Fiction par Vyrhelle et A. Conroy

Eté 987

Dès lors, loin de Keranor et de Gora, Célia se cantonna à ce qu’elle avait sous les yeux et à des activités au jour le jour. L’île offrait tout ce qu’il fallait pour ne pas s’ennuyer et au bout de quelques semaines, alors que Célia était complètement rétablie physiquement, elle n’eut bientôt plus beaucoup d’occasions de se plonger dans la nostalgie. Tout ce dont la jeune veuve avait besoin pour se reconstruire. Ménage, peinture et cuisine s’alternèrent avec jardinage, baignade et surtout danse, qu’elle s’était mise en tête d’apprendre à Athina. La vie sur l’île devint chaque jour plus agréable alors que l’été se profilait avec ses journées plus longues et toujours ensoleillées. Célia se laissa même tenter par une journée de pêche à bord du voilier de Genzo, puis la dégustation de fruits de mer et de quelques poissons. Ce fut une tentative au résultat très mitigée mais elle admit que certains coquillages n’étaient pas mauvais. Athina ne dit rien et engloutit son plateau sans vergogne.

Durant cette convalescence, Célia prit quand même le temps d’écrire à son frère, via Genzo en guise d’expéditeur, pour lui faire savoir que tout allait bien de son côté, histoire de le rassurer. Les réponses de Nathan furent réconfortantes de savoir que toute la famille était retournée au domaine Avonis, que la sécurité y avait été renforcée et que tous passaient un été paisible. Quelques semaines encore et Célia, qui se sentait plus sereine, écrivit une lettre unique pour Sean : des remerciements sincères pour ce qu’il avait fait, les grandes lignes de ce qu’elle avait fait sur l’île et une invitation à en profiter à l’occasion, quand l’île ne serait plus occupée. Oui, elle avait encore du mal à réaliser que l’île était bel et bien à elle et qu’elle n’allait pas avoir à la rendre au Démon à la fin de sa convalescence… Sean répondit, se montrant content de savoir qu’elle allait mieux mais il semblait distant dans sa lettre, comme un ami à qui on n’avait plus l’habitude de parler. Il mentionna aussi qu’il était toujours très occupé, que Ian avait toujours des idées bien à lui, et que même s’il le voulait, il ne pourrait probablement pas prendre le temps de venir à Elysia. Déçue sans vouloir l’admettre, et avec la même mesure que lui – ou presque, parce qu’on parlait de Célia – elle ne répondit pas par une lettre mais par des photos avec quelques annotations au dos. Du genre que, puisqu’il ne pourrait pas venir, il pourrait quand même voir le résultat par des photos de la maison remise à neuf, de la plage avec parfois la vue du voilier de Genzo à l’embarcadère. Et une photo de Célia et Athina, souriantes, le saluant de la main, avec un merci noté au dos. Sean ne répondit pas mais, ainsi qu’il l’avait dit, il avait toujours fort à faire à Phoenix…

Célia dut faire face à la première grosse colère d’Athina juste après : la petite fille s’était réveillée terrifiée d’un cauchemar, avait tenté de tresser ses cheveux comme le faisaient toujours Meldan et Mìrëilin. Mais elle n’était arrivée à rien, s’était mise à pleurer en réalisant qu’elle ne se souvenait pas du visage de son père, avait donné un coup de pied dans le bois de son lit, s’était fait mal, s’était remise à pleurer et avait chassé Genzo et sa mère lorsqu’ils voulurent la consoler.

– NON ! JE VEUX ADA !

Célia resta assez démunie à regarder sa fille faire une crise comme elle ne lui en avait jamais vu faire jusque là. Pourtant, plutôt que d’essayer de la stopper et tenter de la raisonner, elle la laissa faire sa crise, pleurer tout son content, détruire ce qu’elle voulait tandis que Célia se rendait à la cuisine. Elle prépara un chocolat comme Athina aimait le boire – avec quelques épices et une pointe de sirop de fraise -, se prépara un café et alla s’asseoir au salon avec les deux boissons en main. Elle attendit en silence qu’Athina la rejoigne. Il y eut des bruits de verre cassé, de tissu qu’on déchire et Athina avait de la bourre dans les cheveux quand elle réapparut, le nez un peu bas. Mais plus calme, elle se glissa contre Célia.

– Il reviendra pas du tout ?, demanda-t-elle d’un maigre filet de voix, son visage enfoncé contre le flanc de sa mère.

Célia soupira en passant un bras autour de sa petite louve pour la serrer contre elle avec beaucoup de douceur.

– Non, ma chérie. Il ne reviendra pas. Je ne savais pas comment te le dire parce que je savais que ça te rendrait très triste. Tu as vu que parfois j’étais très triste depuis que l’on est sur l’île. C’est parce qu’Ada me manque autant qu’à toi, ma chérie.

Athina renifla.

– Pourquoi ? Il ne nous aime plus ?
– Au contraire, ma chérie. C’est pour nous protéger, parce qu’il nous aime plus que tout au monde qu’il est parti.

Elle leva le visage de sa fille pour caresser ensuite sa joue et lui adresser un sourire aussi doux que possible.

– Où qu’il soit, il t’aime, Athina. N’en doute jamais.

Athina n’était pas convaincue. C’était bien, mais elle l’aurait préféré avec elle !

– Et Adar non plus, il ne peut pas venir ? C’est pas juste !

Célia ne se démonta pas et au contraire, aborda le moment avec beaucoup de sérieux. Elle prit un instant pour enlever un morceau de bourre de la chevelure noire.

– Non, Athina, ce n’est pas juste. Ni pour toi, ni pour moi, ni pour Ada, ni pour Adar. Mais parfois, on n’a pas le choix. C’est une leçon difficile qu’on met longtemps à accepter, mais il se passe des choses injustes dans ce monde et pour certaines, on ne peut rien y faire.

Elle soupira puis pointa la poitrine d’Athina du doigt.

– Par contre, je peux te jurer une chose. Ada sera toujours là.

Athina baissa les yeux, observant ce doigt et ce t-shirt qui n’étaient pas Ada, quoi qu’en dise sa mère.

– Quand je serai grande, je ferai que le monde y soit juste, dit-elle avec un air dur et déterminé en relevant les yeux vers sa mère, parfait mélange du regard de Meldan et de l’entêtement de Célia.

Célia en eut un sourire plus marqué et plus attendri.

– … et je suis sûre que tu y arriveras, ma chérie. C’est une merveilleuse idée. Mais en attendant que tu sois grande, tu veux un chocolat pour aller un peu mieux ?

Le ”oui” de sa réponse et le petit sourire qui vint avec étaient déjà bien plus enfantins et apaisés.

Après cela, Athina ne mentionna plus son père, mais Célia la vit tenter encore et encore de faire des tresses dans ses cheveux, d’aller parler aux oiseaux sur les arbres et le mur blanc de la véranda resta marqué de sa tentative de peinture. Comment la dissuader ? Célia la laissa faire, pire, elle lui donna même de belles peintures toutes neuves pour ”finir” son œuvre. Mais elle essaya aussi de l’intéresser à d’autres choses. La chasse comme la danse eurent leur petit succès. Plus encore que les châteaux de sable et la pêche.

12 septembre 987

Avant que Célia ne fasse attention – comment le deviner, quand les températures de l’île étaient tropicales et qu’il faisait soleil vingt-sept jours sur trente -, l’automne était là. Plus de six mois, déjà, qu’elle était sur l’île, à se reconstruire peu à peu et elle se tenait à présent sur ses deux jambes, la tête haute. Elle avait pourtant l’impression qu’il lui manquait encore quelque chose pour ouvrir à nouveau ses ailes et reprendre son vol. La mort de Meldan avait laissé une marque profonde, mais elle réalisait, depuis quelques temps déjà, que ce n’était plus la seule raison à son état. Il faut dire que l’isolement de l’île aidait à l’introspection. Dès qu’Athina dormait, Célia s’asseyait de plus en plus régulièrement sur le bout du ponton de bois pour fixer l’horizon et elle réfléchissait. Au passé, au présent, à son avenir. Quand l’évidence la frappa. Elle se reconstruisait, oui, mais finalement pour devenir qui ? Qui voulait-elle vraiment devenir ? Elle n’en savait tout simplement rien.

Elle se leva en réalisant que son propre nom était incertain. Officiellement, elle se nommait Cordélia Amaris, mais elle n’était plus ces deux âmes distinctes depuis longtemps. Elle était Célia. Ensuite son nom de Dynastie. Quel était-il ? Avonis ? Non, elle avait dû l’abandonner en se mariant. Nàdar ? Non plus, elle était veuve… Au moins, elle était Hasperen. Ou peut-être pas, quand elle pouvait presque prendre l’apparence d’une lionne à part entière à présent ! Quatre ans à vivre auprès d’un hutani, dont trois ans de mariage à vivre quasi quotidiennement avec la culture de son époux, à parler sa langue plus naturellement que sa propre langue maternelle. Et même sans cela, avait-elle réellement été Hasperen un jour ? Durant son adolescence, on la prenait toujours pour une Kristaris de Métal. Elle l’avait avoué elle-même, elle se voyait comme une Sans-Couleurs. Au moins, elle était keranorienne !

Célia fronça les sourcils.

Non, elle n’était même plus keranorienne… Depuis plusieurs années, elle avait voyagé de pays en pays, voyageuse sans patrie ni Caste, incapable de trouver un lieu qui lui correspondait assez pour le considérer comme chez elle. La maison de Froidroche l’avait été à peine quelques mois avant qu’elle ne se remette en mouvement. Trapeglace était la demeure de son frère, l’Arbre de Jhāada un dangereux compromis pour avoir un semblant de lien familial, Phoenix, un souvenir douloureux et toutes les autres destinations, des étapes sur un périple sans fin… Non, rien, aucun pays auquel se rattacher.

Sa vie et son identité étaient des non-sens. Alors comment reconstruire entièrement ce qui restait nébuleux et indéfinissable ? Elle devait d’abord retrouver son identité. Et pour cela, elle savait ce qu’elle devait faire.

Le lendemain soir, alors que Genzo était passé pour apporter quelques produits frais du continent, elle lui demanda de rester quelques heures de plus pour veiller sur Athina. Quand elle lui en expliqua la raison, il accepta avec sérieux. Athina fut plus difficile à convaincre mais après mille promesses que sa mère ne quitterait pas l’île, la petite fille accepta d’être séparée d’elle durant quelques heures. Alors Célia partit d’un pas lent vers la plage, s’effaçant dans le noir d’une nuit au ciel nuageux, un grand sac dans une main et une lampe-tempête dans l’autre.

L’île possédait plusieurs plages. La maison avait été construite derrière la plus paisible, mais il y en avait deux autres, plus rocailleuses, ainsi qu’une petite crique rocheuse et escarpée, trop petite et trop malmenée par les courants pour être abordable en bateau, ou simplement assez sûre pour se baigner. C’est cette dernière que Célia avait choisie de rallier en empruntant un petit sentier côtier presque effacé. Il avait dû servir durant la construction de la maison et elle l’avait découvert lors d’une partie de chasse, un mois plus tôt. Il débouchait juste au-dessus de la crique aux eaux noires. Là, Célia se mit à rassembler autant de bois sec qu’elle pu en trouver puis à attendre marée basse. Quand les eaux dévoilèrent enfin une toute petite plage, Célia y jetant le bois rassemblé, escalada les rochers pour rejoindre le sable, puis prit un temps assez conséquent pour parvenir à y faire un feu énorme. Les flammes finirent par monter si haut dans le ciel que Célia devait lever les yeux pour contempler les plus hautes flammèches. Elle devait aussi les surveiller quand le vent du large avait tendance à les faire se rabattre dans tous les sens. Mais elle continua à alimenter le feu jusqu’au moment où elle se considéra comme prête. Non, elle ne se jeta pas dans le brasier comme l’oiseau de légende que le premier Kerann avait choisi comme emblème. Elle voulait retrouver son identité, elle n’avait pas perdu la raison. En revanche, elle se mit à se déshabiller et jeta ses vêtements un à un dans les flammes. Puis elle ouvrit son sac et chaque vêtement qu’elle en sortit, elle le jeta aussi dans les flammes. Puis ce fut le tour de quelques objets de bois et de bijoux de cuir.

Le dernier rituel

Bientôt nue face au brasier, Célia porta ses mains à la dernière chose qu’elle portait encore à son cou : son veryanwë mîr. Elle ferma les yeux en caressant les noeuds de cuir et chaque petite pièce travaillée qui le constituaient, les sentant une dernière fois sous ses doigts, puis d’un geste aussi rageur que douloureux, elle l’arracha et le jeta dans les flammes dans un même mouvement. Elle pleurait tout en regardant le bijou se consumer trop vite. Elle pleurait encore, quand assise sur le sac, elle laissa le feu s’éteindre de lui-même. Elle laissa tomber encore une larme quand elle regarda les vagues montantes emporter les premières cendres. Mais elle ne pleurait plus quand elle sortit un dernier vêtement du sac et qu’elle s’en habilla lentement. Une robe longue, très simple, d’un noir profond mais surtout Hasperen. Elle ne pleurait plus quand elle remonta jusqu’au sentier et regarda la mer reprendre ses droits sur la petite crique et effacer toute trace du brasier.

Elle venait d’accomplir le dernier rituel hutani qu’elle n’accomplirait jamais. Le rituel de deuil. Deuil de son époux mais aussi et surtout d’une culture qui n’était pas la sienne. D’une vie où elle s’était égarée. Car si elle avait brûlé toutes ses affaires liées à ses années de mariage et surtout son veryanwë mîr, comme le voulait la tradition, elle ne s’était pas recouvert le corps des cendres, elle n’avait pas revêtu le collier de corde des veuves, car elle ne suivrait plus les croyances hutanii.

Elle porterait le noir du deuil à l’Hasperen.
Elle porterait à nouveau le seul nom qui avait du sens pour elle.
Elle porterait les Couleurs du Phénix dans son coeur.
Car elle s’appelait Célia Avonis de Keranor et elle se souvenait enfin qui elle voulait être.

 

Fin du livre 2.

<- Chapitre précédent           Livre III – Le Phénix et le Dragon ->>

Nous y voilà.
Le phénix est en train de renaître.
On va donc laisser le temps et la paix de l’île faire leur oeuvre sur les âmes de Célia. On va laisser Athina réapprendre à vivre avec sa mère qui était trop souvent en mission. On va laisser les couleurs revenir dans leur vie…
Car, quand le phénix aura repris son vol, il va devoir trouver qui est le vieil ennemi secret qui lui pourrit l’existence depuis des années… Il va devoir retrouver sa place dans son propre pays… et pour ça, il va devoir faire face à un certain dragon…
Mais ça, ce sera pour le livre 3 et je préfère avertir de suite, il faudra attendre un peu pour ça. En mettant la priorité sur les Chroniques d’Arcea ces derniers mois pour finir le troisième tome de la série, j’ai dû mettre Tango de côté et j’ai pris du retard sur le travail d’écriture. Du coup, le livre 3 n’est pas encore prêt pour la publication. Plus précisément, il n’y a que la première partie qui est prête. La deuxième, d’un commun accord avec ma co-autrice, va avoir une refonte de plusieurs chapitres et la troisième partie est encore en chantier… Du coup, comme pour le livre 2, je vais faire un assez gros break avant de reprendre les publications hebdomadaires. Car je veux que toutes les parties soient entièrement écrites, même si ce sera uniquement dans un premier jet pour certains chapitres, avant d’envisager de reprendre la publication.
En tout cas, je suis heureuse de constater que les lecteurs réguliers sont de plus en plus nombreux et que chaque semaine, vous êtes plus d’une centaine à être fidèles au poste. C’est motivant, c’est rassurant, c’est même un vrai moteur ! Merci donc à vous tous, même ceux qui ne se manifestent pas, de venir chaque semaine. Je vous promets que je vous ferai attendre le moins possible la suite du tango…
Sur ce, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et je vous donne rendez-vous courant 2020 pour la suite, en vous laissant avec la traditionnelle musique de fin de partie. Et autant vous prévenir, j’adore ce morceau !

Partie III “Gris cendres”
White flag, Daughtry

6 Comments

  1. Melckia

    Belle et sobre conclusion pour ce livre.
    Mais… COMMENT CA VA FALLOIR ATTENDRE????
    Pas d’accord, mais alors pas d’accord du tout! xD

    • Vyrhelle

      Ah, pas le choix, le livre 3 est tout simplement pas fini XD On doit bosser dessus avec A. mais faire concorder les emplois du temps a été compliqué ces derniers mois -_-
      Heureusement, ça se relâche enfin de mon côté, comme du sien et on a déjà commencé à retravailler dessus la semaine dernière. On veut pouvoir s’y remettre complètement aussi vite que possible. On est généralement rapides à poser le premier jet. Ce sont les étapes suivantes qui sont plus laborieuses mais quand j’en serai là, je pourrai déjà envisager de reprendre la publication hebdo.

  2. Lulu-folle

    Bonne année !
    Une belle et triste conclusion, un renouveau pour Célia. Elle n’oublie pas Meldan, elle le laisse simplement partir. C’est triste mais nécessaire, j’espère qu’Athina, en grandissant, pourra faire de même.
    Mais les rituels Hutani de tout détruire par le feu… C’est assez intense, plus rien ne subsiste, sauf les souvenirs… Pas le moins douloureux il est vrai.
    J’attend avec impatience la suite, et surtout la justice que méritent Célia, Nathan et Meldan.

    • Vyrhelle

      … et je viens seulement de voir ton commentaire… donc, ma réponse a genre… 6 mois de retard ? XD Désolée, j’essaie d’être attentive aux messages qu’on me laisse, mais là, je suis complètement passée à côté…

      On a voulu les rituels hutanii assez intenses. J’aime particulièrement celui-ci, parce qu’il traduit bien la différence de mentalité de ce peuple. Pour eux, la mort n’est qu’un passage, un autre voyage qui commence et pour lequel il faut laisser le défunt partir. Son corps retourne à l’Arbre, son âme part rejoindre ses ancêtres et les possessions sont éphémères. Très loin de la mentalité des Kéranoriens et encore pire des Dissonants !
      Je trouve pourtant que le rituel est moins violent qu’il n’y parait, parce qu’il se fait que lorsque le conjoint a accepté cette mort et qu’il est prêt à prendre un nouveau chemin. Il a fallu presque un an à Célia pour exécuter ce rituel. Pour d’autres femmes ça aurait été plus court et d’autres bien plus long. Il est justement exécuter quand la personne en deuil se sent prête, pas avant.

      … et promis, on avance sur la suite pour la présenter dès que possible ^^;

  3. PetitePouleRousse

    J’espère que vous allez toutes les deux bien en cette période compliquée.
    Je voulais vous féliciter pour votre travail (non, non ce n’est pas du tout intéressée parce que je désespère de voir la sortie du livre 3). Forcément, l’écriture n’est pas toujours homogène, et certaines parties sont plus longues que d’autres (j’aurais adoré avoir tous le détail des missions avec Fred dans la fosse quitte à avoir moins de romance). Bravo pour l’univers, les personnages et les illustrations. Et surtout merci d’avoir crée une héroïne un peu badass mais fragile, on en a besoin en littérature fantastique (elle reste encore un tout petit peu trop stéréotypée pour moi mais on ne peut pas avoir son personnage parfait à moins de l’inventer 😉 ).
    Je vous souhaite plein de courage pour le boulot que ça vous demande!

    • Vyrhelle

      Merci, on fait au mieux, mais c’est vrai que la mise en place de ce dernier livre est assez longue et compliquée. Je crois qu’on est devenues plus exigeantes avec nous-mêmes et dans un même temps, les emplois du temps respectifs ont bien compliqué la donne. Mais ça avance toujours. J’ai bon espoir qu’on arrive à boucler la partie 2 d’ici la fin de l’été. On verra bien.

      Sinon, pour les passages qui t’ont parus moins bons, tu pourrais nous faire un petit topo plus précis ? Ça nous aiderait vraiment pour cibler les zones qui pèchent. Parce qu’une publication papier commence à pouvoir s’envisager et il va nous falloir tout retravailler pour peaufiner tout ça ( mais APRES avoir fini le livre 3 <___<; ) Donc on serait ravies d'avoir des critiques plus poussées. Quant à Célia, j'aime bien joué avec les clichés qu'elle traîne avec elle. Ce côté héroïne des années 70/80 pas toujours très réaliste mais attachante. Je me dis qu'un personnage plus complexe n'aurait pas collé avec un univers comme celui de Tango, parce que la place des clins d'oeil et références diverses y est trop grande. C'est un choix assumé, on va dire ^^ En tout cas, on a du courage a revendre et on vaincra bien les quelques chapitres qui nous reste à boucler pour le premier jet !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© 2020 Le temps d'un tango

Theme by Anders NorenUp ↑