le voir.

Elle ramena son attention sur Mìrëilin en fronçant légèrement les sourcils.

– … tu dis être heureux parce qu’il l’est, mais ce n’est pas frustrant d’être là, face à moi. Tu dois bien avoir les mêmes attentes que lui, non ?

Elle se mit à rougir en baissant les yeux.

– Désolée, c’est sûrement indiscret comme question.

Mìrëilin eut un rire léger.

– Non, c’est normal. Je suis un être de Résonance, pas de chair et de sang, bien que l’illusion soit parfaite. J’ai les mêmes envies, mais pas les mêmes besoins ? C’est un peu compliqué à expliquer. Tu vois, si tu restes avec Meldan pour l’entièreté de vos vies, mes attentes sont satisfaites, puisque j’ai ses envies, mais aussi ses satisfactions.

Il lui releva la tête d’une main douce.

– Bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre, si tu en as envie, ou es juste curieuse, sourit-il.

Célia retroussa le nez dans un air de parfaite sale gosse.

– Ça, c’est une proposition complètement indécente, Mìrëilin, dit-elle en retirant sa main.

Elle se tourna à nouveau vers Meldan, cherchant ce qui dans la situation la mettait mal à l’aise. Mais lui, semblait très amusé en tout cas. Célia plissa des yeux à défaut de lui tirer la langue mais en revint quand même à l’Écho et s’approcha un peu plus.

– … J’avoue que je suis curieuse. Après tout, je ne risque rien à me laisser tenter par un baiser ?

Mìrëilin eut un sourire.

– Non. Ce n’est qu’un baiser, dit-il en caressant sa joue et s’approchant, glissant son pouce sur les lèvres de Célia avant de le remplacer par les siennes.

C’était tendre, doux et amoureux, comme embrasser Meldan avec une micro-pointe de différence, comme un brin d’électricité statique, car c’était de la Résonance qui formait Mìrëilin et pas de la chair. Mais la différence n’était pas suffisante pour que le cœur de Célia n’en vienne à s’emballer et ses sens s’enflammer doucement. Il la connaissait aussi bien que Meldan, et en fermant les yeux, elle en oublia la différence. Elle prit goût au baiser et n’eut aucune envie d’y mettre fin. Bien au contraire, alors qu’elle était tout contre lui et qu’elle sentit ses mains glisser sur les épaules de Mìrëilin.

Puis elle se força d’un mouvement brusque à reculer d’un pas un peu chancelant. Elle était plus que troublée de réaliser que l’Écho réveillait en elle la même chose que son Principal. Et que le désir naissant la mettait face à l’évidence qu’elle n’aurait aucun mal à se laisser emporter par ses élans avec lui. Restait que son futur mari, il était derrière elle, pas devant ! Il était même juste derrière elle, s’étant approché pendant le baiser et elle recula droit dans un torse musclé et deux bras familiers qui l’enlacèrent. Meldan embrassa son cou.

– Ça va ?, demanda-t-il, et sa voix était grave.

Il n’y avait pas qu’à elle que ça avait plu apparemment, mais, à part l’enlacer, Meldan ne faisait rien et Mìrëilin n’avançait pas, la laissant garder une tête relativement claire.

Pour l’instant.

Célia avait pourtant le souffle court. Elle se sentait terriblement déstabilisée par la situation et en même temps, comment ne pas avoir envie de tester encore, d’aller plus loin et de se laisser tenter ? Deux hommes qui n’étaient qu’un, une âme pour deux corps. Ce n’était pas comme Nathan, qui Hasperen, avait laissé sa deuxième âme s’incarner en Sinaï. Meldan était Kel’antan…

– Je ne sais pas, répondit-elle avec un large temps de retard.

Elle regardait toujours Mìrëilin alors qu’elle sentait Meldan contre elle. C’était vraiment aussi indécent qu’elle l’aurait cru mais c’était aussi bientôt plus tentant qu’elle ne le craignait. Elle avait les lèvres encore entrouvertes et sensibles du baiser de l’Écho. Ses joues étaient carmin et elle sentait ses jambes devenir fébriles.

Elle réalisa alors que Sofia, la douce, la gentille, la sage petite Sofia ne s’encombrait pas d’autant d’état d’âmes… Célia leva alors une main vers cet Autre, l’invitant à venir plus près, et à son expression, à recommencer ce qu’il avait si bien commencé. Meldan, et Mìrëilin par conséquence, avait toujours tendance à faire attention à Célia, mais il avait aussi très bien retenu la discussion sur le fait qu’elle n’était pas en sucre et savait ce qu’elle voulait. Aussi l’Écho la rejoignit-il sans redemander si elle était sûre pour l’embrasser, Meldan l’imitant dans le cou de sa douce. Les baisers se prolongèrent, les corps se rapprochèrent et les caresses entrèrent dans la partie. Célia en avait la tête qui tournait, le corps qui s’enflammait, les sens enivrés. Leurs gestes à tous trois glissèrent peu à peu vers l’intime et l’indécent, au point que Meldan murmura à l’oreille d’une Célia licencieuse.

– En as-tu réellement envie ?
– Meldan… Je n’arrive pas à te résister en temps normal. Comment veux-tu que je vous résiste à tous les deux ? … Bien sûr que j’en ai envie.

Ils n’eurent pas à déterminer les physiques complexes nécessitant de tenir à trois dans un hamac qui était déjà instable à deux : le lit de Meldan était une cavité dans le sol de sa chambre, entièrement remplie de coussins, avec un matelas probablement quelque part au fond.  Bientôt, Célia était alanguie sur lesdits coussins, le centre d’attention complet de deux hommes qui n’étaient qu’une seule âme, vénérée par deux bouches, quatre mains, incertaine d’où finissait Meldan et où commençait Mìrëilin, bien que ça n’ait eu que peu d’importance. Pas exactement la nuit de repos suggérée avant son mariage, mais tellement plus sympathique…

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8 Comments

  1. Melckia

    Houuuuuuuuuuu!!! C’est chaud!!
    L’image aurait mérité…. un peu plus de chaleur également…. :p

    • Vyrhelle

      T’inquiète, même si elle est soft, celle de la semaine prochaine devrait compenser ça *3*

      • Melckia

        OOooooohhhh!!!!! *0*

  2. Urielgl7

    Muy caliente !!!
    Quel petit cachottier ce Meldan !
    Décidément je l’adore.

    • Vyrhelle

      Célia n’est pas du genre à craquer pour un homme ennuyeux 😛

  3. TiphLaMerveille

    Me voici de retour après un mois de juin assez chaotique !
    Le début du chapitre est un peu Disney quand ils dansent dans la salle de bal déserte… mais la fin est carrément coquine ! 🙂 J’aime bien les deux aspects 🙂

    • Vyrhelle

      Ah, c’est les deux aspects d’un passage de la vie de Célia très fleur bleue. Parce que quand y’en a pas trop, ça fait du bien un peu d’amûuur.

      • TiphLaMerveille

        Oh ouiii !

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