Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

21 février 987

Athina couchée pour une sieste, après une matinée entière à jouer dans la neige avec ses parents, ces derniers profitaient de ce répit, installés confortablement au salon à siroter une boisson chaude. Les derniers grains de guram avaient disparu le matin même, aussi Célia devait-elle se contenter de thé. Qui n’avait pas exactement le même goût que d’ordinaire. Le goût puissant du café le matin-même avait peut-être caché l’anomalie, mais le thé ne suffisait pas à masquer cet étrange arrière-goût. Ce n’était pas complètement inhabituel, l’eau de leur puits était, comme pour tout le monde, sujette à quelques variations de goût selon le temps et les températures. Pourtant… Célia se contenta de froncer les sourcils et de reposer sa tasse sur la table basse devant elle, en l’observant, intriguée.

– Meldan, c’est bizarre. Le thé aurait pu s’abîmer ? Le mien a un goût acre.

Meldan fronça les sourcils, posant son chocolat pour tendre la main vers la tasse de Célia.

– Fais-moi goûter ?

Il fit claquer sa langue contre son palais dès la première gorgée.

– Oui, en effet… pourtant, il est à l’abri de l’humidité…, dit-il en se levant, allant vérifier la timbale de thé.

Dehors, on n’entendait que le vent qui avait recommencé à souffler un peu plus tôt, précurseur de mauvais temps et d’épais nuages qui transformeraient le jour en nuit, confinant les gens de Froidroche chez eux. Célia avait suivi Meldan dans la cuisine et le thé semblant ne pas être en cause, elle se servit un verre de l’eau qui avait servi à le préparer. Elle était claire et pure, comme d’habitude, sans aucune odeur mais quand Célia la goûta, elle en grimaça.

– C’est l’eau. Il n’y a rien qui aurait pu tomber dans le puits ? Il était bien toujours couvert ce matin ?

Meldan réfléchit.

– Oui, j’ai vérifié, qu’Athina ne retente pas d’aller voir ce qu’il y a dedans…

Il prit un verre, goûtant l’eau.

– … Ma Résonance réagit, c’est peut-être une plante qui se développe sur les pierres…

Malgré tout, ils étaient désormais inquiets tous les deux, et leur état de garde fit qu’ils perçurent, au milieu des bruits du vent, des crissements de pas sur la neige. Célia tourna aussitôt la tête vers l’extérieur, aux aguets, comme elle devait l’être souvent. Mais avant de se jeter sur une arme, comme elle l’aurait fait n’importe où ailleurs à Gora, elle regarda Meldan.

– Edharn ?, murmura-t-elle.

Le grand hutani avait l’habitude de débarquer régulièrement, souvent sans prévenir, et comme il n’était pas venu pour l’anniversaire d’Athina, chose plutôt surprenante de sa part, c’était une possibilité. Pourtant, le léger vertige que Célia ressentit alors la laissa perplexe et moins attentive au nouveau venu. Meldan avait dit que l’eau avait fait réagir sa Résonance. Peut-être avait-elle plutôt intérêt à utiliser son accès au Grand Lai Kel’antan. Ce qu’elle fit en prenant une profonde inspiration, luttant contre une sensation de plus en plus marquée qui la rendait nauséeuse. Mais le Grand Lai Kel’ semblait échapper à sa mémoire alors qu’inquiète, elle perdait sa concentration. Pire, plus son cœur battait vite, plus la sensation de nausée s’accentuait.

– Tu devrais aller rejoindre Athina, dit Meldan en s’approchant de la porte d’entrée, commençant à lever la main vers son arc qui trônait au-dessus du linteau. Au cas où. Je vais aller voir si…

Il ne termina pas sa phrase, la porte pourtant solide vola en éclats en même temps que les fenêtres, laissant apercevoir une dizaine d’hommes bien armés.

– Écartez-vous, nous ne sommes là que pour Cordélia Avonis, ennemie du Royaume, clama l’un d’eux à l’adresse de Meldan qui était sur leur chemin.
– Hors de question, répondit le Kel’antan.

Sans essayer de discuter davantage, l’homme tira deux fois tandis qu’une bombe fumigène éclatait dans le salon. Célia s’était jetée en avant vers Meldan. Il avait sa propre Résonance pour faire bouclier, mais le fumigène le gênerait bientôt beaucoup trop pour voir et contrer le moindre projectile. Célia, elle pourrait le protéger plus efficacement avec sa Résonance Inconsciente aussi longtemps qu’elle l’aurait à porter de vue, n’ayant pas à voir les balles pour les bloquer. Mais elle devait arriver à sa hauteur avant que le fumigène ne l’aveugle. Sauf que la drogue l’affaiblissait déjà, et ses paupières menaçaient de se fermer contre sa volonté. Meldan était blessé, elle vit le sang sur sa poitrine avant qu’il ne la pousse en arrière.

– Mets-toi à l’abri !, cria-t-il. Protège Athina !

Elle dut se protéger de tirs soutenus et perdit Meldan de vue au milieu de la fumée épaisse qui envahissait la pièce, ainsi que du voile qui tombait devant ses yeux lourds. Célia entendait les tirs, les cris, les ordres, mais peinait à se concentrer. A l’étage, Athina s’était mise à pleurer. Les pleurs lui firent l’effet d’un vrai électrochoc. Célia n’entendait plus que ça, perdue dans un brouillard de plus en plus dense. Elle était incapable de se concentrer sur autre chose que les pleurs de sa fille. Elle se précipita à l’étage, sans même se retourner sur un Meldan qu’elle avait pourtant vu blessé… Elle n’arrivait plus à réfléchir et déboula dans la chambre de sa fille, chancelante pour courir jusqu’à son couffin.

– Athina, je suis là, snezhinka ! Nanny est là.

Athina se réfugia dans ses bras, pleurant de plus belle. Il y eut alors un début d’émission de Résonance importante, qui fut interrompue violemment par des tirs en rafale. Au moins trois armes élysianes tirant balle sur balle alors qu’il n’y avait plus qu’une cible pour les goranii. Célia en sentit son cœur s’arrêter de battre alors qu’elle comprenait que trop bien ce qui se passait malgré son esprit drogué. Elle en perdit le souffle, en tomba au sol, serrant Athina contre elle alors que le silence s’imposait dans la maison… Elle hurla pour le couvrir mais fut incapable de descendre retourner dans la mêlée. Pas avec sa fille dans les bras. Elle était incapable de la lâcher et de l’abandonner pour retourner auprès de son père. Célia se leva alors et tenta à nouveau de se rappeler le Chant du Grand Lai Kel’. Elle devait quitter la maison, mettre sa fille à l’abri… Elle refusait l’idée de perdre son enfant. C’était devenue sa seule obsession. Elle la serra contre elle et embrassa son front. Un dernier sourire pour tenter de rassurer la petite fille apeurée et Célia sauta par la fenêtre, protégeant Athina par sa Résonance. L’atterrissage dans la neige fut maladroit, le monde vacillant. Sauf qu’elle était attendue et un groupe complet de goranii levèrent leur fusil archaïque vers elle. Célia vit les canons, la neige, le sol qui tanguait. Elle avait le Grand Lai Hasperen, pour se protéger elle, et Athina, mais la drogue était puissante et il suffisait qu’elle ferme les yeux au mauvais moment…

– Lâchez l’enfant, ordonna un des goranii. Ou nous tirons sans faire de différence.

Piégées

Célia hésita. Elle regarda le gorani au milieu du brouillard de sa vue trouble. Le seul mouvement qu’elle put faire, ce fut de baisser les yeux sur le visage perdu et presque paniqué de sa fille qui s’agrippait à sa chemise de toute la force de ses petits poings serrés. Célia s’en mit à pleurer.

– At… attendez… Je ne suis pas armée…

Elle serra sa fille tout contre elle.

– Ne lui faites pas de mal… Je vous en supplie.

Mais elle n’arrivait pas à la lâcher ni même à l’éloigner d’elle.

– Snezhinka.

Elle la serra que plus fort, regardant vers le ciel, réalisant qu’elle était prise au piège. Elle essaya encore et encore de lutter contre la drogue. C’était sa dernière chance. Les goranii ne se laissèrent pas attendrir et épaulèrent. Célia avait deux choix et quelques secondes à peine pour le faire : s’entêter à essayer de se souvenir du Grand Lai fuyant ou éloigner Athina. Elle regarda tous ces canons pointés sur elles, puis sa fille en se forçant à sourire. Elle parvint à lentement s’agenouiller dans la neige et embrassa le front d’Athina.

– Ma chérie, tu n’as pas à avoir peur, dit-elle en kel’antan. Nanny sera toujours là.

Elle leva une main vers ses agresseurs goranii, signe qu’elle se rendait. Plutôt mourir en offrant une chance à sa fille que risquer qu’elle ne soit blessée. Ou pire. Célia ne pouvait prendre ce risque. Elle se remit à parler kel’antan, la seule langue que maîtrisait sa fille.

– Allez, snezhinka, tu vas aller jouer dans la neige, d’accord ?

Athina regarda sa mère avec de grands yeux plein d’incompréhension en secouant la tête. Elle tira sur la tunique de Célia.

– On s’en va ? J’veux pas jouer.

Aucun des goranii n’avaient baissé son arme, excepté un seul qui avait passé son fusil sur son épaule et tendait la main vers Célia et Athina. Elle n’avait aucune raison de faire confiance au gorani pour assurer la protection de sa fille, mais c’était le seul choix qu’elle avait. Célia regarda cette main, les yeux flous de larmes. Luttant contre tous ses instincts et envies qui voulaient qu’elle garde Athina tout contre elle, elle poussa sa fille vers le soldat.

– Tu vas aller avec le monsieur, mon trésor. Nanny t’aime, ma chérie. Plus que tout.

Elle lui offrit un nouveau sourire qui se voulait doux et encourageant. Il aurait pu l’être si Célia n’avait pas été en train de pleurer.

– Ne lui faites pas de mal, dit-elle en impérial sans quitter Athina des yeux. Je ferai tout ce que vous voulez, mais je vous en supplie, ce n’est qu’une petite fille qui n’a rien à voir avec tout ça. Vous avez déjà … tué son père. S’il vous plaît…

Le gorani recula avec Athina, après avoir hoché la tête, empêchant la petite fille qui criait déjà, de bouger, alors même qu’elle se débattait et pleurait, mordant la main de l’homme à pleines dents, sans autre effet réel que de le faire grimacer.

– Nannyyy !!

La vue de Célia fut barrée par deux canons de fusils.

– Dans la maison, ordonna l’un des soldats.

Au moins, Athina ne verrait pas. Célia se leva, tant bien que mal, essayant de regarder vers Athina et lui sourire à nouveau.

– Ça va aller, ma chérie. Maman veillera sur toi. Toujours. Je te le promets !

Les goranii la forcèrent à reculer. Célia ne pouvait que leur obéir alors que la vie d’Athina était entre leurs mains. Une dernière image de sa fille entre deux épaules de soldats… Célia ne ferait plus rien qui risquerait de la condamner alors qu’elle n’avait déjà que peu d’espoir qu’ils l’épargnent vraiment. Elle avait fait volte-face et vit alors la maison d’où s’échappait encore des fumerolles de fumigène. Elle réalisa qu’ils la menaient vers Meldan… Il y eut un blanc dans son esprit alors qu’elle devenait livide. Puis un léger rire amer.

– … il a gagné. Il a fini par gagner. Pardon moy mladshiy brat… Pardon, souffla-t-elle au vent, tout en marchant d’un pas mal assuré.

Elle avait à peine fait un pas dans la maison que le choc des balles dans son dos la projeta au sol. La Résonance Inconsciente la protégeait encore, lui évitant une mort rapide, mais pas la douleur d’une balle dans l’épaule, puis d’une autre dans le flanc. Son corps fatigué vacilla, alors qu’elle regardait une dernière fois l’intérieur de la maison qu’elle avait construite avec Meldan, pour Meldan et leur famille. Il y avait des impacts de balles un peu partout, des meubles renversés, mais le bois hutani et la pierre semblaient peu touchés par la tragédie qui avait lieu. Devant la porte, rempart qui n’avait pas réussi à protéger les siens, gisait Meldan. Une once de vie habitait encore ses yeux et Célia vit le désespoir pur qui submergea l’hutani lorsqu’il la regarda tomber à son tour. Puis il ferma les yeux pour toujours. Elle, elle souriait derrière ses larmes. Ils ne seraient pas séparés longtemps. Ils retrouveraient leurs souvenirs presque en même temps de l’Autre Côté… Elle le regarda ses paupières cacher ses magnifiques yeux si clairs et elle tomba au sol, sans force. Elle ne lui dit pas adieu. Ce n’était qu’un au-revoir un peu plus difficile que les autres…

Mais alors qu’elle baissait la tête face à la fatalité, elle eut un sanglot étranglé pour tous ceux qu’elle laissait derrière. Nathan, Erik, Sofia, Sinaï… Elle devait les avertir qu’ils ne viennent jamais ici et en même temps, elle devait prévenir quelqu’un pour récupérer Athina…

Elle n’avait jamais réussi à maîtriser le Lai de télépathie… Elle réalisa qu’elle n’avait qu’un seul Lai qu’elle pouvait utiliser. A l’adresse d’une seule personne capable de comprendre que ce ne serait pas un rêve. Les goranii se remirent à tirer en rafale. Elle chanta son Lai de rêve, sachant qu’elle n’avait presque plus les idées assez claires pour entrer en transe et surtout que la Résonance cesserait d’agir dès qu’elle perdrait réellement connaissance. La drogue ne lui en laissa pas le temps. Elle s’effondra contre Meldan, réunis pour la fin, et sa prise sur la Résonance lui échappa complètement. Elle ne sentit même pas les impacts des balles suivantes, juste une grande torpeur. Avant que tout ne s’efface.

Bien loin de la neige, des flammes et de l’horreur, Lathiana regardait par la fenêtre le paysage de la canopée baignée par la lumière d’un radieux soleil d’après-midi. Elle était lasse du conseil auquel elle assistait. Pourtant, avoir du soleil en pleine saison des pluies était toujours agréable, et ce n’était pas dans les habitudes de la souveraine de se montrer distraite. Elle était une Dame trop impliquée et dévouée à sa tâche pour l’être. Mais ce jour-là, elle sentait que son entrain n’était pas au rendez-vous. Quelque chose troublait sa quiétude sans qu’elle ne parvienne à l’identifier. Elle était encore plongée dans ses pensées, quand l’atmosphère de la salle du conseil changea. Elle en ramena son attention sur la table et surtout sur le sujet du trouble : Mìrëilin s’était levé d’un bond, les bras le long du corps, les yeux hantés.

– Célia !

Il se tint ensuite la poitrine, devenant livide. Il leva un regard de panique pur vers Lathiana.

– Il … est blessé, annonça-t-il d’une voix blanche.

Lathiana se leva avec tellement de précipitation qu’elle en fit tomber son lourd fauteuil et elle courut jusqu’à l’Écho de son frère. Elle lui saisit une épaule, le tourna vers elle, saisit la deuxième.

– Mìrëilin ! Comment va Meldan ?!

Le double harmonique chancela, tenant toujours sa poitrine. Entre ses doigts s’échappaient un fluide luminescent, son essence vitale maintenue cohérente par la Résonance et qui s’écoulait à présent comme du sang.

– Il… Il…

L’Écho avait le regard perdu, se concentrant sur ce qu’il ressentait. L’une de ses jambes le trahit, il glissa au sol alors que Lathiana le serrait contre elle sous les regards médusés des conseillers.

– Il… se meurt, avoua l’Écho, qui réalisait que sa propre vie lui échappait.
– Nooon, hurla Lathiana, impuissante et serrant Mìrëilin avec force.

L’Écho leva un regard vide vers la  reine, perdant déjà la notion du réel. Il se sentait partir, sentait le soulagement de Meldan d’avoir accompli quelque chose de crucial. Puis le corps de Mìrëilin se vit lourd, sans force. Mais toujours vivant.

– Lathiana…, dit-il avec tellement de regret qu’il en eut les larmes aux yeux. Il se sait perdu.

L’Écho redressa avec peine sa tête.

– Je vais disparaître.

Lathiana en était muette de stupeur et elle se mit à caresser le visage de son frère avec autant de désespoir que d’impuissance. Elle posa son front contre celui de l’Écho, le visage déformé par la peine.

– Mìrëilin, je suis là. Je reste avec toi jusqu’à la fin.

Elle prit sa main dans la sienne et la serra aussi fort qu’elle put. Elle l’embrassa. Elle leva les yeux au plafond pour lutter contre le désespoir. Puis elle se recroquevilla sur lui durant de longues minutes. Mais Mìrëilin eut un mouvement de panique pure, se redressant comme un fou, se retrouva debout à saisir le vide de ses deux mains.

– Noooon !

Puis il vacilla. Il regarda vers Lathiana, derrière lui et tomba. Il n’avait pas atteint le sol que la Résonance abandonnait son corps. Il s’effila en des centaines de filaments dorés, chauds, tragiquement magnifiques. Il s’évapora dans une poussière de lumière. Lathiana en hurla pendant des heures, retenue par ses conseillers pour qu’elle ne se jette pas du haut de l’Arbre de Jhāada. Parce qu’elle venait de voir son frère mourir sous ses yeux sans pouvoir rien y faire.

Ce ne fut qu’au soir, à peine calmée, hantée et prisonnière des bras de Lunomëràn qu’elle arriva à parler.

– Que les Célestes veillent sur toi, mon Meldan. Ils sont partis ramener ton âme vers les tiens, petit frère. Alors, nous nous reverrons sur l’Autre Versant des racines de notre Arbre mais… Meldan, mon tendre Meldan, pourquoi fallait-il que tu partes encore si loin de moi ?

<- Chapitre précédent            Chapitre suivant ->       Partie III->>


A l’origine, Tango était un préquel qui devait se terminer ici.

Car l’histoire originale commençait trente ans plus tard avec une Athina adulte, pisteuse à Froidroche, une nomade redoutable avec un arc en main. Elle avait dû être élevée tant bien que mal par un Edharn pas toujours présent. Devenir une femme solitaire, asociale et craintive, ignorant tout de ses parents, de son passé. Nourrissant une haine sans nom pour les Dissonants… Ignorant que sa propre mère en était une… Ignorant qu’elle est princesse.
Trente ans, sans rien connaître des intrigues familiales, ni de son oncle, ni de son mystérieux ennemi qui avait fini par tuer sa tante Sofia et ses cousins Erik et Tristan…
Quant à Sean, trente ans plus tard, il est toujours vivant. Toujours Duc et bras droit de Ian. Mais si Ian est marié, Sean, lui, est toujours célibataire. Il a bien eu une courte aventure houleuse avec une belle étrangère, mais cette femme s’avérera être une espionne de l’Impératrice, planifiant le meurtre de Ian… rien pour encourager Sean à avoir à nouveau des sentiments pour quelqu’un.

Bref, s’arrêter là ? Avec les vies de Célia, Sean, Nathan qui sont des gâchis sans nom? On n’a pas pu s’y résoudre.

Alors on a délaissé cette ancienne intrigue et on a envisagé une autre suite : et si Célia survivait ? Comment aurait évolué les histoires de chacun ?
Quand cette suite a commencé à prendre forme, on a ajouté, modifier, enlevé quelques détails dans tout ce qui avait été fait jusque là pour rendre cette suite cohérente et crédible. Mais surtout, on a pensé cette suite pour faire que l’histoire de Tango soit un tout. Une histoire complète qui se terminerait avec le mot fin. Aux oubliettes, les intrigues de 30 ans plus tard, à part pour quelques lignes directrices. On a donc ajouté une troisième partie à ce livre 2 et surtout on a fait le livre 3 !

Parce qu’il était grand temps que le Phénix renaisse de ses cendres…

Partie II “Errances”:
Run, Snow Patrol
… j’imagine la voix de Meldan beaucoup plus grave que ça… Mais sinon cette chanson? Ça pourrait être lui qui la chante…

8 Comments

  1. Urielgl7

    Comme dirait mon fils de 13 ans : je suis grave choquée !
    Mais c’est vrai la chanson est parfaitement trouvée, les paroles, la voix, la musique, le message d’adieu de Meldan… la journée va être triste !

    • Vyrhelle

      On en a trouvé quelques-unes comme ça, de chansons, qui collent tellement à un perso ou à Tango dans son ensemble que je ne peux plus les écouter sans penser à Célia, Sean, Meldan ou Fred. C’est systématique…

  2. Lulu-folle

    Lathiana ne va pas laisser passer ça. Nathan non plus. Ceux qui ont fait ça ne savent pas encore ce qui va leur tomber dessus.
    Mais, Meldan… J’ai envie de pleurer, pauvre garçon, il ne méritait pas ça.
    J’ai, pour une part, envie de hurler au spoil, mais je préfère savoir que Célia va survivre que de passer la semaine à pleurer sur le sort des parents d’Athina.
    J’espère que Sean aura reçu une partie du message au moins, que quelqu’un viendra secourir Célia et Athina. Et massacrer ces soldats.
    Et Ian, même s’il a eu des différents avec Célia, lui aussi ça devrait le bouleverser non ?
    Mais, Meldan, pauvre Meldan, adieu prince voyageur au grand cœur T-T
    Et Célia qui a l’air si démunie avec sa petite fille dans les bras…
    Ce chapitre est un vrai crève-cœur, c’est comme après que Célia ai perdu Frédérique, comme après la mot de Fred, plus rien ne sera comme avant.

    • Vyrhelle

      C’est ça. Un nouvel épisode dans la vie de Célia duquel elle va devoir à nouveau se relever. Pour ma part, je trouve que les chapitres de la partie 3 qui arrivent sont parmi les plus touchants. Ce ne seront pas les seuls, mais ils sont vraiment particuliers à mes yeux, justement à cause du passé de Célia, de la présence d’Athina et de deux trois autres choses qui arrivent…
      Donc vivement la suite 😀

  3. Melckia

    ” le sol qui tanquait” –> tanguait

    Bon j’aurais beau relire quinze vingt fois cette histoire, je pleurerais toujours autant. Et je reste sûre que la mort de Meldan est la pire!! Parce qu’il pense mourir en les sauvant pour se rendre compte que non juste avant de partir définitivement!! C’est tellement NUL!
    (J’ai acheté mes mouchoirs cet aprème, j’ai eu chaud!! xD)

    Et oui; tu spoil grave avec ton message de fin!! C’est PAAAAAS BIIIEEEENNN!! :p

    • Vyrhelle

      Ce qui est bien avec ce passage de l’histoire, c’est qu’il prendra toute sa dimension dans le livre 3. C’est pour ça que j’ai sûrement moins de mal à le relire, sachant ce qui va arriver plus tard et surtout, pourquoi ! Ça aide ^^;

      Et oui, je spoile ! C’est moins traumatisant que savoir qu’elle va survivre, quand même ! Parce qu’on aurait pu partir sur le postulat qu’elle ne survive pas, que Sean débarque trop tard et ne puisse que récupérer Athina, la fille de la femme qu’il a perdue et d’un autre homme. Ça n’aurait pas été très fun non plus…

  4. TiphLaMerveille

    Oh là làlà quel chapitre ! Encore heureux que Celia survive et que l’histoire a été modifiée !
    Meldan… Quelle fin ! é_è Et tuer un prince étranger… Ces Goranii se croient vraiment tout permis ! è_é

    • Vyrhelle

      Toute l’irone est que les Goranii ne savent pas qu’il s’agit d’un prince Hutani. Mais le chapitre suivant l’explique bien 😉
      Il n’empêche que ce chapitre a été un des plus difficile à écrire. Quand un personnage meurt, c’est un déchirement à chaque fois T__T
      Mais le livre 3 donnera un vrai sens à tout ça, c’est promis. On ne se serait pas imposer ça sans raison XD

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© 2020 Le temps d'un tango

Theme by Anders NorenUp ↑